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CercLL d'Entraide et Réseau Coopératif Autour des Logiciels Libres

Archive for 1 février 2017

openMairie : France 3 journal télévisé régional du 25 Janvier 2017 – Arles et les logiciels libres

Posted by CercLL sur 1 février 2017

L’implication de la ville d’Arles dans le logiciel libre depuis plus de 10 ans est particulièrement intéressante dans la mesure où la collectivité ne s’est pas contentée d’utiliser des logiciels existants. Sous la houlette de François Raynaud, cette commune de 50 000 habitants a développé une quarantaine d’applications métier et impulsé une véritable communauté de développement autour du projet openMairie.

France 3 Provence-Alpes est allé leur rendre visite le 25 janvier dernier pour un petit reportage.

« Notre premier projet sur la gestion des listes électorales (openElec) est l’occasion pour nous de se familiariser avec les outils du libre et les méthodes collaboratives de développement. Cela constitue une première expérience réussie et openElec va remporter les « trophées d’or du libre » en 2006. C’est le début de la communauté openMairie. »

« L’avantage de ces logiciels est qu’ils sont taillés à votre besoin et peuvent s’adapter en temps record à tous les changement, améliorations demandés par les utilisateurs expliquent les agents. »

La vidéo

openMairie : France 3 journal télévisé régional du 25 Janvier 2017 – Arles et les logiciels libres

Le numérique à Arles c’est 780 000 € d’économies, ce n’est pas que du virtuel …

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Open Bar : Après 10 ans de mutisme, la Défense annonce l’existence d’un « bilan risques-opportunités »

Posted by CercLL sur 1 février 2017

Au mois de décembre 2016, deux parlementaires ont demandé par voie de question écrite au ministre de la Défense de faire œuvre de transparence sur l’ « Open Bar » souscrit auprès de Microsoft. Le 26 janvier 2016, première réponse à la question de la Sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam. On apprend ainsi, après des années d’un grand mutisme, qu’il existerait une base rationnelle justifiant le choix de l’ « Open Bar » : un « bilan risques-opportunités » dont l’April a demandé communication au ministère, au titre de la loi « CADA » .

Le ministère mentionne l’existence d’un « bilan risques-opportunités » « favorable à la conclusion du contrat sur la base d’un périmètre ajusté », élaboré sur la base d’études « notamment en termes d’évaluation des risques, de recherche de mesures tendant à réduire les risques envisageables, ainsi que d’analyse des opportunités. »
Il existerait donc un document, rigoureux et impartial, qui permet de déduire que la conclusion d’un « Open Bar » entre Microsoft et la Défense présentait le meilleur équilibre entre risques et opportunités ?
S’il est regrettable que le ministère ait attendu près de 10 ans pour évoquer l’existence d’une base rationnelle menant à cette décision, nous saluons ce premier pas vers plus de transparence et ne doutons pas que l’administration répondra favorablement à notre demande de communication du « bilan risques-opportunités » et des différentes études mentionnées dans la réponse.

L’évocation de ce document est l’élément le plus important de cette réponse. Le reste du texte n’en est pas moins instructif, il est même assez révélateur de la mécompréhension de cette administration des critiques qui lui sont faites et des enjeux en cause :

  • La Défense s’efforce, encore, de justifier la contractualisation avec Microsoft Irlande ; « qui dispose de l’exclusivité de la distribution des licences Microsoft en Europe. » La sénatrice à l’origine de la question écrite, ou quinconque ayant suivi cette affaire, a parfaitement conscience du montage utilisé par Microsoft, le tristement célèbre « double irlandais ».
    Mais s’il est possible pour une entreprise d’utiliser les vides juridiques à des fins d’ « optimisation fiscale », nous pourrions attendre d’un ministère régalien qu’il ne finance pas ce genre de pratique avec de l’argent public.
  • Le ministère précise qu’il « convient d’observer que ce n’est pas le scénario déconseillé par le groupe d’experts qui a été retenu, mais celui qualifié de « risqué » ». Cette affirmation est pourtant en complète contradiction avec le rapport du groupe d’experts. On y lit ainsi que ; « le scénario 2 « offre Microsoft sur tout le catalogue » est déconseillée » et que « le scénario 3 « offre Microsoft adaptée sur le seul périmètre bureautique (dit 90/10) » est risqué ». L’Open Bar portant sur l’ensemble du catalogue Microsoft – justifiant ainsi de cette appellation – la lecture du ministère semble pour le moins créative, même avec un « périmètre ajusté ». La communication du « bilan » aidera sans aucun doute à lever cette ambiguïté.
  • Le ministère rejette l’appelation « Open Bar », qui, selon lui suggère un « déséquilibre entre les obligations des deux parties ». Le rapport d’experts, dont ont été extraits les « premiers éléments d’identification et de caractérisation des risques » attachait à la conclusion de ce contrat, sans la moindre équivoque, la « perte de souveraineté nationale », le « coût de sortie de la technologie » et l’ « addiction aux technologies Microsoft. » Considérant qui plus est que cette situation perdure depuis 2008, la capacité de négociation du ministère avec le géant américain nous semble, au mieux, limitée.
  • La réponse prend soin de préciser que « les travaux d’évaluation du retour sur investissement (ROI) se heurtaient à ce stade à des difficultés dont le groupe d’experts a reconnu qu’elles pénalisaient l’analyse des différents scénarios. » La lecture du « bilan » permettra, nous l’espérons, de comprendre le lien entre la difficulté d’évaluer des ROI et la détermination par les experts de « risques rédhibitoires », tels la perte de souveraineté, l’addiction, les portes dérobées ou l’ « affaiblissement de l’industrie française et européenne du logiciel ».
  • Le ministère précise, en parlant de la période de contractualisation 2013-2017 ; « le deuxième contrat a étendu la forme locative à pratiquement l’ensemble des licences du ministère ». Si le choix de la « forme locative » semble de prime abord assez discutable dans des considérations d’indépendance technologique et de choix stratégique sur le long terme nous ne doutons pas que le « bilan » explicitera cette décision. Il convient toutefois de noter que toute licence privative, comme celle de Microsoft, est assimilable de fait à la forme locative, puisqu’il ne s’agit que d’une autorisation d’utilisation par le titulaire des droits, pour certains usages et sur une période de temps donnée. Seule une licence libre, qui garantit les quatre libertés informatiques, offre une jouissance pleine et entière sur le logiciel, condition fondamentale pour une maîtrise globale d’un système d’information.

Nous pouvons enfin noter que le ministère reconnait le biais initial du premier contrat « Open Bar ». Il ne s’agissait pas de doter l’administration d’un système d’information souverain et pérenne, mais de « soutenir une partie du parc Microsoft déjà déployé ». Effectivement, si l’objectif est la rationnalisation d’une addiction, l’ « Open Bar » semble le plus à même de répondre à ce besoin.
Le « bilan risques-opportunités » a-t-il été construit autour de ce biais ? Ou une réflexion plus globale sur l’utilisation, ou non, des produits opaques et privateurs de Microsoft a-t-elle été menée ? L’opportunité d’une migration vers du logiciel libre, à l’instar de ce qu’a fait la Gendarmerie nationale, a-t-elle seulement été envisagée ?

Source april.org

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Le noyau Linux 4.10 en retard : Linus Torvalds peste contre les nombreuses Release Candidates

Posted by CercLL sur 1 février 2017

 

L’arrivée du kernel Linux 4.10 sera retardée. Un message de Linus Torvalds hier indique en effet que la Release Candidate 6 était bien plus conséquente que prévu. Il souhaitait que ce soit la dernière ou l’avant-dernière, mais ce ne sera probablement pas le cas.

image dediée

Dans son message envoyé hier soir, Linus Torvalds indique que la fin de semaine dernière s’est révélée surprenante. Tout allait en effet bien depuis la première Release Candidate, avec un lot de modifications à traiter de moins en moins important chaque semaine. Vendredi soir cependant, Torvalds a reçu une quantité énorme de changements à traiter.

La RC6 devait être « petite et calme »

Il n’est pas surpris dans le calendrier des changements proposés. Les développeurs intervenant sur le noyau ont pour habitude d’envoyer le résultat de leurs travaux le vendredi soir, Torvalds jetant un œil ensuite durant le week-end. Par contre, c’est bien la quantité de code envoyé qui sort de l’ordinaire pour une fin de cycle. Au point que la RC6 est devenue d’un coup la plus importante depuis la publication de la RC1. Une bonne part de ces modifications concernent les pilotes réseau et GPU.

Mauvaise nouvelle pour Torvalds qui essayait d’inscrire au programme une limitation à sept Release Candidates par version du noyau. Dans le cas présent, il espérait même en finir avec la RC6. Mais il est évident maintenant qu’il y aura au minimum une RC7, voire une RC8.

Torvalds essaye en vain de limiter le nombre de Release Candidates

Aussi, le père du noyau Linux trouve-t-il la situation « éprouvante », même s’il n’y a rien de catastrophique, lui qui trouvait justement le cycle du noyau 4.10 « assez calme ». Il estime le cycle de chaque noyau visiblement trop long, le nombre de Release Candidates étant trop important, ce qui repousse à chaque fois l’arrivée de la version finale.

Il faut rappeler par ailleurs que ces RC du noyau Linux ne fonctionnent pas forcément comme on peut le voir dans d’autres projets. Une Release Candidate 1 n’est pas réellement une première tentative de diffusion, mais plutôt l’étape suivante dans l’augmentation de la qualité. Ce qui explique le nombre de candidates, certaines pouvant d’ailleurs introduire de nouveaux bugs. Une philosophie très différente de ce que l’on peut trouver autre part, comme chez Mozilla. Ainsi, la RC1 d’une version de Firefox est bien un premier test de publication, le processus suivant son cours si aucun problème bloquant n’est trouvé.

Notez cependant que Torvalds ne donne aucune date pour la version finale du noyau Linux 4.10. Si l’on compte deux RC supplémentaires, il faudra compter encore plusieurs semaines.

Source nextinpact.com

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