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Rothschild Patent Imaging vs GNOME : un cas particulier de brevet résolu, mais pas de jurisprudence

Posted by CercLL sur 26 mai 2020

La Fondation GNOME règle un problème de brevet et obtient un engagement de non-poursuite pour tout logiciel publié sous une licence de logiciel libre approuvé par l’Open Source Initiative. Contrairement à l’annonce initiale, la Fondation GNOME n’est pas allée en justice pour faire invalider ce brevet.

En octobre 2019, la Fondation GNOME, attaquée par un patent troll 1, avait décidé de répliquer en justice pour se défendre et défendre les communautés du logiciel libre contre les abus du système de brevets. L’April avait soutenu la Fondation dans sa démarche en faisant un don au fonds de défense de GNOME contre les trolls des brevets.

GNOME est un environnement de bureau libre, facile d’utilisation, convivial dont l’objectif est de rendre accessibles les systèmes d’exploitation libres. Comme elle l’expliquait, la fondation GNOME était attaquée par un patent troll Rothschild Patent Imaging (RPI) pour atteinte à un brevet relatif à la distribution d’images (concernant Shotwell le logiciel de GNOME d’organisation d’images et de photos). La Fondation avait décidé de ne pas se laisser faire et avait décidé d’aller en justice pour « envoyer un message à tous les trolls de brevets dans le domaine du logiciel ».

En effet, dans son annonce d’octobre 2019, la Fondation GNOME annonçait notamment une requête en irrecevabilité du brevet pour le faire invalider : « Nous voulons envoyer un message à tous les patent trolls dans le domaine du logiciel — nous nous battrons, nous gagnerons et nous ferons reconnaître l’invalidité de votre brevet. »

Le 20 mai 2020, La Fondation GNOME, Rothschild Patent Imaging et Leigh M. Rothschild ont annoncé que le différend avait été réglé : la Fondation a obtenu une clause de non-poursuite pour tout brevet détenu par Rothschild Patent Imaging. De plus, l’accord prévoit que les logiciels libres sous licence Open Source Initiative (consulter la licence des licences) ne pourront pas être poursuivis par Rothschild Patent Imaging sur l’ensemble des brevets (une centaine).

Cet accord est sans doute un bon accord pour GNOME et permet de neutraliser une centaine de brevets pour les logiciels libres sous une licence validée par l’OSI. Mais au final la Fondation considère le brevet logiciel pour lequel RPI attaquait – et incidement tous les autres de son portefeuille – comme valide. Cet accord à l’amiable résout un cas particulier – la menace des brevets de RPI – alors que la contre-attaque annoncée par GNOME aurait pu donner lieu à une jurisprudence s’étendant au-delà de ce seul cas, dans un domaine où justement les jurisprudences sont rares. Les patent trolls ont tout intérêt, en évitant les procès, à maintenir l’incertitude juridique qui est un élément déterminant de leur capacité de nuisance.

Source april.org

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Le Parlement européen adopte la préférence pour le logiciel libre pour les institutions de l’UE

Posted by CercLL sur 26 mai 2020

Le 15 mai 2020, en séance plénière, le Parlement européen a approuvé plusieurs rapports de décharge budgétaire qui comprennent des amendements invitant les institutions de l’UE à utiliser principalement des solutions open source. En pratique, à partir de maintenant, toutes les solutions informatiques développées par et pour les institutions de l’UE devront d’abord être évaluées par rapport à la possibilité d’utiliser des solutions open source. Les évaluations devront ensuite être rapportées à la commission du contrôle budgétaire du Parlement sur une base annuelle, lors de la procédure de décharge.

Le texte exact et officiel de la résolution concernant la préférence pour le logiciel libre :

« [Le parlement] reconnaît la valeur ajoutée que les logiciels libres et ouverts peuvent apporter au Parlement ; souligne en particulier leur rôle dans l’amélioration de la transparence et dans la prévention des effets de blocage des fournisseurs ; reconnaît également leur potentiel en matière d’amélioration de la sécurité étant donné qu’ils permettent de relever et de corriger les faiblesses ; recommande vivement que tout logiciel développé pour l’institution soit rendu public sous licence de logiciel libre et ouvert »

Une autre résolution concernant les formats ouverts :

[Le parlement] reconnaît que la production de données publiques sous un format ouvert, lisible par machine, facilement accessible et réutilisable offre de grandes possibilités tant pour la transparence envers le public que pour l’innovation ; salue les initiatives en cours visant à créer et à convertir une partie de ses données qui revêtent un intérêt pour le public sous ce format ; souligne la nécessité d’adopter une approche plus conviviale, systématique et coordonnée pour de telles initiatives, dans le cadre d’une politique bien définie des données ouvertes du Parlement »

Merci au Parti pirate européen, et en particulier à l’eurodéputé tchèque et vice‑président du Parlement européen, Marcel Kolaja, qui sont à l’origine des amendements en question.

Précisons que ces résolutions ne concernent que les institutions de l’UE, et pas celles des États membres. Elles donnent néanmoins un signal fort dont on espère qu’il sera aussi suivi par les gouvernements nationaux, et en particulier le nôtre, qui s’est avéré très timide sur la promotion du logiciel libre depuis trois ans.

Source linuxfr.org

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Comment installer Debian sur une cible iSCSI (diskless)

Posted by CercLL sur 26 mai 2020

image dediée

Tant qu’à déporter des volumes de stockage sur un serveur via des protocoles comme iSCSI, pourquoi ne pas y placer un système d’exploitation entier ? Une installation de type diskless rendue possible par certains OS, dont Debian.

iSCSI est une solution d’accès en blocs aux données, couramment utilisée dans les datacenters. Elle permet de centraliser la capacité de stockage des serveurs au sein de « disk arrays » via un SAN (Storage Area Network). Mais on peut l’exploiter de manière plus simple, via un serveur « NAS », pour y déporter des volumes (LUN) à partitionner côté client.

De quoi augmenter la capacité de stockage d’une machine ou ne la laisser accéder à des données que lorsqu’elle est sur le réseau local. Ce, avec une meilleure efficacité que des solutions de type File Storage nécessitant la mise en place de protocoles de partage réseau comme Samba (SMB/CIFS), NFS (Network File System) ou AFP (Apple Filing Protocol).

Ainsi, le client n’a accès qu’à certains volumes de données, limitant l’impact d’attaques de type ransomware. Via le serveur, on pourra facilement sauvegarder les différents LUN, que ce soit de manière classique ou via la création d’instantanés.

Source nextinpact.com

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Linux, son créateur craque pour un PC AMD Ryzen Threadripper, explication

Posted by CercLL sur 26 mai 2020

 

AMD doit probablement savourer les dernières déclarations de Linus Torvalds la création du noyau Linux. L’homme vient de faire évoluer son PC en adoptant une plateforme AMD.

L’information fait parler d’elle. Linus Benedict Torvalds connu pour avoir créé en 1991 le noyau Linux a révélé la configuration de sa nouvelle machine principale de développement. Elle s’appuie sur une plateforme haut de gamme signée AMD. Mieux l’homme déclare qu’il s’agit pour la première fois depuis 15 ans d’un abondons d’Intel.

Linux et le Ryzen Threadripper 3970X

Son nouveau PC prend vie grâce à un processeur Ryzen Threadripper 3970X. Il s’agit d’un petit monstre issu d’une gravure à 7 nm FinFET assurée par TSMC. Il dispose de 32 cœurs épaulés de la technologie SMT soit 64 cœurs logiques. L’ensemble s’accompagne de 16 Mo de cache L2 et 128 Mo de cache L3. La fréquence de fonctionnement est calibrée de base à 3.7 GHz tandis que l’ensemble s’accompagne d’une enveloppe thermique concequente de 280 Watts.

Source ginjfo.com

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Pré-ouverture du service visio.chapril.org

Posted by CercLL sur 23 mai 2020

Avec François, nous avons le plaisir de vous annoncer la pré-ouverture
du service visio.chapril.org, un service pour faire de la
visioconférence \o/

C’est une instance Jitsi Meet, un produit déjà connu et disposant d’une
offre riche en ce moment. Mais combien en restera-t-il dans 2 mois ?
D’où l’intérêt de proposer le service au sein du Chapril.

Donc, testez, testez et testez encore. Pour faire des retours :

visio-support@chapril.org ;
chapril@april.org ;
https://agir.april.org/projects/visio-chapril-org/issues

À vos tests, prêts, partez !

Chaprilement,

Christian (Cpm).

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GIMP 2.10.14 et 2.10.18 : sans limites

Posted by CercLL sur 22 mai 2020

GIMP, l’outil libre de référence pour l’édition et la retouche d’image, est sorti dans sa version 2.10.14 le 30 octobre 2019, puis 2.10.18 le 24 février 2020. Il s’agit d’une annonce combinée pour ces deux sorties parce qu’on a trop tardé pour cette dépêche !

Les yeux acérés auront remarqué qu’une troisième version semble avoir sauté (2.10.16). Cela est dû à un bogue critique découvert juste après la sortie, donc on est passé directement à GIMP 2.10.18 quelques jours plus tard, sans annoncer officiellement la 2.10.16.

Ces sorties s’accompagnent de nombreuses nouvelles fonctionnalités attendues, telles que l’édition hors canevas, ainsi que l’habituelle stabilisation et correction de bogues.

Wilber déborde de la toile

Sommaire

GIMP 2.10.14 apporte notamment :

  • la visualisation et l’édition des pixels en dehors du canevas ;
  • la possibilité d’éditer des calques désactivés ;
  • un mode d’aperçu en nuances de gris pour l’outil de sélection de premier plan ;
  • un nouveau filtre carte de normales ;
  • le support des tampons GEGL pour 27 anciens filtres ;
  • des améliorations dans la prise en charge des formats HEIF, TIFF et PDF ;
  • une meilleure gestion des fichiers XCF corrompus ;
  • une accélération des traitements en nuances de gris ;
  • la compatiblité avec macOS Catalina ;
  • 45 corrections de bugs et 22 mises à jour de traduction.

De leur côté, GIMP 2.10.16/2.10.18 viennent avec:

  • des outils groupés dans la boîte à outil ;
  • des éléments de curseurs plus compacts ;
  • des prévisualisations de transformation améliorés ;
  • une zone d’ancrable qui « s’allume » quand on glisse un ancrable ;
  • nouvel outil de Transformation 3D ;
  • optimisation des déplacements de brosses pour un travail de peinture plus fluide ;
  • des améliorations de la peinture en symétrie ;
  • chargement plus rapide des brosses ABR ;
  • meilleure prise en charge du format PSD ;
  • amélioration de l’interface pour la fusion et l’ancrage de calques ;
  • vérification des nouvelles sorties ;
  • 28 corrections de bugs et 15 mises à jour de traduction.

GIMP 2.10.14

La vue et l’édition hors canevas

Le canevas est le support de l’image. Par défaut dans GIMP, la taille du canevas coïncide avec la taille de l’image.
L’impossibilité de visualiser et de modifier du contenu hors de cette zone était rédhibitoire pour certains usages, cette nouvelle fonctionnalité est une avancée majeure pour de nombreux graphistes.

Comment ça marche :

  • Il existe maintenant un nouveau mode Afficher tout, accessible via le menu Afficher, qui révèle tous les pixels en dehors de la limite de la toile.
  • Ce mode utilise un damier alpha pour le remplissage de la toile, mais vous pouvez configurer GIMP pour utiliser temporairement ou de manière permanente la couleur de remplissage habituelle.
  • Vous pouvez également activer l’affichage des limites de la zone de dessin (ligne rouge en pointillé).
  • La sélection des couleurs et des correctifs, le remplissage et la transformation fonctionnent maintenant en dehors de la zone de travail. Cela signifie que vous pouvez recadrer au-delà de la limite de la zone de travail ou sélectionner un motif source en dehors de cette zone pour corriger une cible dans le canevas.

Contenu visible avec le mode "Afficher tout"

Il ne s’agit là que d’un premier jet, d’autres outils devraient bientôt permettre d’exploiter le contenu hors du canevas.

Un mode « image » dans les outils de transformation

Ce nouveau mode permet, lors d’une transformation d’une image monocouche, d’agrandir automatiquement le canevas afin d’inclure tous les pixels pivotés ou déplacés, au lieu d’effectuer un rognage, action par défaut du mode Ajuster. Le commutateur est situé juste à côté de l’option pour transformer Calque, Chemin ou Sélection, en haut des paramètres de l’outil de transformation.

Il est complété par une nouvelle entrée de menu Image > Transformer > Rotation arbitraire…, qui active l’outil de rotation en mode Image.

Les filtres peuvent fonctionner hors limites du calque en cours

Certains résultats de filtres peuvent dépasser les limites du calque d’origine. Un exemple typique est l’Ombre portée (Drop Shadow). Les calques sont désormais redimensionnés si nécessaire au lieu de couper le résultat du filtre.

Calques redimensionnés en appliquant un filtre

Ce comportement peut être paramétré avec l’option Rognage (Clipping) des dialogues d’effets.

Calques invisibles éditables

Certaines personnes voulaient pouvoir éditer des calques sans les rendre visibles (par défaut, un calque invisible n’est pas éditable ; cela évite des erreurs si on retouche un calque par erreur, mais on ne s’en aperçoit que plus tard car il est invisible, et c’est alors trop tard pour annuler !).
Une option a été ajoutée pour cela dans les préférences (désactivée par défaut car c’est potentiellement un risque, mais activable pour qui a ce besoin).

Amélioration de l’outil de sélection à main levée

L’outil de sélection à main levée prend maintenant en charge la copie/coupe rapide sur canevas même quand la sélection n’a pas encore été validée, similaire aux autres outils de sélection.

Cela permet de faire des copier/couper-coller très rapides directement sur le canevas.

Amélioration de l’outil d’extraction du premier plan

Un nouveau mode Niveau de gris de prévisualisation pour l’outil d’extraction du premier plan fait son apparition. Cela permet de prévisualiser le masque de sélection en niveaux de gris plutôt qu’en bleu. L’ancien mode unique s’appelle désormais Couleur et quatre couleurs peuvent être sélectionnés (rouge, vert, bleu ou gris). Cela permet d’adapter la visualisation de la sélection en cours à différent type d’images.

Meilleur « adoucissement de la sélection »

La boîte de dialogue de l’adoucissement de sélection a une nouvelle case Les zones sélectionnées continuent en dehors de l’image similaire aux fonctionnalités de Réduction de la sélection et Border la sélection.

Quand cette case est cochée, les pixels sélectionnés en bordure de l’image se comportent comme si l’image continuait hors de ses frontières. Cela permet de ne pas se retrouver avec un adoucissement en bordure de calque, ce qui n’est pas forcément ce que l’on recherchait.

Nouveaux filtres

Un nouveau filtre de Carte normale (Normal map) fait son apparition.

filtre "Normal map" de GIMP

En outre, diverses opérations GEGL ont maintenant un accès direct dans GIMP :

  • Matrice de Bayer (Bayer Matrix) et Sinusoïde linéaire (Linear Sinusoid) sont disponibles dans Filters > Render > Pattern ;
  • Papier journal (Newsprint) dans Filters > Distorts est une version GEGL du filtre historique ;
  • Flou courbure moyenne (Mean Curvature Blur) est utile pour un flou protégeant les bords.

D’autres opérations GEGL remplacent maintenant leur ancestraux greffons équivalents : Neon (Filters > Edge-Detect), Stretch Contrast (Colors > Auto) et Oilify (Filters > Artistic).

Enfin vingt-sept vieux filtres ont été portés vers GEGL, en 8 bit seulement pour l’instant (toujours sous la forme de greffon, pas des opérations GEGL natives, utilisant néanmoins des buffers GEGL). Le filtre Van Gogh a quant à lui été porté en haute densité de couleur (jusqu’à 32 bits par canal, en flottant).

HEIF, TIFF et PDF améliorés

L’import et l’export en format HEIF prend maintenant en charge les profils de couleur, avec case à cocher adéquate dans la boîte de dialogue d’export.

L’import du format TIFF demande maintenant comment traiter les canaux additionnels (qui peuvent être n’importe quel type de donnée, sans sémantique donnée par le format), notamment en proposant de les utiliser comme canal alpha pré-multiplié ou non ou l’importer comme canal nommé générique. Cela corrige un bug avec certains fichiers TIFF à 4 canaux et permet de gérer plus de cas particuliers en laissant la possibilité de choisir comment traiter des données sans sémantique attachée.

Les calques de textes à l’intérieur d’un groupe sont maintenant correctement exportés en PDF.

Une meilleure gestion des fichiers XCF corrompus

Jusqu’ici, GIMP s’arrêtait à la première incohérence dans un fichier XCF. Ainsi on aurait pu avoir un fichier de 100 calques dont le premier calque était corrompu et ainsi perdre les 99 autres, alors que ces derniers auraient pu être « sauvés ». GIMP essaye dorénavant de continuer l’ouverture d’une image partiellement corrompue, afin de récupérer ce qui peut l’être.

GIMP 2.10.16/2.10.18

GIMP groupe les outils

Groupement des outils par défaut

Au fil des années, nous avons rajouté encore et encore des outils, ce qui rend GIMP plus puissant mais peut rendre compliqué de retrouver ses marques.

Par défaut, les outils sont maintenant groupés (outils de sélection ensemble, outils de peinture ensemble, etc.) ce qui donne une boîte à outil moins « bordélique ».

Outils de GIMP groupés

On notera que les groupes peuvent être désactivés dans les préférences, de même que vous pouvez y réorganiser les outils, leur ordre, créer ou retirer des groupes, etc. C’est ce que faisaient déjà avant les professionnels ou amateurs éclairés (sauf le groupement bien sûr), par exemple pour ne voir que ses outils préférés ou habituellement utilisés, ou bien l’inverse puisque les outils préférés auront en général un raccourci bien connu. Notons aussi que l’absence d’un outil dans la boîte à outil ne l’empêche pas d’être sélectionné (par raccourci, par menu ou par la recherche d’action par exemple).

Curseurs compacts

Le widget curseur de GIMP prenait beaucoup d’espace vertical, avec une intéraction basée sur une partie supérieure (modification rapide de valeur) et inférieure (modification lente).

Cela a été changé par défaut, bien que l’on puisse retrouver l’ancien design des curseurs par une option dans les préférences, pour les nostalgiques.

Nouveaux curseurs de GIMP

La modification rapide ou lente peut maintenant se faire avec des modificateurs et le bouton primaire (gauche par défaut) de la souris ou avec la roue :

  • Clic + glisser pour changer la valeur avec incrémentation normale
  • Shift + clic + glisser (ou clic secondaire/droit + glisser) pour une incrémentation faible
  • Ctrl + clic + glisser pour une incrémentation rapide

Voici une référence plus complète en image:
Référence pour nouveau curseur de GIMP

Amélioration du système d’ancrable

Le petit texte « Vous pouvez déposer les fenêtres ancrables ici » qui s’affichait sous la boîte d’outil en cas d’absence d’ancrable a finalement été retiré. Avoir seulement une boîte à outil d’un côté est une organisation tout à fait valide et afficher un texte permanent était une mauvaise idée en plus de poser problème.

Maintenant en glissant un ancrable, toutes les zones de dépôt possibles seront simplement illuminées comme indice que l’ancrable peut être réorganisé de cette façon. Voir aussi cette petite vidéo démo.

Nouveau thèmes d’icônes au contraste élevé

Certaines personnes souhaitaient un thème d’icônes avec un contraste un peu plus important, même si beaucoup apprécient les thèmes existants (trop de contraste est aussi un risque de focaliser trop le regard sur l’interface, ce qui peut être contre-productif dans un logiciel d’imagerie).

De nouveaux thèmes d’icônes au contraste supérieur ont ainsi été rajoutés et sont donc maintenant disponible dans les préférences.

Changer le thème d'icône

Il s’agit d’une solution non idéale qui correspond aux limitations de GTK+2. Idéalement avec GIMP 3, nous pourrons proposer de meilleurs moyens d’augmenter le contraste des thèmes d’icônes symboliques.

Accessoirement, les indicateurs de couleur d’avant/arrière-plan ont maintenant une bordure blanche/noire, les rendant donc visibles quelle que soit la couleur de l’interface.

Prévisualisation des transformations améliorée

La plupart des outils de transformation ont maintenant l’option Composited Preview qui permet d’avoir un rendu de prévisualisation avec la composition réelle (en fonction de la position dans la pile de calque, de même que la prise en compte des modes de calque adéquats). Vidéo démo

Cette option est accompagnée de deux sous-options.

  • Preview linked items active la prévisualisation des éléments liés (bouton « chaîne » dans la pile de calque). vidéo démo
  • Synchronous preview active le rendu synchronisé de la prévisualisation pendant le déplacement du curseur au lieu d’attendre que le mouvement s’arrête. Cela permet un aperçu immédiat de sa transformation, ce qui n’est pas toujours possible, notamment pour de très gros et très nombreux calques avec une composition complexe.

GIMP affiche aussi désormais la prévisualisation du rognage de calques transformés, ce qui évite les mauvaises surprises après validation.

Outil de transformation 3D

Un nouvel outil de transformation 3D fait son apparition pour changer la perspective d’un calque ou le déplacer dans un espace 3D. Vous pouvez décider d’un point de fuite puis déplacer le calque sur les axes X, Y et Z. Vidéo démo

Divers modificateurs sont aussi disponibles pour contraindre la rotation et les déplacements sur un axe seulement.
L’option Unified interaction permet de modifier le point de fuite de même que la rotation et le déplacement sans avoir à changer d’onglet dans la boîte de dialogue.
Enfin l’option Local frame permet de contrôler la transformation dans le cadre de référence local du calque plutôt que dans le cadre de référence global.

Amélioration du mouvement et de qualité des brosses

Le déplacement du contour des brosses apparaît maintenant bien plus fluide après avoir monté la fréquence de rafraîchissement de 20 fps jusqu’à 120 fps au maximum, de même qu’en désactivant l’ajustement des coups de pinceau (nouvelle option, désactivée par défaut). L’ajustement des coups de pinceau peut être réactivé dans l’onglet « Fenêtres d’images » des préférences. Vidéo démo

En outre la fréquence de peinture de l’outil Aérographe a été augmenté de 15 jusqu’à un maximum de 60 « tamponnages » par seconde, fluidifiant là encore l’expérience de peinture.

Enfin pour améliorer la qualité des brosses raster rétrécies (en peignant à une taille inférieure à la taille par défaut), les outils de peinture utilisent maintenant du mipmap pour rétrécir les brosses raster. Cela réduit l’aliasing des brosses rétrécies pour ainsi produire des traits de meilleure qualité.

Amélioration de la peinture en symétrie

Le mode de symétrie « Mandala » propose maintenant une option Kaléidoscope qui combine la rotation et la réflexion. Vidéo démo. Quand l’option est cochée, des traits additionnels en miroir s’ajoutent.

Chargement plus rapide des brosses ABR

GIMP prend en charge le format de brosse de Photoshop (ABR) depuis très longtemps. Dans cette version, la lecture de ces fichiers a été améliorée rendant le chargement beaucoup plus rapide, au cas où vous utilisiez beaucoup de ces brosses.

Meilleure prise en charge du format PSD

La lecture des fichiers PSD a aussi été énormément optimisée, de l’ordre de 1,5 à 2 fois plus rapide dans nos tests limités.

En outre, GIMP peut maintenant charger des fichiers PSD en CMYK(A) (seulement 8 bits par canal pour l’instant), qu’il convertit en RGB avec le profil sRGB seulement dans cette première version.

Ce plug-in est le premier à utiliser la récente prise en charge de CMYK dans babl (la bibliothèque de conversion de formats de GIMP) et annonce donc l’entrée progressive de plus de vraie prise en charge de ce modèle de couleur dans GIMP. Il ne s’agit toutefois que d’un tout premier pas.

Amélioration de l’ancrable de calques

Le bouton d’ancrage d’un calque flottant n’est désormais visible que lorsqu’un calque flottant est présent. Autrement un bouton de fusion de calque est affiché à la place, pour une action plus rapide, évitant ainsi d’avoir à aller et chercher dans le menu contextuel ou d’avoir à se souvenir du raccourci pour cette action.

Boutons ancrage et masque de calque dans GIMP

Les modificateurs suivant sont aussi disponibles sur le bouton de fusion:

  • Shift pour fusionner un groupe de calque
  • Ctrl pour fusionner tous les calques visibles
  • Ctrl + Shift pour fusionner tous les calques visibles avec les dernières valeurs utilisées

Vérification de nouvelle version

GIMP peut maintenant vérifier lors du lancement si une nouvelle version est sortie et vous en avertir. Il peut aussi vérifier la présence d’un nouvel installeur/paquet (pour Windows/macOS) d’une même version, utile dans le cas de corrections dans le paquet ou une dépendance.

Cette fonctionnalité est notamment utile pour les rapports de bug puisque nous recevons régulièrement des rapports sur de vieilles versions non prises en charge. Nous sommes en effet bien trop peu de développeurs et n’avons pas le loisir de prendre en charge plus que la dernière version sortie (un jour peut-être une LTS ou que sais-je, mais à ce jour, c’est impensable). Nous espérons donc à terme ne plus voir trop de GIMP totalement obsolète dans la nature.

Bien entendu, cette fonctionnalité est désactivable dans les Préférences et peut être retirée à la compilation avec --disable-check-update, ce qui est notamment conseillé pour tout paquet qui vient avec son propre canal de diffusion (comme les paquets de distribution Linux).

Autour de GIMP

Version macos améliorée… puis absente…

macOS Catalina est venu avec son lot de changement, notamment des permissions d’accès aux ressources (la nouvelle tendance dans tous les OS, avec diverses formes de bac à sable et permissions). Cela a fait beaucoup crier dans les chaumières puisque nombre de logiciels sont devenus inutilisables du jour au lendemain après mise à jour du système d’exploitation.

Nous avons donc dû faire évoluer l’empaquetage de GIMP qui fonctionne maintenant correctement sur Catalina depuis GIMP 2.10.14. Diverses autres corrections de bugs d’empaquetage ou d’intégration ont également été faites par notre empaqueteur macOS.

Malheureusement notre mainteneur de paquet macOS a disparu pour raison personnelle après la sortie de GIMP 2.10.18. Ainsi à l’heure actuelle, la dernière version officielle pour GIMP sur macOS est la 2.10.14. Aucun des autres contributeurs au long cours n’est vraiment intéressé par macOS. Nous avons récemment de nouveaux contributeurs qui pourraient continuer à faire vivre ce paquet (et nous espérons aussi que le contributeur précédent revienne et que nous ayons plus de redondance dans le futur), mais nous restons dans l’expectative.

Cela montre vraiment le manque de contributeur pour ces OS que sont macOS et Windows où nous n’avons presque aucun développeur.

Intégration continue

Compilation pour Windows en intégration continue

Nous cross-compilons maintenant GIMP pour Windows (32 et 64 bit) en intégration continue, ce qui nous permet de repérer rapidement les bugs pour cette plateforme qu’aucun des développeurs n’utilise, et possiblement d’améliorer le suivi et la stabilité de GIMP sur Windows.

La cross-compilation se fait avec mon outil d’environnement de cross-compilation Crossroad (j’en avais parlé sur linuxfr il y a pas mal d’années; je pense que je devrais refaire un nouvel article bientôt, car cela a beaucoup évolué depuis).

Compilation avec plusieurs systèmes de construction et plusieurs compilateurs

Pour attraper un plus grand nombre de bugs, notre intégration continue compile maintenant avec GCC ainsi que Clang (certains bugs ne surfacent qu’avec certains compilateurs), et avec les systèmes de construction autotools et meson (autotools est toujours le système officiel que nous recommandons aux mainteneurs de paquet tiers d’utiliser; notre build meson étant de son côté expérimental avec encore quelques bugs connus).

Le futur de GIMP

Comme toujours, nous concluons sur un peu d’information sur le développement. GIMP est développé par une poignée de développeurs permanents (3 principalement, Mitch, Ell et moi-même pour environ les 3/4 des commits sur les dernières années), assisté par plusieurs mainteneurs de rapports de bug et des gens qui aident pour le site, les réseaux sociaux, la documentation et bien sûr de nombreux traducteurs.

C’est donc un travail de longue haleine, et personnellement je trouve qu’il porte de plus en plus ses fruits. Pour la deuxième année consécutive, Aryeom du projet ZeMarmot (qui est aussi celui par lequel j’ai commencé à contribuer à GIMP, devenant ainsi un contributeur majeur) a donné des cours avec GIMP à l’université (ce qui lui fut explicitement demandé) et étudiants comme professeurs sont très contents du résultat.

Il nous semble évident que GIMP est de plus en plus reconnu comme incontournable (il était déjà connu de tous, mais la notoriété se fait de plus en plus sentir).

Le développement de ce qui deviendra GIMP 3 bat aussi son plein en parallèle des sorties de GIMP 2.10.x, avec beaucoup de nouveautés excitantes aussi (celles qui ne peuvent être aisément backportées). Il s’agit de tout un travail de fond, invisible mais extrêmement actif. En fait, le mainteneur et moi-même déplaçons clairement nos priorités progressivement sur le développement de GIMP 3 ces derniers temps.

Si vous souhaitez que cela continue, nous ne saurions que trop vous rappeler qu’il est aussi possible de donner au projet. Vous pouvez donner au projet directement, en sachant que cet argent ne peut être utilisé que pour les actions communautaires (faire se rencontrer les développeurs notamment) ainsi que pour financer du matériel. Ce sont des choses néanmoins importantes bien sûr.

Pour financer du développement proprement dit, il existe actuellement deux groupes qui lèvent des fonds pour vivre de l’amélioration de GIMP : pippin le développeur de GEGL, le moteur graphique de GIMP, et nous-même, le projet ZeMarmot, sous le parapluie de l’association LILA, qui finance mon développement (2180 commits dans l’arbre de développement principal de GIMP, second plus gros contributeur des 8 dernières années et troisième plus gros contributeur historique), lequel est porté par une utilisation professionnelle et les idées et design d’une réalisatrice/illustratrice professionnelle.
Voici par exemple un compte-rendu de travail en cours sur l’implémentation de sélection multiple de calques dans GIMP pour avoir une idée de ce sur quoi on travaille ces derniers temps.

Vous pouvez donc donner à l’association directement, ou au projet ZeMarmot sur Liberapay, Patreon ou Tipeee et ainsi contribuer à payer du développement pour GIMP.

Nous rappelons que vous pouvez aussi contribuer du votre, que ce soit du développement comme de la documentation, ou le site web (news, tutoriaux, etc.), et sûrement bien plus.

Dans tous les cas, nous vous souhaitons à tous un joyeux GIMPage de photo! 😃

Aller plus loin

Source linuxfr.org

Posted in CercLL | Tagué: , , | Commentaires fermés sur GIMP 2.10.14 et 2.10.18 : sans limites

Blender 2.8x : la consécration

Posted by CercLL sur 19 mai 2020

Après six ans de développement, la fondation Blender a récemment sorti les premières versions de la nouvelle série 2.8 de son fameux logiciel éponyme : Blender 2.80 (30 juillet 2019), puis 2.81 (21 novembre 2019) et enfin 2.82 (14 février 2020).

Blender est certainement le plus abouti des logiciels libres de modélisation, d’animation par ordinateur et de rendu en 3D.

 

Cette série 2.8 marque un pas important dans l’histoire du logiciel, non seulement par les nombreux changements de fond qu’elle apporte (nouveau moteur de rendu pour le rendu final et la prévisualisation depuis l’interface, nouveaux outils, une interactivité améliorée, etc.) mais aussi par l’insertion de ce logiciel dans le milieu professionnel. On notera que le programme de soutien financier au développement de Blender compte maintenant des entreprises comme Google, Ubisoft ou encore Epic Games. Il semble que Blender, avec son modèle libre, commence à convaincre l’industrie 3D.

Sommaire

Les nouveautés

Entre le début de l’écriture de cette dépêche et la fin, les versions 2.80, puis 2.81 et enfin 2.82 sont sorties. Ces trois versions ont apporté énormément de choses, et cela semble redondant de recopier les notes de sortie. La liste ci‑dessous ne fera donc que survoler certaines des fonctionnalités qui ont le plus fait parler d’elles. Pour le détail, je vous suggère de vous reporter aux notes de sortie officielles et aux manuels de Blender.

Esthétique et interactions

L’interface utilisateur a été repensée et met l’accent sur vos créations. Un nouveau thème sombre et un jeu d’icônes moderne ont été introduits. Les interactions clavier, souris et tablette ont été actualisées avec un clic gauche comme nouvelle valeur par défaut (changement un peu controversé, car Blender avait la particularité depuis toujours d’utiliser le clic droit pour des actions que la plupart des autres logiciels du milieu permettait avec un clic gauche). Les menus Favoris rapides fournissent un accès rapide aux outils souvent utilisés.

Ces changements apportent notamment un petit renouveau dans l’esthétique du logiciel, lui redonnant un petit coup de jeune.

Espace de travail

Les modèles et les espaces de travail vous permettent de démarrer rapidement avec des tâches telles que la sculpture, la peinture de texture ou le suivi de mouvement. Ils peuvent être personnalisés pour créer votre propre environnement de travail efficace.

Outils

L’interaction de divers outils a été revue, notamment avec l’ajout d’une barre d’outils. Plusieurs nouveaux outils ont aussi fait leur apparition.

Nouveau moteur de rendu : Eevee

Eevee pour « Extra Easy Vir­tu­al Envi­ron­ment Engine » est le nouveau moteur de rendu en temps réel de simulation physique, basé sur OpenGL et donc utilisant essentiellement le processeur graphique. Eevee utilise le procédé de matricialisation — autrement connu sous le terme « rastérisation » — plutôt que du lancer de rayon — raytracing — (comme le fait Cycles, ce qui en fait un moteur de rendu physique, au contraire d’Eevee), bien plus rapide, bien que moins précis. Néanmoins, la qualité reste tout à fait acceptable, et le gain de performance en fait un atout parfait pour le travail sur des délais courts (films et séries télévisées, jeux vidéo, démos, etc.).

Il fonctionne à la fois comme moteur de rendu des images finales et de la fenêtre de visualisation de la scène 3D en temps réel de Blender pour la création d’assets et possède des fonctionnalités avancées telles que la volumétrie, les réflexions et les réfractions dans l’écran, la diffusion sous la surface, les ombres douces et de contact, la profondeur de champ, le flou et le flou lumineux de la caméra.

Ce nouveau moteur est l’une des avancées majeures de Blender qui a fait le plus parler lors de la sortie de la version 2.80. En effet, il permet d’avoir un aperçu similaire au rendu final pendant le travail. Jusque‑là, on avait tendance à travailler sur des versions simplifiées, notamment sans texture ni lumière, pour garder un aperçu fluide. C’est donc un énorme bond en avant dans la facilité du travail de la 3D, et Blender est un des seuls logiciels permettant cet exploit.

Notons que ce nouveau moteur n’invalide absolument pas Cycles, le précédent moteur star de Blender et qui produira vraisemblablement de meilleurs rendus pour qui sait l’utiliser, ou en tout cas des rendus plus précis physiquement.
En outre, Eevee a aussi la possibilité de compléter Cycles en n’étant potentiellement utilisé que pour la prévisualisation temps réel, tout en faisant un rendu final avec Cycles. Cela est rendu possible par l’utilisation des mêmes nœuds de nuanceurs (shaders). On se rappellera que l’un des problèmes du passage à Cycles par rapport au moteur historique (lequel n’existe plus depuis Blender 2.80) était l’incompatibilité des propriétés de matériel et des nœuds. Ainsi, un rendu configuré pour le moteur historique ne fonctionnait pas pour Cycles (ou plus précisément, devait être entièrement reconfiguré), et vice versa. En ayant des moteurs interchangeables avec une reconfiguration minimale, cette version apporte un gain majeur d’utilisabilité.

Nouveau moteur de travail : Workbench

Alors que le moteur historique a été retiré, un troisième moteur a été rajouté : Workbench. Il ne s’agit pas d’un moteur destiné au rendu final (bien qu’il puisse être sélectionné au besoin), mais essentiellement d’un moteur de travail optimisé pour des prévisualisations extrêmement rapides. Il est ainsi fait pour être utilisé dans les phases de modélisation, d’animation, sculpture ou layout (c’est‑à‑dire toutes les phases où la fluidité importe plus que le rendu).

Animation 2D

L’outil « Crayon gras » (Grease Pencil) est désormais totalement intégré dans la modélisation. Depuis la 2.73, le crayon gras était un outil d’annotation. Désormais, il produit des objets manipulables : modélisation, transformation, disposition sur différents calques, etc. On peut donc manipuler le trait de crayon comme les autres objets de dessin. Blender est l’éditeur 3D ayant la 2D la plus intégrée.

Cette fonctionnalité fut ainsi la seconde grosse fonctionnalité qui a le plus fait parler d’elle. Plusieurs productions (voir plus bas : Evangelion et J’ai perdu mon corps) ont ainsi dit explicitement être passé à Blender car c’était le seul outil permettant cela.

Amélioration de Cycles

Cycles propose désormais des fonctionnalités standards telles que Cryptomatte, l’ombrage des cheveux et du volume BSDF et la diffusion Random Walk Subsurface. De nombreuses optimisations de rendu ont été effectuées, notamment le rendu combiné entre le processeur central et le processeur graphique, le temps de démarrage et de rendu OpenCL considérablement amélioré, ainsi que la prise en charge de CUDA pour les scènes non gérées par la mémoire graphique.

Sculpture

Quand on parle de « sculpture 3D », cela est à différencier de la « modélisation 3D », bien que les deux activités servent à aboutir à un modèle 3D. La modélisation va tendre à créer un modèle sur la base d’une édition plus « mathématique ». Typiquement, on partira d’objets assez basiques (cubes, sphères, etc.) que l’on déformera, que l’on subdivisera, auxquels on appliquera des opérations booléennes (union, intersection, différence…), et ainsi de suite. La sculpture fera la même chose mais de manière plus intuitive, en appliquant le pointeur sur l’objet et en utilisant des « brosses » 3D (qui peuvent retirer ou ajouter de la matière).

Blender avait déjà un module de sculpture depuis des années. Il a maintenant subi une refonte complète. Il s’agit de la grosse fonctionnalité de la version 2.81, rendant cette activité beaucoup plus simple. Blender est désormais devenu un outil de première classe pour la sculpture 3D.

Moteur physique des fluides

La version 2.82 apporte un nouveau moteur physique pour les liquides et les gaz utilisant Mantaflow, permettant aussi la simulation de feux et fumées. Elle intègre aussi la prise en charge du format (libre) Pixar USD (Universal Scene Description).

Et bien plus !

La toute récente 2.82a permet la simulation de liquides et gaz grâce au nouveau Mantaflow, ce dernier permettant également la création simplifiée de feux et fumées. Et bien d’autres nouveautés.

Encore une fois, il est conseillé de lire les notes de sortie (et de suivre les liens qui amènent par exemple au wiki officiel) pour en savoir plus et avec plus de détails.

Les signes de la reconnaissance publique

Un développement accéléré

La Fondation Blender a ouvert un fonds de développement Blender dans le but d’engager des développeurs à temps plein, sur la base de 5 000 € nécessaires par mois et par développeur. Ce fut un franc succès puisque, au jour de l’écriture de cet article, ils lèvent environ 92 000 € par mois (soit la capacité d’engager dix‑huit développeurs).

Mais ce qui a vraiment montré le succès grandissant de Blender fut l’arrivée de plus en plus d’entreprises donatrices parmi les professionnels du jeu vidéo, du film d’animation, voire du milieu médical. La tendance s’est particulièrement accélérée depuis mi‑2019, avec les premières sorties « candidates » pour Blender 2.80.

Depuis la fin 2018, en particulier nous pouvons lister :

  • D3tool (membre de bronze depuis le 18 décembre 2018), un logiciel libre de CAO en design dentaire sous la forme de greffons Blender ;
  • Google (membre d’argent depuis le 28 décembre 2018) ;
  • Intel (membre d’argent depuis le 24 mai 2019) ;
  • Cube (membre de bronze depuis le 28 mai 2019), studio d’animation parisien ;
  • Tangent (membre d’or depuis le 25 juin 2019), studio d’animation canadien ;
  • Epic Games (membre « Patron » depuis le 15 juillet), éditeur de jeux vidéo et du moteur Unreal Engine, a particulièrement défrayé la chronique en donnant 1,2 million de dollars pour le développement de Blender, et devenant ainsi le premier membre « corporate patron » de l’histoire de Blender (c’est‑à‑dire une entité donnant plus de 120 000 € par an) ;
  • Ubisoft Animation Studio (membre d’or depuis le 22 juillet 2019), studio d’animation (parent bien connu de l’éditeur de jeux vidéo éponyme), producteur du dessin animé Les Lapins Crétins : Invasion, va adopter Blender pour sa future réalisation, d’abord en produisant un court contenu dans son incubateur, puis en l’utilisant progressivement dans sa prochaine création en 2020 ;
  • Studio Khara et sa société Project Studio Q (membre d’argent depuis le 24 juillet 2019), le studio d’animation japonais qui produit actuellement le film de cinéma Evangelion ;
  • NVIDIA et AMD ont tous deux signé comme membre « Patron » (pour un total de trois) en août 2019, pendant la conférence SIGGRAPH.

Voir aussi le rapport de juillet 2019 du fonds de développement.

Une nouvelle référence professionnelle

Le choix de Blender par ces différentes entités est motivé par le fait que le logiciel évolue beaucoup, qu’il est soutenu par une communauté active, et qu’il est associé à la vision véhiculée par la Fondation Blender. C’est du moins ainsi qu’Ubisoft notamment a motivé son choix dans son article de presse.
Ce même studio explique que cela lui permet de contribuer à son développement en se joignant en tant que membre entrepreneurial et en partageant avec la communauté certains des outils que son équipe dédiée à Blender développera. Ubisoft aime l’idée que cet échange mutuel entre la Fondation Blender, la communauté et son studio profite à tous à la fin.

Bien que ce soient les termes employés par Ubisoft uniquement (tous les sponsors n’ont pas publié d’article de presse), on peut raisonnablement associer ces raisons à une bonne partie des donateurs. Quel meilleur moyen de faire le meilleur logiciel que de le faire tous ensemble, et ainsi profiter ensemble du travail de tous ?

On peut aussi relever que certaines entreprises ne participent pas financièrement mais contribuent au code. Mon exemple était NVIDIA, qui avait implémenté du ray‑tracing accéléré matériellement dans le moteur de rendu Cycles sans participer au financement à l’époque. Néanmoins, entretemps, ils se sont inscrits au fonds de financement (en tant que « Patron », c’est‑à‑dire parmi les plus gros financeurs), donc l’exemple est invalidé.

On notera aussi que le gagnant du prix « Cristal du long métrage » au festival d’Annecy cette année, J’ai perdu mon corps, a la particularité d’avoir été produit avec Blender ! Le festival d’Annecy est l’un des trois plus gros festivals d’animation internationaux et le prix Cristal est la plus haute distinction de ce festival. Pour avoir assisté à une projection, le réalisateur y a annoncé que le choix de Blender n’était ni philosophique ni financier (dans ce type de production, on veut éviter les risques et le prix des licences ne vaut pas un problème en production qui peut vite coûter des millions), mais fondé sur le fait que Blender était le seul logiciel qui possédait la fonctionnalité dont ils avaient besoin. Pour paraphraser ce que le réalisateur a dit en début de séance : sans Blender, le film n’aurait tout simplement pas pu être produit. Ladite fonctionnalité est le « Grease Pencil », qui a permis de dessiner l’animation en rotoscopie au‑dessus de la 3D. Ce film avait aussi été récompensé au Grand Prix de la Semaine de la critique à Cannes et a fait partie des films nominés aux Oscar dans la catégorie « animation ».

Bien sûr, ce ne sont pas les seuls, que ce soit la série Walking Dead, le film hollywoodien Wonder Woman, ou le dessin animé en production Evangelion: 3.0+1.0, Blender semble désormais partout et les studios semblent de plus en plus intéressés à y passer… Quand ce n’est pas déjà fait !

Les prix s’accumulent

En plus des prix reçus par des films produits avec Blender, on peut noter qu’il y a eu plusieurs prix récompensant le logiciel lui‑même.

Ainsi, en février à Hollywood, le logiciel Blender et son créateur, Ton Roosendaal, ont gagné le prix Ub Iwerks aux Annie Awards de l’ASIFA. Ce fut la première fois de l’histoire du cinéma qu’un logiciel libre a gagné un tel prix.

Cette reconnaissance claire de ce logiciel dans le milieu professionnel fut réitérée ensuite avec le prix de l’avancement technologique de Jon Peddie Research.

Conclusion

Avec les changements de licences par abonnement des gros éditeurs de logiciels audiovisuels, les rachats et disparition de logiciels propriétaires dans les dernières années, et les monopoles très présents, beaucoup de professionnels se posent des questions sur la pérennité de leurs outils de travail. Ce sont bien évidemment des questions qui ne vont aller qu’en grandissant, et la place du logiciel libre a commencé à faire son petit chemin dans l’esprit des gens ces dernières années. C’est un processus intéressant puisque le milieu audiovisuel restait l’un des derniers bastions du logiciel propriétaire qui servait d’excuse pour ne pas passer au tout libre, ou à un système d’exploitation libre (les autres bastions étant les jeux, aussi un secteur qui bouge pas mal autour de GNU/Linux dernièrement, ainsi que les logiciels métier ou très spécifiques).

De nos jours, Blender n’est plus seulement un concurrent viable ou possible, il devient de plus en plus le standard incontournable de la 3D dans le monde professionnel. Artistes, experts pipeline, développeurs, ceux qui ont fait ce choix il y a quelques années ont véritablement eu le bon réflexe pour leur carrière.

À noter que la Fondation Blender souhaite toujours plus de contributions de développeurs (C/C++ et Python). C’est un logiciel libre, ce qui signifie que vous pouvez être développeur, en décidant de participer et d’aider.

Le chemin est long, mais la voie est libre !

Aller plus loin

Source linuxfr.org

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Mozilla se débarrassera définitivement de Flash dans Firefox 84

Posted by CercLL sur 18 mai 2020

Cette fois, c’est la bonne. Flash, la technologie d’Adobe, réputée pour être une vraie passoire en termes de sécurité, tirera définitivement sa révérence en fin d’année 2020.

Et Mozilla d’annoncer que Firefox 84, l’une des prochaines versions majeures de son navigateur Web, ne prendra plus en charge le format Flash qui, de toute façon, est déjà désactivé par défaut sur les versions actuelles.

Firefox 84 tire un trait sur Flash

Prévu pour le mois de décembre 2020, Firefox 84 ne permettra plus, d’aucune façon, de lire du contenu Flash.

Une décision qui était attendue, étant donnée l’intention d’Adobe d’abandonner purement et simplement sa technologie à l’horizon 2021.

En lieu et place, Adobe et Mozilla encouragent ainsi les administrateurs du Web à transiter rapidement vers du HTML5 ou tout autre langage leur permettant d’animer leurs pages Internet sans pour autant compromettre la sécurité des utilisateurs.

Pourquoi tant de haine pour Flash ?

Conçu en 1996, Flash était alors un format révolutionnaire. Pensez donc : il permettait d’animer des pages Web afin de les sortir — enfin ! — de leur immobilisme glacial.

Si toutes les tentatives d’animations ne se sont pas souvent traduites par de grandes réussites esthétiques, Flash est surtout un programme capricieux, qui demande à l’utilisateur de le télécharger et le maintenir à jour pour pouvoir lire le contenu inclus sur les sites Web.

En 2010, Apple met au jour un certain nombre de problèmes liés à l’utilisation de Flash. Outre des failles de sécurité qui commencent à inquiéter, la technologie a aussi tendance à drainer énormément d’énergie, et à consommer beaucoup de mémoire vive. Résultat : Flash n’a plus droit de cité sur aucun appareil Apple. Radical.

Citons également d’énormes problématiques en termes de sécurité et de confidentialité des données (Flash peut exécuter du code malveillant, activer le microphone et la webcam sans le consentement de l’utilisateur, etc.).

Aussi l’industrie commença doucement sa transition vers le HTML5, un langage qui permet peu ou prou les mêmes choses, sans poser les problèmes précités.

Bref : une page du Web qui se tourne, à n’en pas douter. Mais il est permis de douter que Flash manque à qui que ce soit.

Source clubic.com

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Éthique et numérique – comment protéger nos droits et libertés

Posted by CercLL sur 10 mai 2020

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Distribution gratuite de masques à la population

Posted by CercLL sur 10 mai 2020

Cliquer ici

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SILL 2020 : quels mouvements dans le socle interministériel des logiciels libres ?

Posted by CercLL sur 9 mai 2020

L’État a mis à jour son socle de logiciels libres recommandés aux administrations. Le point sur les entrants et les sortants.

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Quels entrants et quels sortants dans le socle interministériel des logiciels libres (SILL) ?

Publié pour la première fois en 2013, ce catalogue de référence pour les administrations françaises est actualisé une fois par an.

La version 2020 vient d’être mise en ligne.

Quatre outils signalés l’an dernier comme « en fin de recommandation » disparaissent effectivement de la liste. Il s’agit de Pencil (maquettage IHM), FitNesse et DbFit (injection pour tester les couches basses) ainsi que phpBB (création de forums).

On recense une trentaine de nouveaux venus.

Dans la catégorie « Conception & Développement », deux d’entre eux sont en « observation » : l’analyseur statique d’apk Exodus Privacy et l’outil de monitoring Cachet.

Les autres entrants dans cette catégorie sont au statut « recommandé ». On trouve :

Dans la catégorie « Données et contenu », l’outil de génération de sites statiques Jekyll fait son entrée au statut « recommandé ». Tout comme le système de gestion de base de données Redis, en version 5.0.7 à Sorbonne Université, nous précise-t-on.

PeerTube en observation ; Prometheus et Grafana aussi

La catégorie « Espace utilisateur et canal » est la plus riche en nouveautés.

Deux outils font leur apparition au statut « en observation » : Opale (création de modules de formation) et PeerTube (plate-forme décentralisée d’hébergement de vidéos).

Les 11 autres ajouts sont au statut « recommandé » :

  • GNU Emacs (éditeur de texte)
  • RStudio (environnement de développement pour le langage R, en version 1.2 à l’Agence nationale de la cohésion des territoires)
  • SoGo et Zimbra (outils de webmail)
  • Zammad (application web pour la gestion du support)
  • OpenShot (logiciel d’édition de vidéos)
  • ProjectQtOr (module kanban)
  • NAPS2 (scan de PDF)
  • BigBlueButton (serveur de visioconférence pour navigateurs web ; l’académie de Versailles l’utilise pour des cours en ligne, de la formation et des présentations à distance)
  • VITAM (solution d’archivage électronique)
  • Archifiltre (système d’aide à l’archivage de fichiers, en version 2.0 aux ministère sociaux)

Dans la catégorie « Opérations », la majorité des outils ajoutés le sont « en observation ». Ils sont cinq :

  • Pulse (télédéploiement sur les postes de travail)
  • Rancher (orchestration de conteneurs)
  • Yunohost (déploiement d’applications)
  • Prometheus et Grafana (supervision de l’infrastructure et des composants)

Au statut « recommandé », les nouveaux s’appellent OpenFisca (moteur de calcul socio-fiscal), Proxmox VE (gestion des VM), postfix.admin (gestion de configuration postfix) et Matomo (statistiques de fréquentation de sites web).

CodiMD (outil de partage de notes) constitue le seul ajout à la catégorie « Orchestration & logique métier ».

Source silicon.fr

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Logiciel graphique gratuit et open source pour Windows 10, Linux, macOS : jetez un oeil sur Inkscape 1.0

Posted by CercLL sur 9 mai 2020

La version 1.0 de l’éditeur graphique vectoriel libre et gratuit du projet Inkscape regorge de nouvelles fonctionnalités. Voici un aperçu.

Le projet Inkscape, vieux de 16 ans, a publié la version 1.0 de l’éditeur de graphiques vectoriels libre et gratuit, après trois ans de développement. Inkscape 1.0 est disponible pour Linux, Windows et MacOS. Inkscape 1.0 regorge de nouvelles fonctionnalités et est désormais disponible en 20 langues avec de nombreuses améliorations de performances qui devraient le rendre sensiblement plus fluide.

Inkscape offre aux designers, artistes et scientifiques une alternative gratuite à Adobe Illustrator. Cette version apporte une prise en charge native de MacOS, ce qui signifie que les utilisateurs n’ont plus besoin de XQuartz pour qu’Inkscape fonctionne s’ils exécutent El Capitan ou une version plus récente. Il prend également en charge la résolution d’écran Apple Retina et est fourni avec Python 3 pour prendre en charge les extensions Inkscape.

Les points forts de la version 1.0 comprennent une boîte à outils plus logique, et des fonctions d’édition améliorées de Live Path Effects (LPE). Le projet indique que les améliorations de performances sont plus visibles lors de l’édition d’objets lourds, en utilisant le dialogue Objets, et lors du regroupement et du dégroupement.

Les artistes qui utilisent la main levée peuvent maintenant faire des rotations et des miroirs et utiliser les modes de vue Xray et Split. Il existe également un nouveau mode PowerPencil dans l’outil Crayon qui offre une largeur dépendant de la pression. Les utilisateurs peuvent également vectoriser des dessins au trait.Il existe plusieurs nouveaux outils pour les personnes travaillant sur des dessins techniques, notamment la possibilité d’aligner les grilles sur la page. De plus, l’indicateur de longueur de parcours de l’outil de mesure et l’axe Y inversé peuvent faire correspondre les coordonnées entre le code SVG et l’interface utilisateur d’Inkscape.

Le projet Inkscape pense que les utilisateurs de dessin technique apprécieront le nouveau LPE appelé Corners (Fillet/Chamfer) pour arrondir et couper les coins de chemin, ainsi que Ellipse from Points pour construire des cercles et des ellipses. Les segments de mesure devraient également être utiles pour les plans architecturaux. L’outil Cercle peut créer des arcs fermés ou des « filets » d’un simple clic, tandis que cette version prend en charge les hachures de vecteurs SVG2 et peut rendre et exporter des lignes de fuite.

Les concepteurs peuvent désormais exporter des PDF avec des liens cliquables et des métadonnées et disposent également de nouvelles palettes et de nouveaux dégradés de maille qui fonctionnent dans le navigateur. Il y a aussi la prise en charge de polices variables, un texte en flux compatible avec le navigateur et de puissants paramètres de hauteur de ligne.

Il existe également de nouveaux modèles pour différentes tailles d’écran, des guides de marge et un fond en damier coloré. Il y a aussi une extension pour créer des maquettes interactives afin de simuler l’interaction de l’utilisateur avec l’application web. Le projet avertit que le passage à Python 3 entraîne des modifications importantes avec des extensions tierces, qui n’ont pas toutes été mises à jour pour supporter Python 3.

Source : zdnet.com

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Fedora Linux 32 : disponibilité, nouveautés, téléchargement

Posted by CercLL sur 7 mai 2020

Prête à équiper de nouveaux ordinateurs portables Lenovo (mais pas que), la nouvelle mouture de la distribution communautaire de Red Hat est déconfinée. Fedora 32 vient d’être publiée et elle est disponible gratuitement en ligne.

L’annonce a été officialisée fin avril. Fedora 32 est à présent disponible et la communauté francophone s’est activée pour en livrer tous les secrets en français.

Qu’est-ce que Fedora ?

Fedora est une distribution Linux communautaire développée par le projet Fedora et sponsorisée par RedHat (IBM), qui lui fournit des développeurs ainsi que des moyens financiers et logistiques. Fedora peut se voir comme une sorte de vitrine technologique pour le monde du logiciel libre, c’est pourquoi elle est prompte à inclure des nouveautés.

Fedora 32 : quoi de neuf ?

Comme on peut le lire dans l’annonce officielle de l’association Fedora francophone, la version 32 de Fedora s’articule, entre autres, autour des éléments suivants :

Noyau Linux 5.6 ;
Passage à GNOME 3.36 Gresik, sorti en mars dernier ;
Plusieurs polices bitmaps sont converties en OpenType ;
Le service fstrim.timer est activé par défaut ;
Le gestionnaire de base de données MariaDB est mis à jour vers la version 10.4 ;
La suite de compilateurs GCC 10 est proposée ;

Les notes de sortie complètes et officielles sont disponibles en anglais sur cette page.

Trois versions disponibles

Comme toujours, trois éditions de Fedora sont disponibles pour trois types d’utilisation différents :

Fedora Workstation 32 pour le bureau (desktop), articulée autour de GNOME 3.36 ;
Fedora Server 32 pour les administrateurs système ;
Fedora CoreOS 32 est un système minimaliste destiné à une utilisation en conteneur.

Pour télécharger Fedora 32, rendez-vous sur le site web suivant : getfedora.org.

Source toolinux.com

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Firefox 76 : Firefox Lockwise protège mieux vos mots de passe

Posted by CercLL sur 7 mai 2020

La nouvelle version de Firefox propose de nouvelles fonctionnalités à son gestionnaire de mots de passe, pour une navigation plus sécurisée.

Mozilla a publié aujourd’hui Firefox 76 sur le canal Stable desktop pour Windows, MacOS et Linux. Cette nouvelle version est accompagnée de corrections de bugs, de patchs de sécurité et de nouvelles fonctionnalités.

Mais le point fort de cette nouvelle version, c’est surtout une suite de nouvelles fonctionnalités ajoutées au gestionnaire de mots de passe intégré de Firefox (Firefox Lockwise). Il est disponible sur about:logins, ou dans Paramètres > « Votre e-mail » > Identifiants et mots de passe. A partir de Firefox 76, les utilisateurs devront saisir les identifiants de leur compte MacOS ou Windows pour afficher quelque mot de passe en clair.

Mozilla a ajouté cette fonctionnalité à la demande de la communauté Firefox. Les utilisateurs se plaignaient en effet qu’il était simple pour un cyberattaquant d’attendre que l’utilisateur s’éloigne de son ordinateur pour accéder rapidement au gestionnaire de mots de passe intégré à Firefox, puis révéler et copier les mots de passe de l’utilisateur sur un morceau de papier.

Grâce à cette nouvelle fonctionnalité, il lui faudra également connaître les identifiants du système d’exploitation de l’utilisateur, ce qui réduit les chances de réussite d’une telle intrusion (connue sous le nom de scénario de « evil maid »).

Protection accrue des mots de passe

Mais ce n’est pas la seule fonctionnalité ajoutée à Firefox Lockwise dans la version 76. Le gestionnaire de mots de passe intégré à Firefox analyse désormais également tous les mots de passe stockés par l’utilisateur.

Mozilla indique que si l’un des mots de passe de l’utilisateur est identique à un mot de passe qui a été divulgué en ligne, Firefox affichera un avertissement à l’utilisateur, lui recommandant de changer le mot de passe, indiquant que ce dernier fait maintenant très probablement partie des listes du dictionnaire des mots de passe que les pirates utilisent pour des attaques par force brute.

Firefox Monitor

En outre, Lockwise a également bénéficié d’une troisième amélioration de la sécurité : l’intégration à Firefox Monitor, un service de Firefox qui permet aux utilisateurs de vérifier si leurs informations d’identification ont été divulguées en ligne.

A partir de Firefox 76, les utilisateurs recevront des alertes de Lockwise pour les sites qui ont connu une violation récente de la sécurité, et où l’on sait que les mots de passe ont été compromis, pour inviter les utilisateurs à modifier leurs informations d’identification.

Mozilla rassure les utilisateurs : Firefox ne connaît pas réellement leurs mots de passe, le navigateur fonctionne avec des versions cryptées des identifiants pour garder la vie privée des utilisateurs intacte.

Autres nouveautés

Voici donc les principales nouveautés de Firefox 76. Mais cette nouvelle version présente d’autres nouvelles options et d’importantes corrections de bugs, qui sont détaillés dans le journal officiel des modifications.

Les patchs de sécurité pour Firefox 76 seront listés sur cette page, dans les jours qui suivent, au fur et à mesure que les utilisateurs se mettront à jour avec la nouvelle version.

Les changements spécifiques aux développeurs web sont détaillés sur cette page.

Les utilisateurs de Firefox peuvent mettre à jour FIrefox vers la version 76 en utilisant l’outil de mise à jour intégré au navigateur, disponible dans Paramètres > Aide > A propos de Firefox.

Source : zdnet.com

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Des portables Lenovo Thinkpad avec la distribution Linux Fedora 32

Posted by CercLL sur 6 mai 2020

Après Dell, Lenovo va proposer une série d’ordinateurs portables sous Linux. C’est la distribution Fedora qui a été choisie pour les équiper.

Des portables Lenovo Thinkpad avec la distribution Linux Fedora 32

Les « Fedora Workstations » seront bientôt disponibles sur des ordinateurs Lenovo Thinkpad, a-t-on appris il y a quelques jours. Au-delà de la compatibilité logicielle et matérielle, l’annonce indique que plusieurs modèles seront proposés avec un système Fedora préinstallé.

Le programme baptisé « Lenovo’s Linux Community Series – Fedora Edition » concerne d’abord trois modèles, qui pourront être fournis avec Fedora 32 Workstation, dont nous allons vous reparler cette semaine également.

ThinkPad P1 Gen2
ThinkPad P53
ThinkPad X1 Gen8

Pour l’heure, l’annonce faite dans le cadre du Red Hat Summit n’a pas été suivi d’une date de disponibilité et de prix pour l’Europe, mais les informations pratiques devraient rapidement suivre.

En vidéo


Source toolinux.com

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