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CercLL d'Entraide et Réseau Coopératif Autour des Logiciels Libres

Toulouse gagne un million d’euros avec le logiciel libre, rapport Morin-Desailly, Commission européenne…

Posted by CercLL sur 29 juillet 2014

Open Source : Bouquet de brèves: la métropole de Toulouse a fait passer 90% de ses postes à LibreOffice; un rapport sénatorial plaide pour plus de logiciels libres; la Commission européenne signe avec Microsoft; des cadres IBM sexistes et bavards; la Silicon Valley, utopie ou cauchemarc.

Toulouse économise un million d’euros en migrant vers le Libre

Après Munich et la gendarmerie française, voici un nouvel exemple de l’intérêt économique du logiciel libre pour le secteur public: en adoptant LibreOffice, Toulouse a économisé un million d’euros en trois ans. Plus largement, rapporte une étude de l’Open Source Observatory and Repository, la ville a une politique numérique globale qui avec les logiciels libres et open source « promeut le développement économique et l’emploi dans la région ».

Les coûts de licences étaient de l’ordre de 1,8 million d’euros tous les trois ans pour Toulouse Métropole (qui comprend 37 collectivités pour 714.000 habitants, et emploie 10.000 personnes pour ses tâches administratives). La migration a coûté environ 800.000 euros, en partie du fait de développements. Un million d’euros a ainsi été économisé pour les trois premières années (cette migration a commencé en 2012), estime Erwane Monthubert, responsable IT de Toulouse jusqu’en avril dernier (la mairie est passée du PS à l’UMP aux élections municipales).

Toulouse a par ailleurs plusieurs sites web, applications et portails intranet s’appuyant sur des logiciels libres (Liferay et Alfresco pour des outils collaboratifs et des portails de gestion de documents), tandis que Joomla est employé pour doper des petits sites web.

Depuis plusieurs années, la ville est membre de l’Adullact (Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour les Administrations et les Collectivités Territoriales), et en 2011 elle a également été la première grande ville française à adhérer à l’April, association de promotion du logiciel libre.

Bertrand Serp, qui est à présent chargé de la politique numérique de Toulouse et de Toulouse Métropole, indique que « 50% des systèmes d’exploitation à Toulouse sont basés sur Linux. Ces systèmes supportent la majorité de nos sites intranet, extranet et Internet, plus quelques applications web, tous à base d’architecture LAMP – Linux, Apache, MySQL, PHP. »

Le rapport sénatorial Morin-Desailly prône un recours accru au logiciel libre

Publié début juillet, le rapport d’information de la sénatrice Catherine Morin-Desailly (UDI), « L’Europe au secours de l’Internet », comprend une partie sur les logiciels libres, et y consacre une de ses propositions:

« Proposition n° 43: encourager le développement des logiciels libres  par leur intégration dans les marchés publics et par l’imposition de  standards ouverts, à condition de développer les compétences pour  l’utilisation de ces logiciels et standards. »

Le rapport demande aux pouvoirs publics d’aller au-delà de la circulaire Ayrault sur l’usage du logiciel libre dans les administrations, a relevé l’April, de « favoriser une migration progressive d’une partie croissante de leur parc  informatique vers les logiciels libres », et aussi « d’encourager l’usage des logiciels libres dans les enseignements informatiques ».

La sénatrice appelle aussi à « veiller à la préservation du principe européen de non-brevetabilité des logiciels » (proposition n° 42) , une promesse de campagne de François Hollande avant l’élection présidentielle.

Le Conseil national du logiciel libre (CNLL) a salué « les avancées du rapport parlementaire Morin-Desailly dans le domaine du logiciel libre et des standards ouverts ». Il note que le rapport présente le logiciel libre comme « une alternative intéressante pour l’Europe et la France […] face à la progression des systèmes fermés et des considérations marchandes dans l’univers de l’Internet ».

L’approche anti-open source des achats de l’Union européenne

Cet article de Glyn Moody est une critique acide et étoffée de la politique de la Commission européenne en matière d’open source, contrastant avec son usage croissant dans des pays comme la Chine, la Russie, l’Inde et l’Allemagne. L’échec continu de la Commission dans ce domaine entraîne « des coûts énormes pour les citoyens, sans parler de la souveraineté perdue ».

Il cite un billet de la FSFE (Free Software Foundation Europe): en avril, la Commission a signé deux contrats avec Microsoft, d’une valeur de 44 millions d’euros, portant sur la Commission elle-même et 54 autres organismes européens.

Des cadres IBM sexistes live-tweetés par une codeuse

Dans un restaurant, des managers d’IBM se lâchent dans une conversation quant à la nécessité de ne pas embaucher de jeunes femmes, « parce qu’elles vont tomber enceintes, encore et encore »… faisant écumer de colère, à une table voisine, Lindsay. Cette internaute, qui se présente comme programmeuse, mère de famille et féministe, a du coup live-tweeté les propos de ces messieurs.

Cette anecdote en rappelle une autre à propos de paroles imp(r)udentes dans un lieu public à proximité d’un twittos, quand en octobre 2013 Michael Hayden, ancien directeur de la NSA, qui parlait au téléphone dans un train, a été gratifié d’un live-tweet bien malgré lui.

Les laissés-pour-compte de la Silicon Valley

Ce reportage dans Télérama dépeint « un monstre numérique » générant une exclusion croissante, en particulier à cause de la hausse des loyers causée par les salaires élevés de la high-tech. Transports privés (les Google Bus ont suscité des protestations virulentes il y a peu), « fracture spatiale et sociale », opposition ou pas entre les start-up et les grandes firmes numériques, pouvoir et vision politique des dirigeants IT et des VC… A lire!

Source zdnet.fr

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