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Debian 10 : une vraie version majeure, d’importantes évolutions

Posted by CercLL sur 10 août 2019

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Debian 10 est disponible depuis le 6 juillet. L’arrivée d’une nouvelle version est toujours un évènement, car de nombreuses distributions Linux s’en servent de base. Au-delà de la classique évolution des paquets, plusieurs apports significatifs sont à noter, dont l’activation par défaut de Wayland.

L’arrivée de Debian 10, nommée Buster, pourrait être celle d’une distribution Linux parmi tant d’autres. Mais pour ceux qui l’ignoreraient, Debian est à la racine de dizaines de distributions, dont Ubuntu. Indirectement, la populaire Linux Mint – qui se base sur Ubuntu – reprend par exemple le socle de Debian. L’arrivée d’une version majeure est donc significative.

Pour être exacts, précisons que Debian dispose de quatre branches principales :

  • Stable, la branche officielle, présentée comme très solide, mais n’intégrant pas les dernières nouveautés
  • Testing, où les paquets sont plus récents et la fiabilité moins éprouvée
  • Unstable, toujours appelée Sid, dans laquelle se déversent toutes les dernières versions et qui ne porte pas forcément bien son nom
  • Experimental, où les paquets attendent d’être validés pour intégrer Sid

Toutes les distributions Linux s’appuyant sur Debian ne se basent pas forcément sur la branche Stable. Elles sont même une minorité. Ubuntu, selon les versions, effectue ainsi un mélange de Sid et Testing. Les moutures LTS (supportées cinq ans) se basent essentiellement sur Testing, Canonical prenant à sa charge les opérations de maintenance pour éviter les cassures.

On trouve facilement d’autres exemples. Kali Linux, spécialisée dans les audits de sécurité, se sert également dans Testing. Tails, centrée sur la vie privée, puise dans Sid et Testing selon les besoins. Raspbian, dérivée de Debian pour les Raspberry Pi, utilise elle aussi la branche Testing.

La sortie d’une nouvelle version officielle provoque de vastes effets ricochet. Dans la branche Testing, de nombreux paquets ont ainsi été mis à jour, et son contenu ressemble presque trait pour trait à la branche Stable. Buster va devenir tôt ou tard le nouveau socle de nombreux systèmes. Quand on connait la prévalence de Linux dans le monde des serveurs, on mesure l’importance de cette nouvelle Debian.

Un déluge de mises à jour

Pour les utilisateurs, une nouvelle Debian signifie une modernisation drastique du système. Le rythme de parution est en effet d’environ une version tous les deux ans. Tous les aspects du système d’exploitation sont donc concernés.

Contrairement à bon nombre de distributions, Debian est connue pour ses choix spécifiques, centrés sur la fiabilité. On n’y trouve que rarement les dernières versions : les développeurs sélectionnent avant tout des moutures à support allongé (la branche ESR pour Firefox par exemple) ou longuement éprouvées par les tests. On ne choisit jamais Debian pour les dernières nouveautés, y compris à travers les mises à jour courantes (sauf bien sûr si l’on change de branche ou de dépôts).

Buster passe ainsi au noyau Linux 4.19, soit la dernière révision LTS (Long Term Support) disponible actuellement. Les environnements proposés comprennent GNOME 3.30, Cinnamon 3.8, KDE Plasma 5.14, LXDE 10, LXQt 0.14, MATE 1.20 et Xfce 4.12. On note l’apparition de LXQt, environnement léger conçu pour les machines peu puissantes ou simplement anciennes.

GNOME Shell reste l’environnement par défaut, dans sa configuration d’origine la plupart du temps. Même chose pour le thème, Debian ne fournissant aucune personnalisation maison dans ce domaine.

La valse des nouvelles versions continue, avec notamment Apache 2.4.38, BIND DNS Server 9.11, Chromium 73.0, Emacs 26.1, Firefox 60.7, GIMP 2.10.8, GCC 7.4 et 8.3, GnuPG 2.2, Golang 1.11, Inkscape 0.92.4, LibreOffice 6.1, MariaDB 10.3, OpenJDK 11, Perl 5.28, PHP 7.3, PostgreSQL 11, Python 3 3.7.2, Ruby 2.5.1, Rustc 1.34, Samba 4.9, systemd 241, Thunderbird 60.7.2 ou encore Vim 8.1, pour ne citer que les plus importants.

En tout, Debian 10 embarque 57 703 paquets, soit 13 370 de plus que Debian 9. 35 532 ont été mis à jour et 7 278 supprimés. Notez que pour ces derniers, les outils de gestion les signalent comme obsolètes.

Les développeurs ajoutent que 91 % des sources de Buster peuvent servir à produire des paquets binaires identiques au bit près à ceux fournis. Cette aspect de vérifiabilité sera renforcé dans les prochaines versions de la distribution, puisque des outils permettront directement de contrôler la provenance des paquets.

Enfin, les architectures supportées sont toujours aussi nombreuses : i386, amd64, arm64, armel (ARM EABI), ARMv7, MIPS, mipsel, mips64el, ppc64el et System z (IBM).

Des changements beaucoup plus significatifs

Il pourrait ne rien y avoir de plus qu’une énorme mise à jour générale des paquets. Mais Buster présente plusieurs évolutions majeures.

À commencer par l’utilisation par défaut de Wayland dans la session GNOME Shell. Voilà une bascule que peu de distributions ont effectué à l’heure actuelle. Fedora fut la première à se lancer dès novembre 2016, mais Canonical n’a par exemple pas encore franchi le pas.

Wayland est pour rappel un serveur d’affichage résultant d’une approche beaucoup plus moderne de la composition graphique que le très vieillissant X.org. Bien qu’il ait d’indéniables avantages en performances et sécurité, il présente encore aujourd’hui des incompatibilités avec certains logiciels, services ou autres. X.org est donc toujours présent dans Debian 10, peut être réactivé comme serveur d’affichage par défaut et sert de solution de repli en cas de problème, par exemple avec un pilote graphique. On peut d’ailleurs le sélectionner dès l’écran de connexion.

Debian 10 Buster

Notez que l’utilisation par défaut de Wayland ne se fait que dans la configuration standard, c’est-à-dire avec la session GNOME Shell. Si l’utilisateur bascule sur Plasma ou autre, l’activation devra se faire manuellement.

Autre apport majeur : la compatibilité officielle avec Secure Boot. Cette fonction, utilisée depuis longtemps par les machines Windows, fait partie de la norme UEFI et permet un contrôle d’intégrité de la chaine de démarrage, pour vérifier qu’un intrus (comme un logiciel malveillant) ne s’y est pas faufilé.

Si le Secure Boot en lui-même n’est pas une nouveauté, son support par Linux a toujours été complexe. Microsoft a très tôt souhaité qu’un maximum de machines en dispose. Il a donc été imposé aux constructeurs de l’activer sur les nouvelles machines vendues avec Windows 8, ce qui impliquait l’utilisation de clés de sécurité dans la ROM de la carte mère. Ces clés servent à contrôler que le code censé s’exécuter au démarrage est signé correctement. On retrouvait ainsi dans la plupart des PC le certificat de confiance X.509 de Microsoft.

Mais en dépit des problèmes posés par l’action rapide de Microsoft, l’éditeur n’a pas cherché à verrouiller le marché. C’est d’ailleurs le point de vue de nombres d’équipes derrière les distributions Linux, dont celle de Debian. L’implémentation dans Buster repose – comme beaucoup d’autres – sur Shim. Ce dernier est un bootloader, disposant des autorisations nécessaires (Microsoft sert en quelque sorte d’autorité de certification mandataire) et d’une clé spécifique à Debian, servant à signer les éléments de la chaine de démarrage, dont GRUB.

Le support de Secure Boot est le même que sur d’autres distributions. Ce qui inclut les mêmes soucis potentiels en fonction de la configuration matérielle et de l’utilisation faite de la machine. Il peut être nécessaire de se rendre dans les paramètres de l’UEFI et de désactiver Secure Boot.

Enfin, Debian 10 active par défaut AppArmor. Là encore, ce n’est pas une nouveauté : le mécanisme de sécurité est présent dans le noyau Linux depuis la version 2.6.36, après récupération du projet par Canonical. Il s’assure, via des profils, que chaque application ne sort pas du cadre d’exécution pour lequel elle est prévue, ajoutant un contrôle d’accès obligatoire. Les autorisations ne sont donc plus discrétionnaires (un objet ne peut pas donner ses droits à un autre).

En résumé, Wayland, Secure Boot et AppArmor existent depuis un moment déjà, mais leur arrivée simultanée et leur activation par défaut font très clairement de Buster une version majeure de Debian.

Debian 10 Buster

Un mot sur l’installation et l’ergonomie

Debian a initialement été pensée comme un système pour les serveurs et a joué un rôle important dans le succès de Linux dans ce domaine. La distribution prétend cependant à l’universalité et peut être utilisée par à peu près n’importe qui. À ce titre, il convient d’aborder quelques généralités pour l’utilisateur qui aimerait se lancer.

L’installation de Debian n’est pas nécessairement la plus simple (difficile de faire plus facile qu’Ubuntu), mais reste aisée, pour peu qu’on lise chaque écran. Les étapes sont logiques et ne réservent aucune surprise. La plupart des options sélectionnées par défaut correspondant aux choix les plus courants. Si vous souhaitez utiliser autre chose que GNOME Shell (session par défaut de Debian), la liste des environnements vous sera proposée en milieu de parcours.

Pour nos captures et l’utilisation, nous sommes restés sur l’environnement par défaut. Quiconque a déjà utilisé GNOME Shell se retrouve sur Debian avec ses habitudes. Aucun changement de thème, Debian fait dans la sobriété. Le système démarre et s’éteint vite, les animations sont fluides (GNOME 3.30 avait initié une série de travaux sur les performances), les applications fournies sont nombreuses et l’ensemble ne réserve pas de surprises particulières.

Sachez d’ailleurs que Debian fournit de très nombreux logiciels. Sur la page de téléchargement, il est recommandé de se diriger vers l’édition DVD et de la télécharger via Torrent, dont les performances sont à peu près toujours stables (contrairement aux téléchargements directs). Cette édition intègre trois images ISO : seule la première est réellement nécessaire. Elle comprend le système et les principales applications. Les autres peuvent d’ailleurs se récupérer dans Logiciels, au cas par cas. Leur récupération ne dépendra alors que de la vitesse de connexion.

Un petit mot enfin sur la suite. La prochaine version de Debian se nommera Bullseye et est prévue pour 2021. Le support de Buster sera assuré jusqu’en 2022, avec deux années supplémentaires de support à long terme.

Debian 10 Buster

Source nextinpact.com

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GNOME et KDE travaillent ensemble sur le bureau Linux

Posted by CercLL sur 4 août 2019

La fragmentation a longtemps été un problème pour le bureau Linux, mais à présent, les deux plus grandes fondations de bureau open source unissent leurs forces.

Linux pour desktop a ses fans – je l’utilise personnellement depuis plus de vingt ans – mais il n’a jamais été un favori du marché de masse. En partie, c’est parce que, comme le dit Linus Torvalds, « la fragmentation des différents fournisseurs a empêché Linux de s’imposer sur les postes de travail ». Désormais, les deux principaux rivaux sur le secteur des bureaux pour Linux, GNOME Foundation et KDE, ont convenu de travailler ensemble, ce qui constitue une avancée majeure.

GNOME et KDE s’associent pour sponsoriser le Linux App Summit (LAS) 2019 à Barcelone du 12 au 15 novembre 2019. Ce n’est pas la première fois que les deux groupes rivaux se rencontrent, mais cela fait 10 ans qu’ils n’ont pas uni leurs forces pour organiser une conférence ensemble. Les deux organisations souhaitent vivement réunir leurs communautés pour créer un écosystème d’applications qui transcende les distributions individuelles et étende le marché pour tous.

Ils espèrent qu’en travaillant ensemble à l’occasion de LAS, ils pourront stimuler la croissance du bureau Linux « en encourageant la création d’applications de qualité, en recherchant des possibilités de rétribution pour les développeurs de logiciels libres et en favorisant un marché dynamique pour le système d’exploitation Linux ».

En bonne intelligence

Neil McGovern, directeur exécutif de GNOME, a déclaré:

« LAS représente l’une des nombreuses étapes vers un écosystème de bureau florissant. En nous associant à KDE, nous montrons le désir de créer un écosystème d’applications qui montre l’importance de l’open source et des logiciels libres. La technologie et l’organisation que nous construisons pour y parvenir sont précieuses et nécessaires. »

Aleix Pol Gonzalez, vice-président de KDE eV, a confirmé:

« Au fil des années, nous avons construit d’excellentes solutions que des millions de personnes utilisent dans le monde entier. C’est en travaillant ensemble que nous avons réussi à devenir plus gros que la somme des parties. Ensemble avec GNOME, en comptant sur la collaboration de nombreuses distributions et développeurs d’applications, nous aurons l’occasion de travailler côte à côte, de partager nos perspectives et d’offrir la plateforme sur laquelle la prochaine génération de solutions sera construite. »

Paul Brown, spécialiste de la communication chez KDE, a ajouté: « La guerre des bureaux n’a plus vraiment de sens aujourd’hui. Il est plus logique de travailler ensemble et de mettre en commun nos ressources. »

C’est certainement le cas. En tout cas, Torvalds le souhaite: «Nous devrions être en mesure de disposer d’un poste de travail standardisé compatible avec les distributions». C’est peut-être la meilleure chance des vendeurs de bureaux Linux et des développeurs depuis des années de créer un seul bureau unifié qui séduira plus que les utilisateurs assidus de Linux.

Source : GNOME and KDE work together on the Linux desktop

Source : zdnet.fr

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Linus Torvalds se prépare à faire ses adieux aux lecteurs de disquettes Linux

Posted by CercLL sur 31 juillet 2019

Le temps passe et le vénérable, mais de plus en plus rare, lecteur de disquette ne sera plus supporté sous Linux pour très longtemps.

Lorsque Linus Torvalds a créé Linux en 1991, il l’a construit sur un PC équipé d’un processeur AMD am386 et d’un lecteur de disquette. Les temps changent. En 2012, Torvalds a dit adieu au processeur i386 en disant : « Je ne suis pas sentimental. Bon débarras. » Maintenant, c’est au tour du lecteur de disquettes de dire adieu à Linux. Snif. Torvalds a donc déclaré le projet de lecteur de disquettes « orphelin ».

Pourquoi ? Parce que les lecteurs de disquettes sont devenus des reliques. Personne ne s’en sert. En effet, Jiří Kosina, le développeur du noyau Linux tchèque en charge du pilote de lecteur de disquette, a déclaré qu’il n’avait « plus de matériel fonctionnel ».

Torvalds a poursuivi : « Le matériel de disquette physique qui fonctionne réellement devient difficile à trouver, et bien que Willy ait pu le tester, je pense que le pilote peut être considéré comme pratiquement mort d’un point de vue matériel. Le matériel qui est encore vendu semble être principalement basé sur USB, et n’utilise donc pas du tout ce pilote. »

La version virtuelle existe toujours

Cela dit, ajoute Torvalds, « L’ancien contrôleur de disquettes est toujours émulé dans divers environnements VM [les machines virtuelles], donc le pilote ne s’en va pas, mais nous regardons si quelqu’un est intéressé pour l’entretenir ». Il est intéressant de noter que si les lecteurs de disquettes physiques sont désormais très rares, leurs équivalents virtuels existent toujours, et Kosina a dû travailler sur le pilote de disquettes longtemps après leur disparition des PC.

Article « Linus Torvalds prepares to wave goodbye to Linux floppy drives » traduit et adapté par ZDNet.fr

Source zdnet.fr

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Linux Mint 19.2 en bêta : la conquête du desktop continue

Posted by CercLL sur 22 juillet 2019

 
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La bêta de Linux Mint 19.2 est disponible depuis peu, avec des améliorations bienvenues pour les tâches courantes. Le constat se vérifie surtout pour l’édition Cinnamon, qui revoit au passage sa consommation de ressources à la baisse.

Linux Mint est une distribution résolument orientée vers le bureau et les utilisateurs « ordinaires ». C’est ce qui explique son succès, car ce qui n’était au début qu’une énième dérivée d’Ubuntu est finalement venue marcher sur les platebandes de sa grande sœur. Pendant qu’Ubuntu enchaine les versions sans rien bousculer – Canonical semble désormais plus intéressé par les serveurs et les objets connectés – la petite Mint continue son bonhomme de chemin.

La distribution se distingue notamment par une ergonomie largement fondée sur GNOME 2.x et un soin appuyé aux détails de l’interface. Elle se reconnaît aisément à son thème gris/vert. La nouvelle bêta de Mint 19.2, nommée Tina, ne dépareille pas. Le fondateur de la distribution, Clément Lefebvre, voulait en avril que la nouvelle mouture soit « tout simplement la meilleure », en référence à Tina Turner (en plus du prénom).

Au vu des améliorations, le pari pourrait être tenu, en dépit des doutes actuels de l’équipe.

Télécharger la bêta de Linux Mint 19.2

Source nextinpact.com

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Ubuntu revient en partie sur son passage forcé au tout 64 bits

Posted by CercLL sur 25 juin 2019

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La récente décision de Canonical de se passer de moutures 32 bits pour Ubuntu 19.10 et les versions ultérieures crée plus de remous que prévu. Valve prévoit de couper le support de la distribution pour Steam alors que Wine est bien embêté.

La semaine dernière, Canonical annonçait l’inévitable : dès la prochaine version d’Ubuntu, attendue comme d’habitude pour octobre, le système ne sera plus disponible qu’en 64 bits. Cette décision rejaillit tant sur les variantes officielles (Kubuntu, Xubuntu, etc.) que les distributions dérivées, dont Mint. Elle entraine donc de nombreux systèmes dans son sillage.

Elle était cependant prévisible, car le matériel purement 32 bits est devenu très rare et des plateformes importantes ont déjà fait le grand saut ou s’y préparent activement (macOS par exemple). Les avantages sont nombreux en termes de sécurité, de performances et surtout de maintenance, puisque de nombreux paquets ne nécessitent alors plus d’entretien.

Pourtant, ce sont bien ces paquets dont dépendent certaines applications, et pas des moindres.

Source nextinpact.com

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Le noyau Linux de Windows 10 est disponible (en bêta publique)

Posted by CercLL sur 18 juin 2019

Nous vous en parlions début mai. Dans le cadre de sa conférence Build 2019, l’éditeur annonçait l’intégration d’un noyau complet Linux au sein de Windows 10. La version bêta est là.

La nouveauté de l’année chez Microsoft porte un nom, c’est « Windows Subsystem for Linux 2 » (WSL2). La différence avec ce qui existait jusqu’ici ? Les opérations sont bien plus rapides. Des commandes comme git clone, npm install, apt update et apt upgrade peuvent être jusqu’à 20 fois plus rapides, selon l’éditeur. Les développeurs vont pouvoir en avoir le coeur net.

Les premières démos étaient prévues pour les utilisateurs de Windows 10 fin juin. La promesse faite par Craig Loewen a été tenue.

Le noyau Linux de Windows 10 pour les utilisateurs Windows Insider

Pour en profiter, il faut être membre du programme Windows Insider. Si c’est le cas, vous pouvez dès à présent télécharger et installer la mouture 18917 pour découvrir en avant-première WSL2. Ensuite, la solution pourra être mise à jour directement via Windows Update, comme le reste des éléments du système d’exploitation.

La mise à jour officielle de Windows 10 est prévue pour le début de l’année 2020. On y retrouvera ce fameux kernel (noyau) Linux. Pour l’heure, il s’agit de tester la nouvelle technologie. Le noyau n’est pas conseillé sur une machine principale de production (vous vous en doutiez sans doute).

Source toolinux.com

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Snap Store de Canonical : ce qu’il faut savoir et comment l’installer

Posted by CercLL sur 4 juin 2019

Peu importe votre distribution, vous pouvez désormais accéder à la boutique d’applications Snap Store depuis votre bureau Linux, grâce à ce nouveau logiciel lancé par Canonical.

Techniquement, l’application Snap Store développée par Canonical est un « fork » de GNOME Software, optimisé pour le format Snap. Nous avons été surpris de constater qu’Ubuntu n’est pas un passage obligé : vous pouvez l’installer sur n’importe quelle distribution GNU/Linux (et tant mieux).

L’installation est assez simple avec la commande « sudo snap install snap-store », une fois « snapd » rapatrié. Ensuite, l’interface est très proche des canons du genre. Exemple avec l’application Spotify pour Linux.

Nous l’avons testée pour vous : cette première est plus complète qu’on l’imaginait a priori. Elle peut non seulement consulter les applications disponibles, mais également les télécharger, les installer et les mettre à jour. Il est d’ailleurs également possible d’installer des applications classiques (AppImage ou Flatpak, par exemple).


 


Où et comment télécharger Snap Store

Snap Store est disponible gratuitement en téléchargement. L’application est publiée sous licence GPL-2.0+. Trois éditions sont proposées : version stable, version candidate et « edge » (développement

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Pourquoi le bureau GNU/Linux a besoin d’un mode sombre authentique

Posted by CercLL sur 31 mai 2019

Dans un long plaidoyer, bien documenté et publié sur Medium, Cassidy James Blaede (elementaryOS) estime qu’il est temps pour le FreeDesktop (le « bureau libre ») de se doter d’un véritable mode sombre. Le travail est déjà bien avancé.

Le développeur américain Cassidy James Blaede explique que, ces dernières années, macOS, Windows, Android, Safari, Chrome et même Firefox ont annoncé un support à une forme de « dark mode », qu’il serait grand temps de généraliser dans les systèmes d’exploitation libres.

Il utilise, dans son article, l’expression “Dark Style Preference” (préférence de style sombre) à dessein : « Il est important que ce mode soit traité comme une préférence de l’utilisateur et non comme un mode imposé à lui. » D’ailleurs, poursuit-il, ce n’est pas un thème, mais » un moyen pour le système d’exploitation de répondre à une préférence de l’utilisateur en adaptant l’interface des applications en ce sens. »

D’autres plateformes que les environnements de bureau GNU/Linux ont montré la voie et clairement exprimé à quoi peut ressembler un mode sombre au niveau du système d’exploitation, tel que l’utilisateur peut le souhaiter. Il ne faut donc pas réinventer la roue.


Dark mode sous Linux : un travail en cours.

Dans son plaidoyer, Blaede ajoute qu’il a, ces derniers temps, suivi et collaboré aux efforts en ce sens effectués sur la distribution elementaryOS. Le travail est déjà en cours au sein du projet « Prefer Dark Style » (préférence pour un mode sombre) (et il ne se contente pas de forcer une feuille de style GTK différente).

Quelques exemples ci-dessous.

Le développeur estime que le travail porte déjà ses fruits. Traduction : il ne faudra pas attendre des années avant d’en profiter. Il reste toutefois de nombreux détails à régler : le dock toujours clair, comme les notifications ou encore l’intégration à Webkit(GTK). Il faudra également appliquer des correctifs à des applications multiplateformes comme Chrome, Electron ou Firefox

Pour bien comprendre l’enjeu et le travail accompli, vous pouvez
lire (en anglais) l’article « The Need for a FreeDesktop  Dark Style Preference  https://medium.com/elementaryos/the… sur Medium. Quant à la distribution elementaryOS, elle dispose d’un site web (partiellement) traduit en français.

Source toolinux.com

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Applications Linux : les Chromebooks seront tous compatibles dès aujourd’hui

Posted by CercLL sur 10 mai 2019

L’annonce n’est pas passée inaperçue à Google I/O. Tous les appareils Chromebooks vendus dès aujourd’hui seront prêts à recevoir des applications Linux.

Tous les Chromebooks seront compatibles Linux

C’est à Mountain View à l’occasion de sa conférence annuelle des développeurs que Google a confirmé cette semaine que tous les appareils ChromeOS lancés cette année seront capables de faire tourner des systèmes et applications Linux directement. Peu importe leur architecture, ARM ou Intel.

Ce n’est pas une surprise, mais une confirmation. ChromeOS est, après tout, un OS construit sur Ubuntu Linux au départ (même s’il a ensuite migré vers Gentoo, puis vers le propre noyau Linux de Google).

Ce qui va changer

Avant, il fallait utiliser une solution d’émulation (comme le programme open source Crouton) pour faire tourner un système Linux comme Ubuntu ou Debian.

Désormais, l’opération est bien plus simple : il suffit d’utiliser le terminal fourni pour lancer un conteneur Debian 9.0 Stretch. Quelques commandes suffisent également pour faire tourner un autre système d’exploitation comme Fedora, Ubuntu ou pourquoi pas… Gentoo. Tout a été simplifié à partir de la barre de recherche du système.

En attendant que tout cela soit opérationnel, on apprenait le mois dernier que Chrome OS 75 dispose enfin du support USB dans les applications Linux.

Liens

Blog officiel

FAQ francophone (pas encore à jour)

Source toolinux.com

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Le noyau Linux directement intégré à Windows 10

Posted by CercLL sur 8 mai 2019

L’ouverture à l’open source se poursuit chez Microsoft. Dans le cadre de sa conférence Build 2019, l’éditeur annonce l’intégration d’un noyau complet Linux au sein de Windows 10.

Jusqu’ici, il fallait installer une couche Linux à Windows par le biais de l’émulation. Désormais, Microsoft rend l’opération à la fois plus simple et plus fluide grâce à l’intégration directe au noyau au coeur de son propre système d’exploitation Windows 10.

La nouveauté porte un nom, c’est « Windows Subsystem for Linux 2 » (WSL2). La solution pourra être mise à jour directement via Windows Update, comme le reste des éléments du système d’exploitation.

Résultat ? Les opérations sont bien plus rapides. Des commandes comme git clone, npm install, apt update et apt upgrade peuvent être jusqu’à 20 fois plus rapides.

Les premières démos seront possibles le mois prochain pour les utilisateurs de Windows 10. Les premières versions de WSL2 seront proposées via le programme Windows Insider dès la fin du mois de juin, selon Craig Loewen, Program Manager de Windows Developer Platform.

Source toolinux.com

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Une entrée en bourse est toujours prévue pour Canonical (Ubuntu)

Posted by CercLL sur 4 mai 2019

Si le chiffre d’affaires de Canonical est dopé par l’IoT et le cloud, la distribution Ubuntu Linux de bureau génère des revenus de plus en plus importants. D’ailleurs, l’IPO est toujours sur la table pour Shuttleworth.

Mark Shuttleworth, fondateur d’Ubuntu et PDG de Canonical, s’est laissé aller à quelques confidences dans le cadre de l’Open Infrastructure Summit qui s’est tenu à Denver en début de semaine.

Selon des propos rapportés par ZDNet : « Nous voyons un grand nombre d’entreprises souscrire à des offres de support de Linux pour le bureau, notamment auprès des ingénieurs en intelligence artificielle. (…) D’ailleurs, nous voyons émerger une forte demande en support commercial de l’édition desktop d’Ubuntu. »

Qu’est-ce qui a fondamentalement changé ? Pour Shuttleworth, l’intérêt pour le support desktop « existait déjà, mais de manière plus officieuse, auprès des développeurs » : « On était davantage dans des déploiements de type ’don’t ask don’t tell’ (sous le manteau), mais aujourd’hui, ce sont les équipes IA qui réclament ce support et le sujet est pris plus au sérieux. »

Cloud et IoT tiennent les cordons de la bourse

Par rapport au cloud et à l’IoT, le desktop Linux ne rapporte pas des sommes importantes, mais cela ne signifie pas non plus que ces revenus sont négligeables. D’ailleurs, la bourse est toujours sur la feuille de route du patron, même s’il n’y a pas encore de date fixée.

Les objectifs sont pourtant clairement dessinés… et de plus en plus plausibles : « Plus de 200 millions de revenus (Ndlr : en dollars US), une croissance franche et l’alignement des planètes autour du cloud et de l’IoT. » Le cloud répond déjà franchement à ces critères : « 2 tiers des clouds publiques utilisent Ubuntu Linux. Bien sûr, ce peut être sur Azure, chez Google, chez Amazon, mais peu importe, c’est Ubuntu qui est à la manœuvre dans tous les cas. »

Source toolinux.com

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La fondation Linux et l’ETSI signent un accord pour rapprocher leurs normes

Posted by CercLL sur 30 avril 2019

Les deux organismes à but non lucratif prévoient des initiatives « liées à l’interopérabilité et aux tests de conformité ».

La fondation Linux et l’ETSI (European Telecommunications Standards Institute), l’organisme de normalisation pour les télécoms, basé en France à Sophia-Antipolis, ont signé un protocole d’accord « pour rapprocher les normes et l’open source et favoriser leurs synergies ».

Logos de l’ETSI et de la fondation Linux

Objectif annoncé, « un partage plus rapide des informations et le déploiement de technologies ouvertes de réseau dans tout le secteur », avec des initiatives communes « liées à l’interopérabilité et aux tests de conformité ».

« Des déploiements plus rapides »

Pour Arpit Joshipura, directeur général Networking, Edge et IoT à la Linux Foundation, « cet accord avec l’ETSI montre qu’il est possible de parvenir à une harmonisation de la collaboration entre l’open source et les normes dans le secteur des réseaux. En travaillant ensemble, nous obtiendrons une fragmentation moindre, des déploiements plus rapides et une innovation simplifiée. »

Les deux organismes soulignent que « les domaines d’intérêt commun entre l’ETSI et la fondation Linux couvrent un large éventail de technologies, dont celles centrées sur la NFV (virtualisation des fonctions de réseau), MANO [NFV management and network orchestration], l’intelligence artificielle et l’edge computing ».

Organisme à but non lucratif, comme la fondation Linux, l’ETSI compte 850 organisations membres dans 64 pays, et est reconnu par l’Union européenne comme organisation européenne de normalisation.

Source zdnet.fr

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Installer Linux sur un smartphone ou une tablette Samsung (avec Linux on DeX)

Posted by CercLL sur 23 avril 2019

Aux côtés de DeX – Android en mode desktop -, Samsung développe une distribution Ubuntu embarquée. Linux on DeX – c’est son nom – arrive sur la plupart des smartphones et tablettes récents de la marque. Voici comment l’installer.

Nous vous en parlions en novembre dernier déjà. Samsung lançait alors, en collaboration avec l’éditeur Canonical, le projet « Linux on DeX », une solution permettant d’utiliser une distribution Linux depuis un smartphone Note 9 ou une tablette S4.

L’idée derrière Linux on DeX

Créer un conteneur sécurisé dans l’application, permettant d’ajouter une image d’Ubuntu Linux. Il suffit alors de brancher un clavier, un écran et une souris et on obtient un véritable environnement de bureau. Un mode qui va bien au-delà des fonctions DeX classiques, qui adaptent simplement Android en mode bureau.

Clairement orientée vers les développeurs, la phase bêta de Linux on DeX a été lancée fin 2018. Elle n’est pas encore terminée, mais de nouveaux appareils sont rendus compatibles.

Terminaux Galaxy compatibles

Sous Android Oreo

Note9
Tab S4

Sous Android Pie

Note9
S9 & S9+
S10, S10e, S10+, S10 5G
Tab S4
Tab S5e

Pour s’inscrire, il suffit de se rendre sur le site officiel (en anglais uniquement). Il faut ensuite télécharger l’application Linux on DeX sur son smartphone ou sa tablette. Enfin, vous rapatriez une image Linux depuis un serveur (processus automatisé) et le tour est joué.

À vous ensuite le terminal et les applications GNU/Linux partout où vous emmenez votre smartphone et où des périphériques de saisie sont accessibles (de marque Samsung ou non, d’ailleurs).

Comment mettre à jour son environnement Linux ?

Là aussi, opération très simple.

sudo -S wget -O - https://www.linuxondex.com/lodapt/keyFile | sudo apt-key add -

sudo su
sudo -S printf « deb http://www.linuxondex.com/lodapt/ /\n » >> /etc/apt/sources.list

exit

sudo -S apt update
sudo -S apt install linux-on-dex lod-daemon

Source toolinux.com


				

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Ubuntu 19.04 cache l’essentiel de ses nouveautés sous le capot

Posted by CercLL sur 18 avril 2019

La bêta publique d’Ubuntu 19.04 est disponible depuis quelques jours maintenant. Elle n’offre pas un grand nombre de nouvelles fonctions, mais se distingue par une série d’optimisations visibles, particulièrement en cas de ressources limitées. Le système ne gardera toutefois pas longtemps ces améliorations pour lui seul.

Comme toujours en avril, une nouvelle version d’Ubuntu se prépare. Nommée Disco Dingo, la 19.04 proposera une évolution très en douceur de la distribution GNU/Linux, dans la lignée de la précédente.

Comme nous allons le voir en effet, l’essentiel du travail des développeurs a consisté à intégrer des nouveautés provenant de composants tiers mais majeurs, en particulier le noyau Linux 5.0 et GNOME 3.32 (avec son Shell). Ce qui fait également d’Ubuntu 19.04 une version intéressante sur un plan technique, l’équipe ayant travaillé les performances du système.

Avec de vrais résultats à la clé.

Source nextinpact.com

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Le bureau Linux est en difficulté

Posted by CercLL sur 9 avril 2019

Linus Torvalds se tourne vers Chromebooks et Android pour l’avenir du bureau Linux, tandis que les développeurs de Linux Mint ne parviennent pas à s’entendre entre eux.

Je crois beaucoup au bureau Linux. J’avais un site qui s’appelait Desktop Linux. Et je crois qu’à mesure que Microsoft bascule Windows sur le modèle Desktop-as-a-Service, Linux sera le dernier système d’exploitation traditionnel pour PC de bureau. Mais cela ne signifie pas que j’ignore les problèmes auxquels il est confronté.

Premièrement, même Linus Torvalds exprime sa lassitude à l’égard de la fragmentation du bureau Linux. Dans une récente interview à TFiR avec Swapnil Bhartiya, Torvalds déclare : « Chromebooks et Android sont le chemin vers le bureau. »

Pourquoi ? Parce que nous ne disposons pas d’un bureau Linux standardisé.

Les éditeurs ont des intérêts plus pressants que le desktop

Par exemple, de meilleurs bureaux Linux, comme Linux Mint, offrent un moyen facile d’installer des applications, mais sous la surface, une demi-douzaine de façons différentes d’installer des programmes existent. Cela rend la vie plus difficile aux développeurs. Torvalds aimerait « que nous ayons un bureau standardisé pour l’ensemble des distributions. »

Torvalds note que des progrès ont été réalisés. Pour l’installation de logiciels, il apprécie Flatpak. Ce logiciel, comme son rival Snap, vous permet d’installer et de maintenir des programmes sur différentes distributions Linux. En même temps, cette rivalité entre Red Hat (qui supporte Flatpak) et Canonical (qui soutient Snap) fait réagir Torvalds. Il est contrarié de voir comment la « fragmentation des différents fournisseurs a freiné le développement du bureau ».

Aucun des principaux distributeurs Linux – Canonical, Red Hat, SUSE – n’a réellement d’intérêt à soutenir le bureau Linux. Tous proposent des versions desktop, mais ils se concentrent sur les serveurs, les conteneurs, le cloud et l’Internet des objets (IoT). Après tout, c’est là que se trouve l’argent.

Certes, les grandes lignes du bureau Linux sont définies principalement par Canonical et Red Hat, mais le bureau est loin d’être leur priorité absolue. Au lieu de cela, la plupart des détails de la génération actuelle du bureau Linux sont définis par les communautés liées aux fournisseurs : Red Hat, Fedora, SUSE’s openSUSE, et Ubuntu de Canonical.

Les petites communautés Linux sont un autre acteur majeur qui donne le ton du bureau Linux. Il s’agit notamment de Linux Mint, Manjaro Linux, MX Linux, elementary OS et Solus. Elles font toutes du bon travail, mais elles sont aussi sur la corde raide.

Prenez Mint, mon bureau préféré. Son développeur principal, Clément « Clem » Lefebvre, a récemment écrit :

« Il n’est pas toujours facile de réaliser ce que l’on veut, parfois il n’est même pas simple de définir ce que l’on veut réaliser. Nous pouvons avoir des doutes, nous pouvons travailler très dur sur quelque chose pendant un certain temps, puis ensuite nous questionner au point de ne plus être certains de le livrer. Nous pouvons être démotivés, incertains, déprimés même par des réactions ou des interactions négatives, et cela peut conduire les développeurs à s’éloigner du projet, à prendre une pause ou même à partir pour de bon. »

Ce ne sont pas les paroles d’un homme heureux.

Tensions au sein du projet Linux Mint

Lefebvre poursuit :

« Il s’agit actuellement de Muffin [le gestionnaire de fenêtres par défaut de Linux Mint]. Nous essayons de le rendre plus fluide, d’alléger les fenêtres… des changements radicaux et du refactoring ont été réalisés. Cela prend beaucoup de temps et nous poursuivons des régressions dans tous les sens. Ceci est documenté sur le site https://github.com/linuxmint/cinnamon/issues/8454. C’est un exercice très difficile, ça crée des tensions au sein de l’équipe, mais le potentiel est là, si nous parvenons à rendre notre WM plus vivant, cela en vaut la peine ».

Ce projet a en effet créé des tensions. Jason Hicks, mainteneur de Muffin et membre de l’équipe Linux Mint, réagit sur Reddit, comme le rapporte Brian Fagioli :

« J’ai aussi une vie en dehors des logiciels libres. Consacrer toutes ces heures dans le compositeur n’est pas sain mentalement. Je n’ai pu le faire que parce que j’étais au chômage en janvier. A présent, je travaille à plein temps et j’essaie de me tenir au courant des corrections de bugs. J’ai passé toutes mes nuits et tous week-ends, pratiquement l’ensemble de mon temps libre, à essayer de réparer des choses.

Il y a aussi eu de la tension parce que nous sommes à 1-2 mois d’une sortie. Nous avons eu un débat controversé sur la latence d’entrée, les effets de certains correctifs et les moyens de mesurer tout cela. D’autres membres de l’équipe traversent des circonstances tout aussi difficiles, et il est malheureux que le stress se produise d’un seul coup au mauvais moment. Au bout du compte, nous restons des humains. J’aimerais que ces aspects ne s’immiscent pas autant dans le billet de blog, alors je voulais juste l’évacuer et fournir un peu de contexte. Si vous en retirez quoi que ce soit, veuillez essayer la PPA et signaler les bugs. Nous avons besoin de gens qui cherchent des choses qui pourraient demeurer dans cinnamon 4.2. »

J’ai déjà entendu cela par le passé. De nombreuses distributions de bureau Linux sont nées au cours des années. Elles ont tendance à durer cinq ou six ans, puis la vraie vie se met en travers de ce qui est presque toujours un effort bénévole. Les développeurs partent, et la distribution refuse alors trop souvent d’être remplacée par une autre.

Il n’est pas facile de concevoir et de supporter un bureau Linux. Sa réalisation s’accompagne de nombreuses difficultés, et la récompense est minime pour ses développeurs. Mint est véritablement une réussite et j’espère la voir encore longtemps. Mais je suis inquiet.

Pour ce qui est de l’avenir, j’aimerais voir une fondation réunir la communauté du bureau Linux et qu’elle s’entende pour concevoir un poste de travail commun. Oui, je sais, je sais. Beaucoup d’utilisateurs hardcore Linux aiment disposer d’une variété de choix. Le monde n’est pas fait d’utilisateurs du bureau Linux.

Pour un million d’entre nous, des centaines de millions de personnes demandent un bureau facile à utiliser qui n’est pas Windows, qui ne nécessite pas l’achat d’un Mac, et qui est livré avec un large support logiciel et matériel. Vous écoutez fondation Linux ?

Un tel bureau, à son tour, aurait plus de succès commercial que notre méli-mélo actuel de bureaux Linux. Cela signifierait que beaucoup plus de développeurs Linux pourraient gagner leur vie grâce à leur travail. Cela améliorerait la qualité globale du bureau Linux. C’est un cercle vertueux, qui bénéficierait à tous.

Essayons d’y arriver, d’accord ? Sinon, le bureau Linux traditionnel, dans toutes ses variantes, restera un système d’exploitation de niche pour des utilisateurs expérimentés.

Source : The Linux desktop is in trouble

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