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CercLL d'Entraide et Réseau Coopératif Autour des Logiciels Libres

Archive for 18 mars 2019

Le CESE préconise l’usage des logiciels libres pour une politique de souveraineté européenne

Posted by CercLL sur 18 mars 2019

Le 13 mars 2019, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) publiait son avis « pour une politique de souveraineté européenne », présenté par son rapporteur Benoît Thieulin. Prenant acte des enjeux profondément politiques liés à la position dominante des silos technologiques essentiellement américains et chinois, notamment dans des considérations écologiques, le Conseil préconise l’usage de logiciels libres et le soutien à leur développement à l’échelle européenne.

Près d’un an après la Cour des comptes, qui validait le recours aux logiciels libres au sein de l’État dans son rapport public annuel 2018, le CESE — chambre consultative de valeur constitutionnelle — rappelle dans sa préconisation n°17 qu’une « politique de souveraineté européenne » ne peut faire l’économie d’une stratégie politique volontaire en faveur du logiciel libre. Sans limiter son analyse au premier niveau évident d’un usage effectif de logiciels libres par les administrations publiques, l’avis met en avant le rôle moteur de soutien au développement que doit jouer la puissance publique au profit d’une informatique libre au service de tous : penser l’informatique comme un « bien commun », ou un commun informationnel, pour répondre efficacement aux enjeux d’interopérabilité, de neutralité mais aussi écologiques qui s’y attachent.

Préconisation n°17 :

Établir au niveau européen les régulations fondamentales de l’usage des blockchains et des logiciels libres et soutenir leur développement par la mise en place de coopératives de développeurs, l’introduction de quotas dans les appels d’offres publics et le financement de projets répondant à des besoins collectifs au plus près des territoires. Les régulations devront permettre l’émergence de gouvernances non énergivores ouvertes sur la société civile, et garantir l’interopérabilité et la neutralité des solutions proposées. »

Le gouvernement français qui semble prompt à rappeler son attachement au logiciel libre, démontre systématiquement son refus de traduire en actes ses paroles en s’en remettant à des arguments éculés. Le retour en arrière annoncé à la DINSIC (Direction interministérielle au numérique)1 dont la politique en faveur du logiciel libre était l’objet de la recommandation du rapport de la Cour des comptes, le rejet d’une priorité au logiciel libre dans l’Éducation nationale, en sont les plus récents exemples. Le gouvernement sera inspiré de prendre dûment en compte l’avis du CESE dont une des traductions effectives est l’inscription dans la loi d’une priorité au logiciel libre et aux formats ouverts dans les administrations publiques.

La préconisation du CESE est détaillée dans l’avis à partir de la page 43, extrait :

« Au-delà d’applications ou de technologies particulières et face aux positions dominantes d’opérateurs issus d’États tiers, l’UE aura avantage à développer une culture de la pluralité des systèmes et à favoriser la diversité du monde numérique afin de préserver la liberté de choix des acteurs. Face à un modèle numérique américain fondé sur le marché et la concentration capitalistique et technologique, et un modèle chinois fondé sur un contrôle et une surveillance étroits du net par les autorités , elle gagnerait à privilégier le modèle des biens communs – celui d’un socle technologique et juridique reposant sur des règles élaborées en commun et sous contrôle public . Pour atteindre cet objectif, l’UE a intérêt à :

[…]

– développer le recours à des logiciels libres (open source), dont le code est accessible et auditable : le logiciel Open Street Map, utilisé par les services de la présidence de la République française pour l’organisation des déplacements présidentiels, la plateforme Wikipédia, qui draine à elle seule plus du tiers des 300 millions de sollicitations journalières du moteur de recherche Google Search, ou encore la messagerie électronique protégée Proton, sont autant d’exemples de telles ressources ouvertes, écrites en open source en dehors des entreprises et des institutions et qui constituent de véritables opérateurs du bien commun. Une politique de soutien au développement de ces ressources peut passer par la mise en place de coopératives permettant de réunir plusieurs développeurs de petite taille, de manière à atténuer le déséquilibre de forces existant face aux GAFAM ; elle peut également prévoir l’obligation d’une proportion de logiciels libres dans les réponses aux appels d’offres publics. Un soutien financier pourra être apporté aux niveaux européen, national et régional aux projets visant à développer des solutions alternatives fondées sur le logiciel libre pour des services jugés d’intérêt général (géolocalisation, contenus éducatifs et culturels, valorisation des régions et du patrimoine, etc.).

Proscrire l’utilisation d’algorithmes de filtrage à priori

Sans prendre position sur le fond de la directive droit d’auteur encore en cours de discussion, et contre laquelle l’April appelle à une mobilisation massive, l’avis met intelligemment en garde, page 31, contre les algorithmes de filtrage automatisé, objet de l’article 13, et leur potentiel impact sur la neutralité du Net.

« En matière de lutte contre les contenus illicites et les informations mensongères, comme en matière de protection du droit d’auteur, il paraît donc à l’inverse préférable de défendre la neutralité du Net en proscrivant l’utilisation d’algorithmes de filtrage à priori. »

Source april.org

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Ubuntu Linux : mettre à jour son système en 2 minutes !

Posted by CercLL sur 18 mars 2019

Ce tutoriel vous explique comment mettre à jour Ubuntu Linux en mettant à jour tous les paquets installés sur votre système. Deux méthodes vous sont proposées : avec le Terminal ou avec le Gestionnaire de mises à jour.

Pour rappel, un paquet est une archive contenant les fichiers nécessaires à l’installation d’un logiciel sur Ubuntu Linux. Pour faire simple, un paquet = un logiciel.

Mettre à jour ses paquets, c’est donc mettre à jour tous ses logiciels ainsi que leurs dépendances (un paquet nécessite souvent la présence d’un ou plusieurs autres paquets pour fonctionner). Pour plus d’informations : Télécharger et installer des logiciels sur Ubuntu Linux.

Vous allez voir qu’il est BEAUCOUP de plus simple de mettre jour son système avec Ubuntu qu’avec Windows, c’est le moins que l’on puisse dire !

Méthode n°1 : avec le Terminal

  1. Ouvrez le Terminal
  2. Mettez à jour la liste des paquets :
  • sudo apt update

    Dans la capture ci-dessous, on voit que 263 paquets peuvent être mis à jour.

  • Affichez les paquets pour lesquels une mise à jour est disponible :
  • apt list --upgradable
  • Mettez à jour les paquets installés sur le système avec au choix :
  • sudo apt upgrade

    upgade : les paquets seront remplacés par des versions plus récentes, mais sans qu’aucun autre paquet ne soit ajouté ou supprimé. Par exemple, une nouvelle version de Firefox sera installée avec apt upgrade.

    • sudo apt full-upgrade

      full-upgrade : même chose que apt upgrade, mais supprime des paquets si cela est nécessaire pour installer les nouvelles versions des paquets.

  • Supprimez tous les paquets devenus obsolètes et qui ne sont plus nécessaires :
  • sudo apt autoremove
  • Supprimez le cache des paquets qui ne peuvent plus être téléchargés :
  1. sudo apt autoclean

Et voilà, votre Ubuntu est à jour ! Tous les paquets du système ont été mis à jour.

Source lecrabeinfo.net

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Les logiciels libres, un instrument pour restaurer une souveraineté numérique de l’Europe

Posted by CercLL sur 18 mars 2019

Un avis du Conseil économique, social et environnemental décline 17 propositions pour « une politique de souveraineté européenne du numérique ». Il prône un recours accru aux logiciels libres.

Loin derrière la domination des géants du Net américains et la puissance émergente des géants chinois, les GAFAM et les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi), l’Europe peut et doit réagir. C’est ce que développe l’avis « Pour une politique de souveraineté européenne du numérique », présenté et voté cette semaine au Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Présenté par son rapporteur, l’ancien président du Conseil national du numérique Benoît Thieulin (membre du groupe des personnalités qualifiées au CESE), cet avis – pour lequel le Conseil s’est autosaisi – a été adopté le 13 mars. Il porte sur plusieurs points (fiscalité, concurrence, environnement, soutien aux start-up etc.), et énumère 17 préconisations.

« Le modèle des biens communs », face aux modèles US et chinois

La dernière partie de l’avis (pages 42 et 43), qui aboutit à la préconisation n° 17, invite à plus d’utilisation de logiciels libres.

« Face à un modèle numérique américain fondé sur le marché et la concentration capitalistique et technologique, et un modèle chinois fondé sur un contrôle et une surveillance étroits du Net par les autorités, elle [l’Union européenne] gagnerait à privilégier le modèle des biens communs – celui d’un socle technologique et juridique reposant sur des règles élaborées en commun – et sous contrôle public. »

L’avis propose que l’UE se dote d’infrastructures indépendantes et de ses propres normes et standards, « afin de ne pas être contrainte d’adopter les normes et standards élaborés par les opérateurs américains ou chinois ». Il préconise aussi de:

« développer le recours à des logiciels libres (open source), dont le code est accessible et auditable: le logiciel Open Street Map, utilisé par les services de la présidence de la République française pour l’organisation des déplacements présidentiels, la plateforme Wikipédia, qui draine à elle seule plus du tiers des 300 millions de sollicitations journalières du moteur de recherche Google Search, ou encore la messagerie électronique protégée Proton, sont autant d’exemples de telles ressources ouvertes, écrites en open source en dehors des entreprises et des institutions et qui constituent de véritables opérateurs du bien commun. »

Des quotas dans les appels d’offres

Pour développer ce recours au Libre:

« Une politique de soutien au développement de ces ressources peut passer par la mise en place de coopératives permettant de réunir plusieurs développeurs de petite taille, de manière à atténuer le déséquilibre de forces existant face aux GAFAM; elle peut également prévoir l’obligation d’une proportion de logiciels libres dans les réponses aux appels d’offres publics. Un soutien financier pourra être apporté aux niveaux européen, national et régional aux projets visant à développer des solutions alternatives fondées sur le logiciel libre pour des services jugés d’intérêt général (géolocalisation, contenus éducatifs et culturels, valorisation des régions et du patrimoine, etc.). »

La préconisation en résultant est celle-ci:

« Etablir au niveau européen les régulations fondamentales de l’usage des blockchains et des logiciels libres et soutenir leur développement par la mise en place de coopératives de développeurs, l’introduction de quotas dans les appels d’offres publics et le financement de projets répondant à des besoins collectifs au plus près des territoires. Les régulations devront permettre l’émergence de gouvernances non énergivores ouvertes sur la société civile, et garantir l’interopérabilité et la neutralité des solutions proposées. »

Pierre-Jean Coulon, président de la section TEN (en charge entre autres du numérique) du CESE européen, assistait à la présentation de l’avis. Il en a approuvé le contenu et a invité son rapporteur Benoît Thieulin à venir exposer ses conclusions devant le CESE européen. Les dirigeants de l’UE entendront-ils ses recommandations?

Source zdnet.fr

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