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Linus Torvalds ne veut pas lâcher l’affaire

Posted by CercLL sur 23 août 2014

Lors de la conférence LinuxCon, le père du kernel Linux s’est exprimé sur les perspectives de développement. La montée en puissance des architectures ARM et le succès des Raspberry Pi sont au centre, mais Linus Torwald n’entend pas abandonner le marché des PC de bureau.

Si Linux est parvenu à s’imposer de façon très large dans le monde de l’informatique, il reste un secteur qui échappe encore et toujours au noyau crée par Linus Torvalds : les ordinateurs de bureau. Pourtant, ce dernier n’en démord pas : interrogé lors de la LinuxCon sur l’avenir du projet, celui-ci a répondu « Je tiens toujours à m’imposer dans le monde des PC fixes » comme le rapportent nos confrères de ZDNet.com. Une déclaration forcément accueillie avec enthousiasme par l’audience.

Mais Linus Torvalds reste prudent : « Ce n’est pas un problème lié au noyau, c’est surtout lié à l’infrastructure. Je pense que l’on y arrivera un jour ». Évasif donc. Son interlocuteur sur l’évènement a tout de même tenté de l’interroger sur le sujet et lui a demandé d’avancer une date. Linus Torvalds a cependant préféré botter en touche.

Le desktop n’est pas le seul horizon

Les distributions Linux ont largement su s’imposer dans l’informatique professionnelle (serveurs et supercalculateurs en particulier), mais n’ont jamais vraiment réussi à percer auprès du grand public. Selon les derniers chiffres de NetMarketShare, ce marché reste encore largement dominé par Windows qui s’accapare 91% des utilisateurs. Mac OS représente de son côté 7%, tandis que les différentes distributions Linux ne rassemblent qu’1,6% des utilisateurs de PC connectés.

Mais Linus Torvalds se veut réaliste et entend bien rester pertinent face au marché de l’informatique. Il a ainsi relevé l’essor des Raspberry Pi et autres modèles de nano-ordinateurs, et évoqué la possibilité d’un cœur de noyau Linux « plus petit et plus rapide ». Il a toutefois regretté que la plupart des entreprises se contentent d’utiliser d’anciennes versions de Linux pour travailler dans le monde de l’embarqué.

Linus Torvalds s’est en revanche félicité du processus de développement pour les architectures ARM, qui sont notamment à la base des Raspberry Pi. « Lorsque je m’occupais des fusions avec ARM, j’avais une profonde envie de me tirer une balle dans la tête et d’emporter avec moi plusieurs dev ARM avec moi. C’est moins douloureux aujourd’hui et la communauté ARM s’est adaptée au fonctionnement avec plusieurs mainteneurs du noyau. Les efforts se concentrent maintenant sur un tronc commun et sur l’unification du code » a-t-il expliqué.

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Mozilla fait un pas de plus vers l’ajout de la publicité dans Firefox

Posted by CercLL sur 23 août 2014

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Après des tests pour diffuser des vignettes sponsorisées auprès des seuls nouveaux utilisateurs, Mozilla prépare une seconde phase avec « enhanced tile ». Ce programme concernerait cette fois tous les utilisateurs de Firefox.

L’annonce de Mozilla d’ajouter des vignettes sponsorisées à l’ouverture d’un nouvel onglet dans Firefox a suscité de vives critiques au démarrage. Depuis, le climat semble s’être apaisé et Mozilla poursuit ses tests dans le domaine de la publicité au sein de son navigateur.

Après la première phase de son programme « directory tile », qui se limite à des publicités pour les nouveaux utilisateurs de Firefox, la Fondation souhaite à présent passer à une seconde étape au travers d’un nouveau programme publicitaire : « enhanced tile ».

De la pub pour tous, mais encadrée

Cette fois, l’éditeur ne se limiterait plus seulement aux nouveaux utilisateurs, mais potentiellement à l’ensemble de la base d’utilisateurs de Firefox. Il s’agirait en revanche toujours de vignettes affichées lors de l’ouverture d’un nouvel onglet. Mozilla proposerait aux éditeurs de sites figurant sur cette page – donc dans l’historique des internautes – de remplacer la vignette classique s’affichant dans le navigateur par un visuel plus « engageant ».

Pour l’éditeur, ces deux programmes, « Directory tiles et « enhanced tiles », « sont une opportunité de travailler avec les annonceurs et les éditeur de contenu pour les aider à distribuer leurs contenus » explique Darren Herman de Mozilla.

Pour Mozilla, c’est aussi l’opportunité de développer d’autres sources de revenus et ainsi d’atténuer sa très forte dépendance à l’égard de Google, éditeur de Chrome, premier navigateur en Europe, mais aussi de financer ses développements dans des domaines comme celui du mobile.

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La Fondation Linux lance un programme de certification

Posted by CercLL sur 22 août 2014

La Fondation Linux vient d’annoncer son premier programme de certification pour les administrateurs système et les ingénieurs.

Après des années à fournir des tutoriels, des formations et autres sessions d’encadrement, la Fondation Linux vient d’officialiser son premier programme de certification. A l’issue d’une série de tests et d’examens, deux titres seront délivrés : ceux d’Administrateur système certifié par la Fondation Linux (LFCS) et d’Ingénieur certifié par la Fondation Linux (LFCE).

La Fondation offre 1 000 examens aux membres LinuxCon et CloudOpen et un tarif préférentiel de 50 dollars aux 500 candidats suivants. Ensuite, il en coûtera 300 dollars. La Fondation indique que les détenteurs de certification recevront un symbole graphique qu’ils pourront afficher sur leur CV, leur profil LinkedIn, et plus.

Cette initiative fait suite au lancement plus tôt cette année de cours en ligne, les Linux Course, qui totalisent plus de 250 000 étudiants. “La demande en professionnels expérimentés Linux continue à croître alors que le rapport sur les emplois Linux (Linux Job Report) indique cette année que les directeurs privilégient les candidats maîtrisant Linux et payent plus pour cette compétence » peut-on lire dans le communiqué de presse. La raison ? « Puisque Linux gère aujourd’hui l’infrastructure technologique mondiale, les sociétés de toute la planète recherchent davantage de professionnels Linux. Mais la plupart des responsables des ressources humaines déclarent que trouver des employés compétents dans ce domaine est difficile ». (Eureka Presse).

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Genève : les écoles primaires sont libres

Posted by CercLL sur 15 août 2014

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L’informatique pédagogique des écoles primaires du canton de Genève en Suisse passe en mode libre. Deux mille ordinateurs personnels sont équipés d’une distribution GNU/Linux.

L’arrêt du support de Windows XP aura profité à Linux et aux logiciels libres dans le canton.

L’opération a consisté à installer le système d’exploitation Ubuntu établissement par établissement durant toute l’année 2013. Chaque ordinateur possède trois sessions : une pour les élèves du cycle élémentaire, une pour ceux du cycle moyen et la dernière pour les enseignants.

Le DIP démontre qu’il est « possible de s’émanciper des logiciels propriétaires et à grande échelle. Cela montre également qu’il existe, sur le marché, des alternatives crédibles aux produits de Microsoft et d’Apple. »

L’annonce complète

Source Toolinux

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Le Logiciel Libre comme levier de lutte contre l’évasion fiscale

Posted by CercLL sur 14 août 2014

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Présentation

Titre : Le Logiciel Libre comme levier de lutte contre l’évasion fiscale

Intervenant : Dimitri Robert

Lieu : RMLL – Montpellier

Date : Juillet 2014

Durée : 22 min

Lien vers la vidéo

Transcription

Je m’appelle Dimitri Robert et je vais vous parler d’un sujet dont on parle beaucoup, pas forcément dans le libre, mais en général, depuis deux ans on va dire, dans les médias, on en parle de temps en temps. Je vais vous parler d’évasion fiscale et je vais faire le lien avec le Logiciel Libre. Parce qu’en fait, l’évasion fiscale, on pourrait faire le lien avec plein de choses, mais ici on est aux Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, donc je vais faire le lien avec le Logiciel Libre.

Commençons.

Déjà une petite précision. En fait je vais vous montrer un peu comment ça marche l’évasion fiscale et sans forcément trop rentrer dans les détails, parce que les détails il y en a plein qui ne sont pas forcément bien connus. En général c’est un peu synonyme d’obscurité ce domaine-là, d’ailleurs il y a des bateaux qui se perdent dans le Triangle des Bermudes, c’est un peu pareil pour l’argent. Je ne maîtrise absolument pas tous les détails, mais j’en ai compris certains mécanismes. Et donc après on va essayer de voir ce qu’on peut faire avec le Logiciel Libre, enfin ce que nous, peut-être pas forcément individuellement mais ça va être plutôt collectivement. Et surtout, ceux qui ont les moyens décisionnaires de faire certains choix, pourraient faire pour le Logiciel Libre. Et puis à la fin je finirai par une petite touche plus pessimiste. Désolé, je vais vous plomber la journée !

Donc déjà une petite différence entre la fraude et l’évasion fiscale, parce qu’on parle souvent des deux. La fraude c’est illégal. C’est quand on commet des actions illégales pour éviter de payer des impôts, par exemple. L’évasion, c’est parfaitement légal, mais ça revient au même. C’est-à-dire on cache de l’argent au fisc, sauf que quand on fait de l’évasion, on le cache légalement. Tout simplement en étudiant les lois de chaque état et en voyant là où il y a certaines lois qui sont plus avantageuses. On aperçoit des paradis fiscaux, puisque c’est comme ça qu’on pourra appeler un État qui offre certaines facilités pour certains types de transactions. En fait des paradis fiscaux il y en a beaucoup. On pourrait même dire que la France en est un pour une certaine catégorie d’investisseurs, de certains pays ; par exemple ce n’est pas pour rien que le Qatar est venu investir dans l’immobilier en France. C’est parce qu’ils ont eu des facilités. Bien sûr, ça ne s’appliquera pas à une entreprise française. En fait, l’évasion fiscale ce sont certaines lois qui ont été adaptées pour faire venir des capitaux étrangers. De même qu’en Suisse, le système est plus intéressant pour les étrangers que pour les Suisses eux-mêmes.

Donc l’évasion fiscale ça consiste à avoir des conseillers financiers qui vont éplucher les lois de chaque pays et qui vont voir par où une entreprise, multinationale de préférence, c’est-à-dire implantée dans plusieurs états, peut faire transiter son argent.

Je vais vous parler un peu de Double irlandais et de Sandwich hollandais. Donc on va faire ça au niveau de l’Europe, puisque ça se passe dans deux pays européens. Je vais prendre l’exemple de Google. Mais c’est un exemple, qui est loin d’être exhaustif puisque ça peut s’appliquer à des sociétés comme Apple, comme Microsoft, comme Facebook, comme Amazon, toutes ces multinationales du numérique qui sont implantées dans plusieurs États même si elles ont leur maison mère aux États-Unis, il y a des filiales qui sont implantées dans des endroits intéressants.

Dans le cas de Google on va regarder le marché de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique. Donc ça représente à peu près 88 % du chiffre d’affaires de Google hors Amérique. Tout ce marché-là va être facturé par une filiale qui est Google Ireland Limited qui a son siège en Irlande. Et donc c’est cette filiale-là qui facture pour le marché de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient. Elle a son siège en Irlande, ses employés en Irlande et elle ne détient absolument rien au niveau des droits de Google, de propriété intellectuelle. Tout ce qui concerne la propriété intellectuelle de Google est détenu par une autre filiale, Google Ireland Holdings, qui est implantée en Irlande, physiquement, mais dont le siège est aux Bermudes. Donc le Double Irish ou Double irlandais, ça consiste à exploiter une loi en Irlande qui dit que tout transfert de bénéfice lié à la propriété intellectuelle entre deux entreprises installées sur le sol irlandais, est très peu taxé. Donc Google Ireland Holdings encaisse les bénéfices liés à la propriété intellectuelle que lui verse Google Ireland Limited. Ça revient à peu près à 50 % du chiffre d’affaires, à quelques pour cents près. Du coup ça permet aussi à Google Ireland Limited de limiter ses bénéfices et du coup de payer moins d’impôts sur les bénéfices, qui déjà, ne sont pas très élevés en Irlande ; c’est de l’ordre de 12,5 %.

Je sors mes notes parce que j’ai quand même préparé quelques notes, sinon ça ne fait pas sérieux.

Pour comparaison, en France, l’impôt sur les bénéfices est de l’ordre de 33 %. Mais après, cet argent qui est transféré à la filiale dont le siège est aux Bermudes, l’argent n’est pas encore aux Bermudes, donc il faut aller le transférer aux Bermudes. Mais pour cela, Google ne peut pas le faire sortir d’Irlande directement vers les Bermudes. Il faut passer par un autre pays européen qui permet justement ce genre de transfert sans taxe. Ce sont les Pays-Bas. Donc on a Google Netherland Holdings, qui est juste une simple boîte aux lettres, il n’y a pas de salariés, et qui sert à faire sortir l’argent de l’Union européenne, tout simplement et l’envoyer aux Bermudes. Voilà, à la fin tout part par là-bas. Et comme aux Bermudes, la transparence n’est pas de mise, il n’y a plus aucune trace, à part dans les ordinateurs de Google, de ce que gagne réellement Google. Même si on peut en avoir une idée et qu’on s’aperçoit que Google, enfin les entreprises qui font de l’évasion fiscale payent en général, entre 0 et 5 % d’impôts. Voilà, en France une société paye 33 % et ces gens-là en payent un peu moins !

Donc là, ce schéma il est aussi utilisé par Microsoft, par exemple qui est aussi installée en Irlande. Microsoft ça ne part pas aux Bermudes mais ça part aux Îles Vierges britanniques. Apple aussi est installée aux Îles Vierges britanniques, ça doit être sympa là-bas ! Apple passe aussi par le Luxembourg parce qu’il y a une TVA qui est plus intéressante qu’en France, c’est une des TVA les plus basses d’Europe, le Luxembourg. Le taux le plus élevé est de 15 %. Après on a des taux intermédiaires. Enfin Apple se débrouille pour avoir un taux de 6 % !

Par contre, l’argent, une fois qu’il est aux Bermudes ou aux Îles Vierges britanniques par exemple, si la maison mère qui est aux États-Unis veut le récupérer, et bien ça se complique un petit peu, parce qu’effectivement ils doivent payer des impôts pour rentrer aux États-Unis.

C’est pour ça que je crois que c’était il y a deux ans, Apple avait besoin de liquidités, mais Apple a une trésorerie absolument énorme, mais à l’abri dans divers paradis fiscaux. Or il y a des paradis fiscaux à l’intérieur même des États-Unis : on a le Delaware, le Nevada, qui ont des lois bien propres à eux qui permettent justement ce genre de choses. Mais Apple avait besoin de liquidités et donc plutôt que de payer des impôts donc en rapatriant son argent aux États-Unis, elle a préféré contracter un emprunt. Donc quelque part Apple préfère donner de l’argent aux banques plutôt qu’à l’État.

Maintenant on va revenir un peu sur le Logiciel Libre puisque c’est quand même ça qui nous motive et surtout sur le sujet de la conférence : comment le Logiciel libre pourrait agir comme un levier sur l’évasion fiscale ?

Alors je vais vous décevoir tout de suite, je ne détiens pas la solution de lutte contre l’évasion fiscale. C’est une petite goutte qui pourrait être une plus grosse goutte, qui peut effectivement limiter un peu l’évasion fiscale en attendant qu’il y ait une vraie politique de lutte contre l’évasion fiscale.

Les avantages du Logiciel Libre, je pense que vous les connaissez ici, c’est que ça va favoriser l’emploi local. Donc si une collectivité ou une société utilise du Logiciel Libre, elle va pouvoir aussi utiliser les services d’entreprises locales qui vont faire du développement, de l’intégration, de la formation et tous les métiers que vous connaissez, en lien avec le Logiciel Libre. Et en plus, quand on fait appel à une société locale, et bien cette société locale paye ses impôts en France, elle paye ses 33 % d’impôts. Donc voilà l’intérêt pour les entreprises.

Alors j’ai parlé entraide locale, ça peut faire un peu bisounours, mais quelque part, je ne sais pas si toutes les entreprises y sont prêtes, mais se dire que finalement il vaut mieux faire appel à une société locale, se serrer un peu les coudes entre gens qui payons 33 % d’impôts sur les bénéfices, plutôt que d’aller filer de l’argent à des sociétés qui en gagnent largement assez et qui cachent leur magot dans des îles. Donc ça pourrait être un discours, même si, je vous l’accorde, ça fait peut-être un peu bisounours.

Par contre là pour les collectivités et l’État, je pense qu’il y a un vrai enjeu à insister là-dessus, c’est que les collectivités et l’État gèrent de l’argent public, notre argent. Donc moi ça me fait toujours mal au cœur quand je vois une collectivité qui investit dans des tablettes Apple pour les collégiens par exemple, alors qu’en France, on a des gens qui font des tablettes pour des écoles, pour les collèges, avec du Logiciel Libre. Donc l’idée c’est vraiment d’insister là-dessus, de dire aux élus, « Merde, regardez ce qui se passe en France, regardez ce qui se fait en France, il y a des solutions, et en plus vous créez de l’emploi local et cet emploi local va vous générer de l’impôt qui va revenir dans les caisses de l’État et des collectivités ».

Donc au niveau européen il y a effectivement un projet de changer les règles sur la TVA. C’est-à-dire qu’au lieu que ça soit la TVA du pays vendeur qui s’applique, ça soit la TVA du pays de l’acheteur. C’est-à-dire que le système d’Apple de facturer depuis le Luxembourg pour avoir une TVA à 6 %, ne va plus pouvoir s’appliquer progressivement à partir de 2015. C’est-à-dire que, quand Apple via la filiale iTunes qui est basée au Luxembourg, facture en France, ce sera la TVA française qui va s’appliquer. Ça doit se mettre en place à partir de 2015. J’avoue que je n’ai pas trop creusé le sujet mais je vous le mentionne quand même.

Là où ça se complique c’est que dans le même temps il y a un truc qui se négocie entre l’Europe et les États-Unis, qui s’appelle le Grand Marché Transatlantique, ou TAFTA, ou le Traité de partenariat pour le commerce et l’investissement, et l’idée, il y a eu une conférence avant-hier là-dessus, l’idée c’est de favoriser donc le commerce et les investissements, pour les multinationales, en mettant en place un tribunal d’arbitrage qui aura tout loisir d’attaquer État et collectivités qui nuiraient à leurs intérêts. Donc, je me pose la question, un Conseil général qui équipe ses collèges d’ordinateurs avec du Logiciel Libre, de tablettes avec du Logiciel Libre, quelle serait l’action possible de Microsoft, là-dedans, dans le cadre du Grand Marché Transatlantique. Effectivement Microsoft aurait tout loisir d’attaquer le Conseil général en question, pour concurrence déloyale avec du Logiciel Libre. Donc là je pense qu’il y a aussi un vrai danger pour les entreprises qui en France développent, déploient du Logiciel Libre, avec ce truc-là.

De même que d’éventuelles lois qui chercheraient à restreindre l’évasion fiscale, évidemment. Puisque ça nuit aux investissements et aux bénéfices potentiels de ces multinationales.

J’ai oublié un truc que je voulais dire, ça va peut-être me revenir après. Sinon le temps tourne et je vous propose peut-être de passer aux questions, remarques, idées. Oui !

Public : inaudible

Dimitri Robert : Un exemple, alors je ne sais pas si on a le droit de faire de la publicité ici. Il se trouve qu’il était là, ici, aux Rencontres Mondiales, je pensais à RyXéo, qui est basé à Bordeaux. Donc effectivement qui développe une distribution basée sur Ubuntu pour tablettes numériques, des tablettes d’ailleurs qui sont fabriquées en France.

Et oui, du coup, j’ai oublié de répéter de la question. On me demandait, il y aura la question après, ce n’est pas grave, on me demandait s’il y avait un exemple concret de tablettes numériques avec du Logiciel Libre vendues en France. Donc, oui effectivement il y a RyXéo. Pour l’instant ce sont les seuls que je connaisse. Il y en a peut-être d’autres. Peut-être qu’il y en aura d’autres. RyXéo oui. C’est souhaitable. D’ailleurs, c’est un peu le sens de ma conférence, c’est aussi dire aux collectivités et à l’État de soutenir ce genre d’initiatives par du marché public adapté qui favorise le Logiciel libre. Oui !

Public : inaudible.

Dimitri Robert : Donc voilà une précision. C’est que les acteurs de marchés publics ont le droit d’utiliser l’article 14 issu du Grenelle de l’environnement pour inclure des critères sociaux, environnementaux. D’ailleurs ça se fait il me semble.

Public : inaudible.

Dimitri Robert : Tout à fait. L’article 1 du Grenelle de l’environnement précise qu’on est obligé de faire du développement durable, donc développement durable ce n’est pas que environnement, c’est aussi de l’emploi local. Pardon, l’article 1 du code des marchés publics.

Public : inaudible.

Dimitri Robert : D’accord. Donc précision sur la TVA. Sur l’application du fait que ce soit la TVA du pays acheteur qui s’applique, c’est bien lancé puisqu’au Luxembourg ils vont monter le taux maximum de TVA, donc de 15 à 17 %, en prévision du manque à gagner qui sera induit par ce changement.

Est-ce qu’il y a d’autres questions, remarques ? Oui !

Public : inaudible.

Dimitri Robert : Donc, il y a eu comme outil juridique, il y a eu une jurisprudence. On a le droit d’imposer du libre dans un marché public, du fait que chacun est avec son code source et je ne sais pas si je résume bien ce que tu as dit. C’est moins bien dit ! Voilà. Personne n’est avantagé, aucun des candidats possibles n’est avantagé, il y a vraiment une libre concurrence. Je pense qu’il faut conclure. Vas-y !

Public : inaudible.

Dimitri Robert : Effectivement les États-Unis organisent de temps en temps des tax break holiday, c’est-à-dire des fenêtres dans le temps qui permettent de rapatrier, à moindre coût, de la trésorerie qui serait planquée dans un paradis fiscal. Il y a des périodes pendant lesquelles c’est moins imposé.

Je vous remercie.

Applaudissements.

Source April

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Firefox : second navigateur le plus utilisé en France ?

Posted by CercLL sur 13 août 2014

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On le dit malade, fatigué, relégué à l’arrière-plan derrière Internet Explorer et Chrome. Pourtant, AT Internet le confirme : Firefox reste numéro 2 en France. Explications.

Focus sur l’Europe

Google Chrome poursuit sa croissance avec 31,6% des visites en juin 2014 et un gain de près de 5 points en un an. L’écart se creuse toujours davantage avec l’ancien leader, Internet Explorer, qui a perdu plus de 6 points en un an pour atteindre 21,3% des visites en juin dernier.

Safari gagne du terrain et réduit son écart avec Firefox, 0,1 point sépare leurs part de visites en juin 2014 avec sur une vision à un an, un gain de 2,6 points pour Safari et une perte de 2,1 points pour Firefox.

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Et en France, et en Allemagne ?

Avec 22,5% des visites en moyenne en France en juin 2014, Firefox a pris la 2nde place du palmarès des navigateurs à Internet Explorer (21,5% des visites en juin 2014). Rappelons que Firefox est n°1 en Allemagne avec 35,9% des visites en juin 2014 (où les autorités déconseillent ouvertement l’utilisation de Chrome en raison de la gestion des données privées).

Google, leader des navigateurs en Europe avec bientôt une visite sur 3 réalisée sous Google Chrome, poursuit sa croissance confortant sa 1ère place en France.

L’étude complète

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Linux Identity : Debian et Ubuntu à l’honneur

Posted by CercLL sur 5 août 2014

Si vous hésitez encore à passer à Linux, le magazine est un excellent moyen de vous persuader. Deux horizons possibles : Ubuntu et Debian.

La rédaction de Linux Identity Pack vous a préparé le numéro entièrement consacré à Ubuntu 14.04. Elle explique l’installation, même sur les nouveaux ordinateurs dotés d’UEFI, le réglage des paramètres du système, une panorama des meilleurs logiciels et les tutoriels sur l’utilisation de logiciels.

Vous pouvez tester Ubuntu sur votre ordinateur sans rien installer grâce au Live DVD fourni par le magazine .

Le nouveau Linux Identity Kit vous présente lui la version 7.5 de Debian, qui est une mise à jour qui intègre les corrections de bugs et de sécurité. La version 7.0 étant sortie en mai 2013, c’est la sixième mise à jour.

Le magazine arrive avec un DVD double face avec les installeurs complets de Debian 7.5 destinés aux architectures 32 et 64 bits.

En kiosque et sur la boutique en ligne du constructeur.

Source Toolinux

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