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Archive for avril 2018

GIMP 2.10 est disponible en téléchargement, bilan

Posted by CercLL sur 30 avril 2018

GIMP est très souvent considéré et parfois présenté comme une alternative à Photoshop.  Cette application est généralement utilisée au travers de systèmes d’exploitation Open Source tels que GNU / Linux et BSD. Une version pour Windows est également disponible.

L’annonce de GIMP 2.10 est importante car il a fallu attendre six années depuis la publication de la version 2.8. Les changements apportés sont très nombreux au point qu’il est difficile de tous les citer.  Il y a cependant des grandes nouveautés.

GIMP 2.10, l’évolution majeure est l’adoption GEGL

Le changement majeur est le portage d’un moteur graphique GEGL (Generic Graphics Library).  L’application a dû être revue en profondeur afin de profiter de l’accélération matérielle et de la gestion du Multi-Thread. Elle permet désormais le support des images à haute précision des couleurs et la prévisualisation des filtres sur le canevas.

De nouveaux outils font leur apparition comme warp qui remplace le filtre iWarp et l’outil de transformation unifiée. Ce dernier permet une rotation, une mise à l’échelle, une perspective, le déplacement et l’inclinaison en un outil. GIMP 2.10 propose une gestion avancée des métadonnées et prend en charge les formats OpenEXR et WebP.

L’interface évolue avec de nouveaux thèmes et icônes symboliques, et surtout vectorielles.

A cela s’ajoute la prise en charge des écrans à haute densité de pixels alias High Dots Per Inch ou HiDPI. Cela permet de gérer la taille des icônes depuis les préférences ou de profiter d’une auto‐détection de la densité de pixels par défaut.

Parmi les autres changements en plus des nouveaux formats d’image OpenEXR, WebP, nous avons le HGT et le RGBE, des améliorations du support des formats d’image existants, une importation PSD bien meilleure et l’édition et la visualisation des métadonnées XMP, Exif, DICOM et IPTC.

Enfin les peintres numériques peuvent profiter d’une peinture en miroir, mandala et tuile et exploiter les brosses de MyPaint en plus des formats de brosses existants.

Vous trouverez tous les détails ici. GIMP 2.10 est disponible en téléchargement pour les environnements GNU/Linux et Windows (prochainement).

Source ginjfo.com

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Ubuntu version 18.04 LTS : Bionic Beaver est parti pour durer

Posted by CercLL sur 28 avril 2018

Canonical propose au téléchargement la version 18.04 d’Ubuntu, une nouvelle édition de sa distribution Linux. Celle-ci introduit notamment le retour à Gnome pour la gestion du bureau ainsi que d’autres fonctionnalités.

Ubuntu continue d’améliorer sa distribution et présente aujourd’hui sa version 18.04 LTS. Une version notable, car elle estampillée Long Term Release, ce qui signifie que cette version 18.04 sera supportée pendant une période de temps plus longue. Les utilisateurs bénéficieront donc des mises à jour de sécurité durant une période de 5 ans, contre 9 mois pour les versions traditionnelles de la distribution. Cette version longue durée sera ainsi basée sur le noyau Linux 4.15.

Le retour du gnome

Cette version 18.04, surnommée Bionic Beaver (Castor Bionique) est donc pensée pour la durée. Elle embarque néanmoins plusieurs changements par rapport aux versions précédentes. Bionic Beaver sonne ainsi le retour de Gnome comme environnement de bureau par défaut pour Ubuntu. La distribution a tenté d’amorcer un premier passage sur le gestionnaire Unity, avant d’annoncer en avril 2017 renoncer à utiliser cette interface. Cette interface était développée par Canonical en interne et correspondait principalement à sa volonté d’unifier le développement d’interface sur les plateformes desktop et mobile de sa distribution. Cela n’est plus d’actualité et comme prévu, la 18.04LTS signe le retour de Gnome. Dans la même logique, cette nouvelle version n’embarque plus Wayland pour son moteur d’affichage mais X.org, moteur d’affichage populaire au sein des distributions Linux.

L’interface change donc, même si les équipes de Canonical se sont assuré que le changement de moteur ne vienne pas complètement bousculer les habitudes des utilisateurs, qui retrouveront les grandes lignes de l’environnement auquel ils étaient habitués.

Installation a minima

Outre ce changement de moteur, cette nouvelle version de la distribution introduit une alternative lors de l’installation : les utilisateurs peuvent ainsi choisir de partir sur une « minimum install », une version d’Ubuntu dépourvue d’applications préinstallées. L’utilisateur peut ainsi choisir de partir sur une version minimale pour ensuite installe à la main les applications dont il a besoin. La liste complète des dépendances absentes de cette version minimale peut être trouvée à cette adresse.

Bionic Beaver est également l’occasion pour Ubuntu de se mettre à une nouvelle mode qui s’est peu à peu emparée de la majorité des systèmes d’exploitation : la télémétrie. Cette nouvelle version propose en effet de régler les paramètres de télémétrie lors d’une première installation : l’utilisateur peut refuser, mais Ubuntu lui propose de transmettre à Canonical des informations relatives à l’utilisation de la machine. Parmi les informations remontées, on peut ainsi voir le pays de l’utilisateur, la version utilisée, le temps d’installation de la distribution sur la machine, les caractéristiques de la machine ou encore les rapports de plantage.

Source zdnet.fr

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Sauvons le partage de code ! Appel à signature de la lettre ouverte « Save Code Share »

Posted by CercLL sur 28 avril 2018

En septembre 2017 la FSFE (Free Software Foundation Europe) et l’OFE (Open Forum Europe) ont lancé la campagne « Save Code Share » pour sensibiliser sur les risques que l’actuel projet de réforme du droit d’auteur de l’Union européenne fait peser sur le logiciel libre et les communautés de développeurs et développeuses. Au coeur de cette campagne un appel à signer une lettre ouverte pour demander la réécriture ou la suppression de l’article 13 du projet de réforme qui imposerait aux hébergeurs de contenus, comme les forges logicielles, de mettre en place un filtrage automatique des contenus, par exemple du code, mis en ligne par leurs utilisateurs et utilisatrices.

Le texte initial de la réforme a évolué, notamment par l’action des communautés du Libre, mais les rustines proposées par le rapporteur ne règlent en rien les problèmes comme le démontre l’eurodéputée Julia Reda. Le vote en commission des affaires légales, JURI, a été décalé au 20 ou 21 juin 2018. Un énième report révélateur d’une position de faiblesse des défenseurs de l’article 13. Nous devons intensifier ce rapport de force ! Signons et diffusons cette lettre ouverte traduite en français par l’April : Sauvons le partage de code !

Lettre ouverte – Préserver l’écosystème des logiciels libres dans la réforme du droit d’auteur de l’Union européenne.

Votre terminal mobile, votre voiture, votre routeur Wi-Fi chez vous, votre télévision, les avions avec lesquels vous voyagez, tous contiennent du logiciel libre. Cette large réutilisation est possible parce que les logiciels libres peuvent être librement partagés, étudiés et adaptés à tous les besoins.

L’UE s’apprête à voter le paquet de « réforme du droit d’auteur » qui sape profondément les fondements sur lesquels sont bâtis les logiciels libres. L’article 13 de la proposition de la directive sur le droit d’auteur vise tous les services en ligne qui permettent à leurs utilisateurs et utilisatrices de téléverser et partager avec leurs pairs des contenus, notamment les plateformes de stockage de code.

Si cette réforme du droit d’auteur devait être votée, chaque utilisateur ou utilisatrice d’une plateforme de partage de code, qu’il s’agisse d’une personne physique, d’une entreprise ou d’une administration publique, serait traité comme un potentiel contrevenant au droit d’auteur : tous ses contenus, y compris des dépôts entiers de code, seraient contrôlés et empêchés d’être partagés en ligne, à n’importe quel moment. Cela restreindrait la liberté des développeurs et développeuses d’utiliser des composants et des outils logiciels spécifiques, ce qui, en retour, conduirait à moins de compétition et d’innovation. Finalement, cela pourrait conduire à des logiciels moins fiables et à une infrastructure logicielle moins résiliente pour tout le monde.

Nous, individu⋅e⋅s, développeurs et développeuses, organisations et entreprises qui développons ou nous appuyons sur l’écosystème des logiciels libres, appelons les décideurs européens à préserver les écosystèmes logiciels ouverts et collaboratifs. Nous appelons les législateurs européens à revoir en profondeur ou à supprimer l’article 13 de la réforme du droit d’auteur de l’UE pour mettre fin aux risques qu’il fait peser sur les logiciels libres.

Sauvons l’avenir numérique de l’Europe, faisons en sorte que l’article 13 de la réforme du droit d’auteur de l’UE soit réécrit ou supprimé.

Sauvons le partage de code ! Please Save Code Share!

Signez la lettre ouverte

Source april.org

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Ubuntu 18.04 LTS (Bionic Beaver) est officiel, quoi de neuf ?

Posted by CercLL sur 27 avril 2018

Canonical vient d’officialisé son système d’exploitation Ubuntu 18.04 LTS (Bionic Beaver). La distribution Linux est proposée en plusieurs versions afin de s’adresser à différents environnements allant du PC aux IoT en passant le cloud.

Il aura fallu six mois de développement pour arriver à bout de cette nouveau version LTS de la distribution Linux Ubuntu. Ubuntu 18.04 LTS au surnom de Bionic Beaver est disponible en téléchargement. Le mention LTS contraction de Long Term Support assure une prise en charge durant cinq ans. Jusqu’en avril 2023, la distribution profitera d’une maintenance avec des évolutions, des corrections de bugs, des améliorations et des patchs de sécurité.

Ubuntu 18.04 LTS, installation minimale et le retour de X.Org

 

Comme prévu, de nouvelles fonctionnalités sont de la partie ainsi que des optimisations et des modifications. Par exemple X.Org reprend sa place de serveur d’affichage par défaut au lieu de Wayland, qui était à la une sous Ubuntu 17.10. Canonical prévoit une transition vers Wayland avec Ubuntu 20.04 LTS . En attendant, cette solution sera proposée comme une sorte d’aperçu technique, disponible à partir de l’écran de connexion.

La distribution propose un option d’installation minimale. Elle permet l’installation du système d’exploitation avec quelques applications seulement. Nous retrouvons le navigateur Firefox et une poignée d’utilitaires classique. A noter que le processus d’installation graphique a été revisité avec à la clé la disparition de certains options et l’arrivée de nouvelles.

Ubuntu 18.04 LTS profite d’un partenariat avec Microsoft afin de proposer des « images optimisées » Hyper-V. Elles sont censées accélérer le bureau Ubuntu sous l’environnement Windows. Pour les environnements cloud, les images Ubuntu 18.04 LTS cloud s’accompagnent de l’intégration d’accélérations matérielles pour les GPU Nvidia.

L’environnement de bureau est assuré par la dernière version de GNOME. Plus précisément, toutes les applications été mises à jour vers la version 3.28 à l’exception d’un utilitaire. Il s’agit du gestionnaire de fichiers Nautilus toujours proposé en version 3.26. Sur ce point la présence de GNOME 3.28 apporte beaucoup de changements comme par exemple le support du Thunderbolt 3 par GNOME Shell. Nous pouvons aussi mentionner la prise en charge des prévisions météorologiques par le calendrier, LibreOffice 6.0 comme suite bureautique par défaut, Firefox 59.0.2 comme navigateur Web ou encore OpenJDK 10 comme le JRE / JDK par défaut.

Ubuntu 18.04 LTS, vive le SNAPS

Canonical profite d’Ubuntu 18.04 LTS pour poursuivre doucement l’implantation de la technologies Snappy. Elle permet de renforcer la sécurité tout en facilement les mises à jour.  Du coup il n’est pas étonnant que plusieurs applications au format Snap soient présentes. Citons GNOME Calculator, GNOME Characters, GNOME Logs ou encore GNOME System Monitor.  Toujours dans l’idée de populariser les installations Snaps, l’application Ubuntu Software permet de basculer facilement entre les différents canaux Snap Store. Plus de 3 000 Snaps sont désormais disponibles dont certains proposent des applications populaires comme Firefox, Spotify, Skype et Slack.

Ubuntu 18.04 LTS propose la prise en charge des « emoji » couleur dans la plupart des applications et un nouveau pilote par défaut pour les souris et les pavés tactiles est mis en œuvre. Il s’agit de libinput. Enfin la distribution « suspend » automatiquement les ordinateurs portables sur batterie après 20 minutes d’inactivité.

Bien qu’annoncé en fin de vie, le noyau Linux 4.15 est au cœur d’Ubuntu 18.04 LTS.

Source ginjfo.com

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Ubuntu 16.04 LTS, une importante mise à jour du noyau corrige 39 vulnérabilités

Posted by CercLL sur 16 avril 2018

Les utilisateurs de la distribution Linux Ubuntu 16.04 LTS sont invités à mettre à jour leur système. Canonical propose une importante mise à jour du noyau. Elle corrige 39 failles de sécurité.

Après avoir publié de nouveaux « Kernel » pour sa distribution Ubuntu 17.10 (Artful Aardvark), Canonical assure la maintenance d’Ubuntu 16.04 LTS (Xenial Xerus). Elle passe par l’arrivée d’un nouveau noyau qui corrige pas moins de 39 vulnérabilités.  Il permet également de mettre à jour les dérivées de la distribution comme Kubuntu, Lubuntu, Xubuntu, Ubuntu MATE, Ubuntu Kylin et Ubuntu Studio.

L’une des failles les plus sérieuses concerne un souci dans l’implémentation de l’USP sur IP. Une faille permet à un pirate de provoquer à distance un plantage de la machine, de provoquer une consommation excessive de mémoire par déni de service (attaques DoS).

Ubuntu 16.04 LTS, plusieurs versions du noyaux sont disponibles

Canonical recommande à l’ensemble de sa communauté de procéder à une mise à jour de leur distribution.  Pour ce faire les paquets de noyau Linux 32 et 64-bit pour Ubuntu 16.04 LTS utilisant le noyau Linux 4.4 sont disponibles. Il est aussi publié le nécessaire pour les systèmes Raspberry Pi 2, Amazon Web Services (AWS), les environnements « cloud » et les systèmes sous processeurs Snapdragon. Vous trouverez tous les détails ici.

Canonical recommande pour Ubuntu 16.04 LTS 64-bit et 32-​​bit sous le noyau Linux 4.4 d’opter pour le noyau linux-image-4.4.0-119.143. Voici les détails pour les autres cas de vigures

  • Amazon Web Services (AWS) > linux-image-4.4.0-1054-aws-4.4.0-1054.63
  • Raspberry Pi 2 >linux-image-4.4.0-1086-raspi2 – 4.4. 0-1086.94,
  • cloud > linux-image-4.4.0-1020-kvm – 4.4.0-1020.25,
  • Snapdragon > linux-image-4.4.0-1088-snapdragon – 4.4.0-1088.93.

Enfin un update est aussi proposé pour Ubuntu 14.04 LTS (Trusty Tahr). Il corrige un total de huit failles de sécurité. Les utilisateurs sont invités à mettre à jour leur système sous le noyau Linux 3.13. Il est nécessaire de se diriger vers linux-image-3.13.0-144.193 (32 ou 64-bit et PowerPC).

Source ginjfo.com

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Appel de l’eurodéputée Julia Reda : « Les machines à censurer arrivent : il est temps que la communauté du logiciel libre prenne conscience de son impact politique »

Posted by CercLL sur 14 avril 2018

Ce texte est une traduction d’un article rédigé par l’eurodéputée Julia Reda et publié sur son site le 6 avril 2018. Traduction : Guestr, Alain Mille, etienne, mmu_man, tierce, Vanecx, mo, MicroCheapFx, freepoet, yannicka, Fred, April.

Le développement du logiciel libre tel que nous le connaissons est menacé par les projets de réforme du droit d’auteur de l’Union européenne.

La bataille continue autour de la proposition de réforme du droit d’auteur dans l’UE, se concentrant autour du projet de filtrer les contenus au moment de leur téléversement (en anglais). En résumé, on demanderait aux plateformes en ligne de contrôler les contenus chargés par leurs utilisateurs et utilisatrices afin de tenter de prévenir les violations du droit d’auteur par des filtres automatiques. Puisque la plupart des communications en ligne consistent en un dépôt de fichiers sur différentes plateformes, de telles « machines à censurer » auraient de larges conséquences, y compris pour les dépôts de logiciels libres et open source.

Sur ces plateformes, des développeurs et développeuses du monde entier travaillent de concert sur des projets de logiciels que quiconque peut librement utiliser et adapter. À coup sûr, ces filtres automatiques feraient état de nombreux faux-positifs. La suppression automatique de contenus signifierait que les personnnes ayant contribué seraient présumées coupables jusqu’à prouver leur innocence : des contributions légitimes se verraient bloquées.

Les récentes levées de boucliers à ce sujet au sein de la communauté du logiciel libre/open-source commencent à porter leurs fruits : nos préoccupations sont en train d’attirer l’attention des légiférants. Malheureusement cependant, la plupart comprennent mal les enjeux et tirent de mauvaises conclusions. Maintenant que nous savons quelle est la force de la voix de la communauté, il est d’autant plus important de continuer à la faire entendre !

Pourquoi cela ?

Le point de départ de cette législation a été une bataille entre de grosses entreprises, l’industrie musicale et YouTube, à propos d’argent. L’industrie musicale s’est plainte de moins toucher chaque fois qu’un morceau de leur catalogue est joué sur une plateforme vidéo comme YouTube que lorsqu’il est diffusé sur des services d’abonnement comme Spotify, qualifiant la différence de « manque-à-gagner ». Elle s’est alors lancée, avec succès, dans une campagne de lobbying : la loi sur le filtrage des contenus vise principalement à lui donner un atout afin de demander plus d’argent à Google au moment des négociations. Pendant ce temps, toutes les autres plateformes se retrouvent au milieu de cette bagarre, y compris les communautés de partage de code.

Le lobbying a ancré dans l’esprit de nombreux législateurs la fausse idée que les plateformes d’hébergement à but lucratif exploitent nécessairement les créateurs et créatrices.

Partage de code

Il y a cependant beaucoup d’exemples où il existe une relation symbiotique entre la plateforme et les créateurs et créatrices. Les développeurs et développeuses utilisent et versent volontairement dans les dépôts logiciels parce que les plateformes ajoutent de la valeur. GitHub est une société à but lucratif qui soutient des projets sans but lucratif – elle finance l’hébergement gratuit de projets libres et open source en facturant l’utilisation commerciale des services du site. Ainsi, des travaux libres et open source seront affectés par une loi destinée à réguler un différend entre quelques grandes sociétés.

Dans un récent billet (en anglais), GitHub a tiré la sonnette d’alarme, indiquant trois raisons pour lesquelles le filtrage automatique des contenus constitue une terrible attaque contre les forges logicielles :

  1. la loi impose que le code soit filtré parce qu’il est soumis au droit d’auteur – mais de nombreux développeurs et développeuses souhaitent que leur code source soit partagé sous une licence libre et open source ;
  2. le risque de faux positifs est très élevé parce que les différentes parties d’un logiciel peuvent être soumises à des licences différentes, ce qui est très difficile à traiter de manière automatisée ;
  3. le fait de supprimer automatiquement un code suspecté de porter atteinte au droit d’auteur peut avoir des conséquences désastreuses pour les développeurs et développeuses de logiciels qui s’appuient sur des ressources communes risquant de disparaître à tout moment.

Les inquiétudes commencent à être entendues

Dans sa dernière proposition, le Conseil de l’Union européenne cherche à exclure « les plateformes de développement open source à but non lucratif » de l’obligation de filtrer les contenus chargés par les utilisateurs et utilisatrices. Cet amendement est la conséquence directe de la levée de boucliers par la communauté FLOSS. Cependant, cette exception ne couvre pas les plateformes à but lucratif comme GitHub et bien d’autres, même si une partie seulement de leur activité est à but lucratif.

Plutôt que de remettre en cause le principe de base de la loi, les politiciens essayent d’étouffer les critiques en proposant de plus en plus d’exceptions à celles et ceux qui peuvent démontrer de façon crédible que la loi va les affecter négativement. Créer une telle liste d’exceptions est une tâche titanesque vouée à rester inachevée. Le filtrage des contenus devrait être rejeté dans son ensemble car c’est une mesure disproportionnée mettant en danger le droit fondamental de la liberté d’expression en ligne.

Nous pouvons y arriver !

Pour y parvenir, nous avons besoin de votre aide. La communauté FLOSS ne peut pas résoudre ces problèmes simplement avec du code : elle a un impact politique, la force du nombre et des allié⋅e⋅s au Parlement (européen). Nous avons déjà provoqué certains changements. Voici comment vous pouvez agir dès maintenant :

  1. signez la lettre ouverte sur SaveCodeShare (Note de traduction : en anglais, voir l’article de l’April qui soutient cette campagne) ;
  2. utilisez l’outil gratuit de Mozilla pour appeler les membres du Parlement européen ;
  3. tweetez aux principaux acteurs de la Commission des affaires légales du Parlement européen via FixCopyright (en anglais).

Note technique :

Trois acteurs sont impliqués dans le processus législatif. La Commission émet une première proposition de loi, à laquelle le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne peuvent proposer des amendements. Au sein du Parlement, la loi est dabord discutée en Commission des affaires légales dans laquelle chaque groupe politique nomme un négociateur. Une fois que la Comission aura voté le compromis élaboré par les négociateurs, le texte sera soumis au vote en séance plénière du Parlement, avant que les négotiations ne commencent avec les autres institutions. Le parcours législatif exact est disponible ici (en anglais).

Dans la mesure du possible et conformément à la loi, l’auteur [Julia Reda] renonce à tous les droits d’auteur et droits voisins sur ce texte.

Source april.org

 

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Plus de 190 événements référencés dans le cadre du Libre en Fête 2018

Posted by CercLL sur 10 avril 2018

Comme chaque année depuis 17 ans, l’April a invité les groupes d’utilisateurs et utilisatrices de logiciels libres ainsi que les associations de promotion de la culture libre à organiser, à l’arrivée du printemps, dans une dynamique conviviale et festive, des événements de découverte du Libre à destination du grand public : Libre en Fête.

L’édition 2018 du Libre en Fête s’est récemment terminée et le bilan est très positif : plus de 190 événements ont été référencés dans le cadre de cette initiative (123 événements avaient été référencés en 2017, 162 événements en 2016).

Grâce à la mobilisation de nombreuses associations et structures partout en France, le grand public a eu l’opportunité de s’initier aux applications et aux systèmes d’exploitations libres, de se familiariser avec les projets collaboratifs en ligne, de découvrir comment améliorer la sécurité de ses navigations sur le web, et bien plus encore.

Nous tenons à remercier très chaleureusement toutes les personnes et structures qui ont organisé ces événements : leur action a assuré le succès du Libre en Fête 2018.

Rendez-vous l’année prochaine !

Source april.org

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Mais combien sont les utilisateurs de Linux ?

Posted by CercLL sur 10 avril 2018

Cela dépend de la méthode de calcul. Si vous incluez les smartphones et tablettes Android, Linux compte alors plus d’utilisateurs que tout autre système d’exploitation. Sur le seul poste de travail, ils ne sont au maximum que quelques pourcents, soit tout de même des millions d’utilisateurs de Linux.

Je parlais à un ami l’autre jour quand il m’a dit qu’il n’y avait pas plus de 0,0001% d’utilisateurs de Linux. C’est totalement faux.

C’est un fait, le bureau Linux n’a jamais décollé. Mais, même ainsi, Linux compte des millions d’utilisateurs sur le poste de travail. Vous ne me croyez pas ? Regardons les chiffres.

Plus de 250 millions de PC sont vendus chaque année. De tous les PC connectés à Internet, NetMarketShare rapporte que 1,84% tournent sous Linux. Chrome OS, une variante de Linux, est à 0,29%. En fin d’année dernière, NetMarketShare a admis avoir surestimé le nombre de postes de travail Linux, mais a depuis corrigé son analyse.

Des millions de PC sous Linux

Voyez-vous, NetMarketShare ne se contente pas de compter les PC qui se connectent à son réseau de plus de 40.000 sites Web utilisant HitsLink Analytics et SharePost. Sa méthodologie consiste à collecter des données auprès des navigateurs des visiteurs du site et à pondérer ensuite les données par pays.

« Nous comparons notre trafic au tableau CIA Internet Traffic by Country et pondérons nos données en conséquence. Par exemple, si nos données globales montrent que le Brésil représente 2% de notre trafic, et que la table CIA montre que le Brésil représente 4% du trafic Internet mondial, nous comptabiliserons deux fois chaque visiteur unique du Brésil. »

Une autre société d’analyse, fréquemment citée pour ses chiffres sur les systèmes d’exploitation, est StatCounter. Elle comptabilise 1,47% de postes de travail sous Linux – Chrome OS est à 1,03%. StatCounter établit ses données grâce aux vues des navigateurs sur plus de 2 millions de sites.

Les chiffres les plus impartiaux proviennent peut-être du Programme d’analyse numérique (DAP) du gouvernement fédéral américain. Les chiffres du DAP sont établis sur la base du milliard de visites effectuées au cours des 90 derniers jours sur plus de 400 domaines du gouvernement américain. Cela représente au total près de 5.000 sites. Ces visiteurs semblent être en grande partie des citoyens américains. Les sites Web les plus populaires sont l’US Postal Service, l’IRS et Medline Plus.

Selon le chiffre du DAP, Linux concerne 0,6% des visites. Chrome OS, toujours selon DAP, compte plus d’utilisateurs : 1,3%.

Ainsi, même si Linux demeure un système d’exploitation PC minoritaire, il n’en compte pas moins des millions d’utilisateurs. Et c’est donc bien plus qu’une simple fraction de pourcentage.

Et, en ce qui concerne le système d’exploitation de l’utilisateur final global, Android basé sur Linux totalise 70,96% du marché du mobile selon NetMarketShare. Pour le DAP, Android est à 19,9% des systèmes utilisateur. StatCounter estime la part d’Android à 39,49%, ce qui en fait un OS plus populaire que Windows (36,62%).

Source zdnet.fr

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Ubuntu 17.10 et Ubuntu 16.04 LTS, comment installer le noyau Linux 4.16 ?

Posted by CercLL sur 7 avril 2018

Il est possible d’exploiter l’une des dernières évolutions d’un noyau Linux sous Ubuntu. L’installation n’est pas compliquée mais de la prudence est tout de même nécessaire.

Si vous êtes un utilisateur de la distribution Ubuntu ou Linux Mint, il est possible d’installer dès à présent le noyau Linux 4.16. Son installation permet par exemple de profiter de nombreux mises à jours de pilotes et d’améliorations des performances. Les joueurs peuvent également être intéressés car ce noyau propose des optimisations pour les pilotes Intel et AMD autour des API Vulkan et OpenGL.

Une telle opération n’est cependant pas anodine puisque nous touchons au cœur de la mécanique d’un OS. Il est possible qu’après l’installation certaines choses ne fonctionnent plus correctement comme certains modules installés (VirtualBox, Nvidia, Broadcom, etc.).

Ubuntu, comment installer le noyau Linux 4.16 ?

 

La démarche ci-dessous devrait normalement fonctionner si vous êtes sous Ubuntu 17. 10 (Artful Aardvark) ou 16.04 LTS (Xenial Xerus) ou encore des variantes. Ceci concerne par exemple Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu, Ubuntu MATE et même Linux Mint,

La première chose à faire est de récupérer l’archive nécessaire à l’installation du noyau. Elle doit correspondre à votre architecture. Elle se compose du noyau générique et des en-têtes, par exemple pour Ubuntu 64-bit

linux-image-4.16.0-041600-generic_4.16.0-041600.201804012230_amd64.deb
linux -headers-4.16.0-041600_4.16.0-041600.201804012230_all.deb

Ces deux fichiers sont à enregistrer dans un répertoire sur le bureau.

Ensuite à cet emplacement, exécuter le terminal afin de saisir la commande si dessous puis l’exécuter.

sudo dpkg -i *.deb

La nouvelle version du noyau devrait normalement s’installer. Le processus peut demander un peu de temps. Cela dépend de la puissance de votre PC. Une fois l’opération terminée, il est nécessaire de redémarrer la machine afin que les changements prennent effet.  Si vous rencontrez des erreurs, essayez avec la commande suivante

sudo apt install -f

Normalement l’opération est terminée.

Comme vous pouvez le voir, ce n’est pas très compliqué. Au prochain redémarrage vous devriez profiter du noyau Linux 4.16 avec votre distribution Ubuntu.

Source ginjfo.com

 

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Vega 20, Linux dévoile un mystérieux GPU haut de gamme d’AMD

Posted by CercLL sur 7 avril 2018

AMD semble avoir dans ses cartons un nouveau GPU haut de gamme, le Vega 20. Il fait son apparition dans un correctif de pilote à destination du système d’exploitation Linux.

Les informations sont très sommaires mais ce GPU AMD Vega 20 pointe vers six références. Actuellement le haut de gamme en matière de carte graphique gaming est incarné par deux solutions, les Radeon RX Vega 56 et 64.

Vega 20 pourrait faire référence à un « refresh » de l’existant tout en exploitant de la HBM 2.0.  AMD pourrait profiter d’un passage aux 12, 10 nm ou 7 nm afin d’améliorer les performances.  L’exploitation d’une gravure plus fine permet d’optimiser l’efficacité énergétique tout en ayant plus de liberté sur les fréquences.

VG20-dkms-4.13

Vega 20, de quoi rivaliser avec l’offre haut de gamme de Nvidia ?

Nous sommes pour le moment dans l’inconnu. AMD a cependant un problème avec son offre car elle ne permet pas de proposer des alternatives à ‘la hauteur du catalogue haut de gamme de Nvidia. Si les rumeurs autour de ce dernier sont exactes, Nvidia est susceptible de renouveler son offre d’ici quelques mois et donc d’augmenter sa pertinence.

Source ginjfo.com

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Linux 4.16 mieux armé contre Meltdown et Spectre

Posted by CercLL sur 7 avril 2018

La dernière version stable de Linux, la 4.16, accroit la sécurité des systèmes embarquant notamment des puces ARM64 . Huit architectures CPU ne sont plus supportées incluant blackfin, cris, frv et m32r.

Il n’y a pas que les poissons qui sont de sortie le 1er avril. C’est également la date choisie par Linus Torvalds, le créateur de Linux, pour annoncer la disponibilité de la v 4.16 du plus célèbre système d’exploitation open source. Parmi les principales améliorations de cette version, on retiendra une meilleure protection contre les vulnérabilités Spectre et Meltdown pour les systèmes IBM Z s390, Hyper-V et ARM64-bits, sachant que la fonction Secure Encrypted Virtualization pour les processeurs AMD utilisés dans des environnements virtualisés basés sur KVM est désormais supportée.

A noter aussi le support de l’architecture processeur  Andes NDS32 RISC que l’on retrouve dans de nombreux terminaux et applications IoT (multimedia, réseau, stockage…). Outre des modifications apportées aux systèmes de fichiers, d’autres améliorations permettent des connexions Thunderbolt plus rapides et le support d’un plus grand nombre de GPU interchangeables à chaud.

Plus de 300 000 lignes de codes éliminées

En tout, près de 186 000 lignes de codes supplémentaires ont été ajoutés à un OS déjà particulièrement volumineux qui en contient 22 millions. Mais dans le même temps, plus de 300 000 lignes ont été éliminées dues à la décision de ne plus permettre à Linux de fonctionner sur les 8 architectures CPU suivantes : blackfin, cris, frv, m32r, metag, mn10300, score et tile.

Il est possible de télécharger Linux 4.16 à cette adresse.

Source lemondeinformatique

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Mozilla Firefox : (re)venez à nous internautes « conscients » de tous pays

Posted by CercLL sur 5 avril 2018

Avec un navigateur remanié et une mission à but non lucratif axée sur la vie privée et des utilisateurs maîtres de leurs choix, Mozilla est prêt à battre le fer tant qu’il est chaud.

L’Internet ne s’illustre pas ces derniers mois par ses avancées. Les utilisateurs sont confrontés à une durée réalité : des entreprises technologiques ont nourri leurs résultats financiers avec nos données personnelles, mais sans parvenir dans le même temps à mettre en place des protections garantissant que ces données demeuraient privées et en sécurité. Nos informations personnelles sont vulnérables au vol et aux abus. Et pendant tout ce temps, une technologie qui nous surveille se rit littéralement de nous.

Les inquiétudes entourant le traitement des données des consommateurs ont atteint un point culminant avec les révélations sur la relation de Facebook avec une société d’analyse de données, Cambridge Analytica.

Pour un Internet éthique, et aussi de la croissance

Des figures de la Silicon Valley ont échangé des amabilités sur le sujet, mais Mozilla s’est montré particulièrement actif, exprimant ses griefs à l’égard du comportement de Facebook – ainsi que de l’état général de l’Internet.

L’éditeur de Firefox a mis fin à ses campagnes publicitaires sur Facebook, dénonçant les paramètres de confidentialité par défaut du réseau social. Il a également développé une extension de conteneur pour son navigateur qui isole l’activité Web de Facebook. Mozilla a même lancé une pétition pour essayer de faire pression sur Facebook afin qu’il adopte de meilleures protections de la vie privée.

Cet activisme se met en œuvre quelques mois après l’inauguration au sein de Mozilla d’une refonte critique de son produit phare, le navigateur web Firefox. L’actualité est l’opportunité pour l’éditeur de faire la preuve des mérites d’un logiciel amélioré et construit sur des principes forts.

« Nous avons intentionnellement choisi de participer au débat » reconnaît auprès de ZDNet, Jascha Kaykas-Wolff, le directeur marketing de Mozilla. « Il y a une déconnexion qui doit être prouvée ». Mozilla espère pouvoir démontrer que croissance et éthique sont conciliables pour une entreprise technologique.

L’engagement de Mozilla en faveur de la vie privée et de l’émancipation [« empowerment »] individuelle a été « absolument inébranlable » depuis deux décennies, assure Kaykas-Wolff. Son activité de navigateur, cependant, a été rudement ébranlée par Google Chrome. Le logiciel concurrent représente désormais plus de la moitié du marché mondial des navigateurs. Firefox, en revanche, a vu sa part s’écrouler au fil des années.

Néanmoins, Kaykas-Wolff estime que Mozilla est bien placé pour capitaliser sur l’intérêt nouveau des consommateurs pour un Internet éthique. Et après deux années d’études de marché, l’entreprise a identifié son marché cible : un segment de consommateurs qu’elle appelle des « conscious choosers », des internautes conscients ou sensibilisés.

« Nous avons trouvé un segment très important [des internautes] qui se soucie de la valeur et des valeurs » explique Kaykas-Wolff, « qui peut aider une organisation comme la nôtre à disposer d’un avantage compétitif. »

David Firefox contre Goliath Google, mais pas seul

Comme David confronté au Goliath Google (103,8 millions de dollars de résultat net pour Mozilla en 2016 contre 19,48 milliards pour Google), Mozilla sait qu’il ne dispose pas réellement des ressources lui permettant de présenter efficacement son nouveau navigateur à un large public.

Il a donc entrepris de faire des recherches sur son marché le plus fort, apprenant des consommateurs qui se soucient de la valeur et des valeurs – le genre de personnes faisant leurs achats sur les marchés et achetant des chaussures Toms.

Ce que Mozilla a observé, selon Kaykas-Wolff, c’est que « des exemples existent partout, pas seulement dans les pays développés. Les individus prennent des décisions conscientes pour acheter un produit ou un service parce qu’il fait ce qu’ils en attendent, mais aussi… en raison des valeurs d’une organisation. »

L’acteur conscient, estime Mozilla, représente environ 17% à 20% des utilisateurs d’Internet – un pourcentage suffisamment important pour que Firefox puisse faire une percée notable dans la domination de Chrome, s’il devait réussir à toucher ces consommateurs. Les millennials en font partie, même si les internautes recherchés ne sont pas strictement rattachés à une génération.

Pour atteindre ces consommateurs, Mozilla a identifié les villes du monde comportant les densités les plus élevées de ces « conscients ». Mercredi, l’éditeur lance par exemple une campagne de marketing à Portland, en Oregon, une ville accueillant un nombre particulièrement important de ces internautes.

Pendant huit semaines, Mozilla va s’installer dans la ville, s’associant à des marques locales comme la bière Widmer Brothers et parrainant des événements locaux comme une soirée de contes dans un théâtre. La société s’engage avec les médias locaux et utilise des canaux publicitaires traditionnels tels que les panneaux d’affichage.

Des cours de self defense dispensés par Mozilla

Mozilla tentera également d’adopter des approches plus singulières pour interagir avec les habitants, comme un cours de « self defense » qui enseignera aux participants comment se défendre physiquement et numériquement.

De son expérience à Portland, Mozilla tirera des leçons pour des campagnes similaires dans d’autres villes américaines comme Austin, Minneapolis, San Francisco ou New York. En Europe, l’entreprise lance sa première campagne à Berlin.

L’objectif, précise Kaykas-Wolff, est de recruter de nouveaux utilisateurs pour Firefox et d’illustrer auprès des internautes ce qui différencie le navigateur et la marque Mozilla de ses concurrents. Aujourd’hui, Firefox bénéficie d’une « notoriété spontanée incroyable ». Mais si Firefox est reconnu comme navigateur, les connaissances à son sujet s’arrêtent très souvent là.

Mozilla souhaite également attirer plus d’utilisateurs sur toute sa famille de produits, au-delà du navigateur de bureau traditionnel. Plus précisément, déclare Kaykas-Wolff, il aimerait jouir d’une « croissance hyperbolique » sur les produits mobiles (Firefox ne représente qu’une fraction du marché des navigateurs mobiles), ainsi que ses nouveaux logiciels.

Tout en travaillant sur la notoriété de sa marque, Mozilla s’efforce de déployer plus de produits incarnant l’avenir du web, comme le navigateur Firefox Reality pour les casques de réalité augmentée et virtuelle.

Les efforts de Mozilla devraient être une bonne nouvelle pour quiconque espère voir plus d’une entreprise dominer le web – en particulier un concurrent de Google comme Amazon, qui parie que l’AR et la VR d’entreprise reposeront sur le Web.

Cependant, à mesure que le web évolue, l’objectif de Mozilla de croître sans renier l’éthique ne fera que se complexifier. La société l’a reconnu lors de l’annonce de Firefox Reality : « Nous ne disposons pas encore de toutes les réponses sur la vie privée sur ce nouveau support, mais nous sommes déterminés à trouver la solution. »

Article « Mozilla launches new effort to lure users back to the Firefox browser » traduit et adapté par Christophe Auffray, ZDNet.fr

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Présentation de l’Open Computer : un ordinateur portable Modulaire sous GNU/Linux

Posted by CercLL sur 3 avril 2018

Bonjour,

Lors de mon article de présentation de Serge sur LinuxFr, je vous avais fait part d’un autre projet. Eh bien le voici c’est l’Open Computer.

Open Computer est un projet d’ordinateur portable modulaire, dont on peut changer facilement les composants, sous forme de block. Les pièces internes (processeurs, cartes graphiques, barrette de ram) sont interchangeables d’une simple pression et sans vis. Le clavier et l’écran sont également détachables. Pour accroître la personnalisation du PC, nous avons développé des modules USB appelés Mods qui permettront d’ajouter des fonctionnalités ou des connectiques. Les systèmes d’exploitation proposés seront basés sur GNU/Linux.
Nous avons développé l’ordinateur portable modulaire, afin qu’il ne soit plus jetable, mais réparable, évolutif et écologique.
L’idée c’est de rendre accessible à tous, le matériel de son ordinateur portable.

Origine du concept

C’est à l’occasion d’un stage en Chine, à CGNPRI (Shenzhen), dans la section « software development » que j’ai eu l’idée du concept d’ordinateur portable modulaire. À cause d’une panne d’ordinateur. En effet, la veille de la présentation des résultats finaux de mes recherches, mon ordinateur portable est tombé en panne et je n’avais aucun moyen de le réparer. La mise en place de la présentation fut assez complexe.
C’est donc à mon retour de Chine, que j’ai invité Aurélien Lefaucheux et Alexandre Combe à développer le projet avec moi. En 2017, en raison de la nécessité d’un expert en électronique, Jonathan Ruffenach a rejoint l’équipe.

L’Open Computer

Nous travaillons sérieusement sur ce projet depuis 2016, et on s’est dit qu’il était peut-être temps de communiquer un peu dessus.
Comme je vous l’avais dit dans l’article sur Serge, nous avons une jeune entreprise : Cairn Devices, basée à Strasbourg.

La modularité de notre PC repose sur 3 niveaux :

  • Les Blocks : Les composants principaux de l’ordinateur (RAM, SSD, carte graphique, etc.) sont présents sous forme de Blocks. Ils ont été conçus pour être le plus accessibles possible, aucune vis n’est utilisée, et ils sont interchangeables d’une simple pression
  • Les Mods : Module complémentaire s’appuyant sur les ports USB C. Exemple : La webcam, le port DisplayPort sont des Mods. Ils seraient ainsi facilement remplaçables. Ils seront Open Hardware
  • Écran détachable et interface remplaçable (clavier, touchpad)

Nous avons aussi fait une petite vidéo explicative ici, vous pourrez ainsi voir à quel point je suis à l’aise en vidéo.
https://www.youtube.com/watch?v=B9j5_xmm3UM

Le nom, Open Computer, n’est pas anodin, car nous sommes sensibles à l’Open Source et à la protection de la vie privée. Nos PC seront donc sous GNU/Linux en proposant : Mint, Fedora, Debian, Ubuntu et d’autres.

Bien entendu, notre ordinateur ne sera pas 100% Libre, mais nous faisons notre possible pour le rendre le plus Libre possible. Néanmoins, tout ce que nous concevons nous-mêmes est Open Hardware. Ainsi, notre entreprise en grandissant aura la capacité à chaque nouvelle version de l’Open Computer de le rendre un peu plus Libre.

Nous sommes également sensibles à l’Open Source, car il permet de répondre à des problématiques Européennes. Nous considérons que l’indépendance numérique Européenne peut être acquise en s’extirpant justement du modèle privateur de Microsoft. Notre souhait est donc de voir enfin émerger un écosystème numérique Européen basé sur l’Open Source.

Nous avons besoin de vous

  • Pour ce projet Open Computer, j’aurai besoin de votre aide, si vous l’acceptez, sur 2 points :
    Participer à une petite étude pour les prix de nos PC (maximum 30 secondes) : https://www.dragnsurvey.com/survey/r/3039c29
  • Si vous souhaitez propulser un fabricant de PC européen axé Open Source, aidez-nous à financer notre prototypage, en nous soutenant par votre vote ! https://lafabrique-france.aviva.com/voting/projet/vue/30-907
    (oui, je sais l’inscription est pénible, mais elle prend 2 minutes et c’est très important pour nous, car vous pouvez nous apporter jusqu’à 10 votes chacun).

Source linuxfr.org

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