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Posts Tagged ‘Linux’

La mort de Windows 7 va-t-elle profiter à Linux ?

Posted by CercLL sur 17 janvier 2020

La fin de vie de Windows 7 est un moment important de cette année. Microsoft laisse sur le « bord de la route » des centaines de millions d’ordinateurs à travers le monde. Désormais livrés à eux même, ils doivent prendre une décision pour assurer leur sécurité.

L’arrêt de la maintenance de Windows 7 n’est pas anodine. Selon les derniers chiffres publiés par NetMarketShare, la part de marché de cet OS dépasse toujours les 25%. En clair environ un ordinateur sur quatre qui utilise cet environnement tous les jours. Malgré tous les efforts de Microsoft pour minimiser son importance, il reste à ce jour le deuxième système d’exploitation le plus utilisé sur PC de bureau. On estime qu’il y a encore plus de 440 millions de personnes sous Windows 7 dans le monde entier.

Sans mises à jour de sécurité tous ces systèmes informatiques doivent trouver une réponse à la question : Faut-il rester sous Windows 7, adopter Windows 10 ou migrer vers macOS ou Linux ?

Il n’y a malheureusement pas de réponse universelle. Elle va dépendre de nombreux paramètres, contraintes et impératifs. Depuis le 14 janvier 2020, jour de la mise à la retraite officielle de Windows 7, beaucoup espèrent que l’environnement Linux va profiter de cette situation. Certains s’attendent à ce que le monde de l’Open Source accueille une nouvelle grande communauté.

Ubuntu, Linux Lite, Linux Mint et quelques autres distributions profitent d’amélioration et d’optimisations pour répondre aux besoins du grand public. Leurs développeurs voient la mort de Windows 7 comme une vraie opportunité pour conquérir de nouvelles parts de marché. L’affaire n’est cependant pas si simple car il existe plusieurs « types » d’utilisateurs de Windows 7.

Windows 7, qui est susceptible d’adopter Linux ?

Aux yeux de certains Windows 10 n’est pas perçu comme une avancée avec son approche en tant que « Service ». Windows 7 répond parfaitement aux attentes aussi bien en termes de fonctionnalité que de performance tout en conservant « l’expérience Windows traditionnelle ». Ces utilisateurs ne souhaitent tout simplement pas de changement. Ils ne veulent pas perdre leur temps avec un « nouveau » Windows leur demandant de réapprendre à utiliser leur PC.  Nous avons là une communauté qui est peu susceptible d’être intéressée par le monde Linux.

Nous retrouvons aussi des utilisateurs un peu plus aventureux et à l’écoutent de certains arguments. La sécurité fait partie du discours de tous les développeurs de distributions Linux. Canonical affirme que sa distribution Ubuntu permet de bénéficier d’une sécurité renforcée sans avoir besoin d’acquérir de nouveaux matériels.

Source ginjfo.com

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L’Automotive Grade Linux en démonstration au CES 2020 (Subaru l’adopte)

Posted by CercLL sur 8 janvier 2020

C’est à l’occasion du CES à Las Vegas que le constructeur Subaru annonce que ses modèles 2020 disposeront du système de divertissement Automotive Grade Linux. Les modèles sont exposés pour l’occasion.

Automotive Grade Linux : présentation

AGL est un projet open source collaboratif qui réunit des constructeurs automobiles et des fournisseurs dans le but de bâtir une plateforme logicielle libre basée sur Linux destinée au développement d’applications logicielles pour les automobiles. Une initiative à la fois indépendante et complémentaire aux efforts de Google et Apple dans la voiture connectée avec Android Auto et CarPlay.

L’objectif principal d’AGL est d’aider les constructeurs automobiles et les fournisseurs à « réutiliser le code des applications logicielles, conduisant à une innovation rapide et des délais de commercialisation plus courts pour les nouveaux produits et composants. »

Quelles voitures ?

AGL est soutenu par plus de 150 membres, dont 11 constructeurs automobiles, qui travaillent ensemble pour développer la plate-forme AGL Unified Code Base (UCB), une plate-forme logicielle partagée qui peut servir de standard de facto pour l’infodivertissement et la télématique.

Parmi les constructeurs membres, on trouve par exemple Toyota, Mercedes Benz, Subaru, Mazda, Nissan, Honda, Suzuki ou encore Mitsubishi.

AGL Unified Code Base dans la Subaru Outback 2020

La plate-forme d’infodivertissement Subaru Starlink installée d’origine sur la toute nouvelle Subaru Outback 2020 et la Subaru Legacy 2020 utilisera un logiciel open source de la plate-forme AGL Unified Code Base (UCB).

« L’utilisation du logiciel open source d’AGL nous permet de personnaliser facilement l’expérience utilisateur et d’intégrer de nouvelles fonctionnalités », déclare Naoyoshi Morita, directeur général du département de conception de produits électroniques de Subaru. « Nous pensons que le développement de logiciels libres et partagés via l’alliance Automotive Grade Linux profite à l’ensemble de l’industrie. Nous nous réjouissons d’ailleurs de notre implication et notre collaboration continues avec d’autres constructeurs automobiles et fournisseurs. »

AGL au CES 2020

Le stand AGL au CES 2020 présente plus de 19 démos de membres de l’alliance AGL. Au programme : le système d’nfodivertissement, la conduite autonome, la sécurité, la connectivité et d’autres applications exécutées sur la plate-forme logicielle open source AGL.

Sur le même sujet

Un spécialiste DevOps rejoint le projet Automotive Grade Linux
De nouveaux membres pour l’Automotive Grade Linux

Source toolinux.com

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Linux Mint 19.3 : nouveautés, mise à jour, configuration requise

Posted by CercLL sur 1 janvier 2020

Linux Mint 19.3 (dont le petit nom est Tricia) est désormais disponible. Basée sur 18.04.3 LTS, elle adopte le noyau 5.0 et bénéficie du support « long terme » jusqu’en 2023. Quoi de neuf ? Comment mettre à jour ?

Les nouveautés de Linux Mint 19.3

Outre la présence du noyau Linux 5.0, les développeurs ont décidé de supprimer l’ancienne technologie d’affichage des notifications, devenue obsolète. Du bon vieux Gtk, on passe à XApp.StatusIcon, un nouveau composant chargé d’afficher les notifications du système de manière bien plus fluide et bien plus élégante.

Visuellement toujours, le logo est revu et l’écran de démarrage en profite. De nouveaux fonds d’écran libres de droit sont également de la partie.

De nouvelles applications

Exit Xplayer, Linux Mint embarque Celluloid comme lecteur multimédia par défaut (et laisse tomber VLC par la même occasion). Avantage ? Les vidéos ne seront plus uniquement décodées par le processeur CPU, mais par la puce grahpique (GPU).

GIMP s’en va également, laissant placé à Drawing, une application conçue pour GNOME et objectivement plus simple à prendre en mains. Pareil pour Gnote, qui succède à Tomboy. Pour rappel, il reste possible d’installer les applications retirées à tout moment.

Environnements de bureau

Si Mate reste en version 1.22 et Xfce passe en version 4.14, c’est Cinnamon qui reçoit la plus grande attention en version 4.4 (sortie fin novembre) dans cette nouvelle édition de Linux Mint, avec un nouveau tableau de bord (personnalisable), un menu contextuel lui aussi personnalisable dans le gestionnaire de fichiers (Nemo) et de très nombreuses options et améliorations.

Comment mettre à jour vers Linux Mint 19.3

Il est à présent possible de mettre à jour Linux Mint 19, 19.1 et 19.2 vers la nouvelle mouture de la distribution. La procédure est décrite sur le site officiel.

Trois étapes sont nécessaires : créer une sauvegarde système, préparer la mise à jour et effectuer l’opération de mise à niveau depuis l’Update Manager. Les instructions sont alors affichées étape par étape à l’écran. Pour installer les nouvelles applications, une commande « apt install celluloid gnote drawing neofetch » suffit. Un simple démarrage vous permet ensuite de profiter de Linux Mint 19.3 sur votre ordinateur.

Configuration minimale

1 GB de mémoire vive (2 GB recommandés)
15 GB d’espace (20 GB recommandés)
Résolution d’écran minimale : 1024×768 pixels

32 ou 64 bits ?

La version 64-bits peut démarrer avec BIOS ou UEFI. La version 32 bits est limitée au BIOS. La version 64 bits est recommandée de l’aveu des développeurs pour une machine récente. Toutefois, par récente, on peut considérer qu’un ordinateur commercialisé depuis 2007 doit logiquement être équipé d’un processeur 64 bits.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site officiel (en anglais).

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De nombreux systèmes militaires US utilisent Linux

Posted by CercLL sur 31 décembre 2019

De nombreux systèmes militaires américains critiques pour la sécurité utilisent désormais Linux, expose Developpez.com, qui observe:

«L’utilisation de Linux en tant que système d’exploitation flexible, transparent et hautement sécurisé semble de plus en plus devenir un choix de premier plan au sein d’entreprises,d’institutions d’enseignement et de secteurs gouvernementaux. Avec des préoccupations de sécurité nationale qui ont atteint un niveau record aux États-Unis, il semble que la mise en œuvre de Linux pourrait effectivement répondre aux besoins critiques du gouvernement américain en matière de sécurité pour le développement et les installations d’applications. En raison de ses racines open source, Linux est considéré fondamentalement comme étant sécurisé, fiable et incroyablement adaptable.»

«Le département américain de la Défense reconnaît les principaux avantages associés au développement open source et fait confiance à Linux comme système d’exploitation. En fait, l’armée américaine est la plus grande base installée unique pour RedHat Linux et la flotte de sous-marins nucléaires de l’US Navy fonctionne sur Linux, y compris leurs systèmes de sonar. De plus, le ministère de la Défense a récemment recruté Red Hat, Inc., le plus grand fournisseur mondial de solutions open source, pour aider à améliorer les opérations de l’escadron et la formation au pilotage.»

Source zdnet.fr

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Joyeuse nouvelle année

Posted by CercLL sur 31 décembre 2019

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Ce qu’il faut savoir sur elementary OS 5.1 Hera

Posted by CercLL sur 19 décembre 2019

Elementary OS se présente comme une « alternative à Windows et macOS rapide, libre et respectueuse de la vie privée ». Le système d’exploitation s’offre une mise à jour copieuse de fin d’année.

Alors qu’elementary OS 5 Juno a reçu, en octobre dernier, une salve de mises à niveau destinées à améliorer l’expérience utilisateur et la productivité, une (plus inattendue) version 5.1, baptisée Hera, est à présent disponible pour tous, gratuitement. Voici les principales nouveautés.

elementary OS 5.1 Hera : les nouveautés

La nouvelle version introduit une série de fonctions déjà connues et testées au fil des mois derniers, mais désormais consolidées dans le système d’exploitation :

Une nouvelle expérience d’installation et de lancement du système d’exploitation avec Greeter & Onboarding, dans l’esprit de macOS X ;
Le support Flatpak à la fois en Sideload et via AppCenter ;
Des améliorations importantes dans les Préférences Système et dans les menus d’accessibilité ;
Des raffinements au sein de la plupart des applications embarquées (caméra, agenda, photos, vidéos, musique, ;
La compatibilité avec les périphériques plus récents grâce à un nouveau noyau Linux 5.0.

Les nouveautés sont très largement expliquées et illustrées dans un article de blog, disponible en anglais.

Télécharger elementary OS 5.1

Deux possibilités s’offrent à vous.

Si vous utilisez déjà elementary OS, la mise à jour 5.1 est simple : rendez-vous dans « System Settings → About » (Préférences Système → À propos) pour vérifier si vous avez déjà la dernière version. Si ce n’est pas le cas, procédez à la mise à jour ;
Si vous êtes un nouvel utilisateur, vous pouvez télécharger une image ISO depuis cette page

N’oubliez pas de soutenir le travail des développeurs en effectuant un don, même modeste.

Source toolinux.com

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KDEConnect pour Android, mais aussi pour les smartphones Linux

Posted by CercLL sur 17 décembre 2019

La nouvelle version de KDEConnect n’est plus limitée à Android. Elle permet de communiquer avec un smartphone Linux.

C’est quoi KDE Connect ?

KDE Connect est une application KDE permettant de créer une connexion entre un smartphone et un bureau Linux doté de KDE, sans câble. L’application
KDE Connect permet de créer une connexion entre votre smartphone et votre bureau Linux, le tout sans fil.

Ses fonctions principales :
Recevoir les notifications de son smartphone sur l’écran de l’ordinateur ;
Partager des adresses internet (URL) ;
Transférer des fichiers ;
Répondre aux messages ;
Contrôler la musique de son ordinateur ou le niveau sonore depuis le téléphone ;
Utiliser le smartphone comme télécommande pour l’ordinateur de bureau ;
Vérifier le niveau de la batterie ;
Savoir où se trouve son téléphone (sonnerie) ;
Partager des fichiers avec d’autres appareils ;
Parcourir le contenu du téléphone depuis un ordinateur ;
Lancer un certain nombre de commandes.

KDE Connect : Android et Linux

Une application de messagerie SMS

La dernière version estampillée « décembre 2019 » permet de bénéficier d’une interface propre aux SMS. On y retrouve l’historique des conversations. Il est ainsi possible de recevoir et de lire les messages, mais aussi d’y répondre. À l’image de ce que propose Apple avec Message sur macOS.

Compatibilité avec les smartphones Linux

C’est bien naturel, mais il fallait créer les conditions pour le faire. Les ordinateurs et smartphones Linux – comme les Librem 5 et PinePhone – peuvent désormais communiquer, grâce à une nouvelle interface basée sur Kirigami.

Tout comme pour Android, les fonctions vont du contrôle média à la télécommande en passant par le transfert de fichiers, les commandes Linux et la possibilité de faire sonner son téléphone s’il est égaré.

Liens

La page KDEConnect
L’application Android (et sur F-Droid).

Source toolinux.com

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Linux, Unix : importante faille dans les VPN, avec injection de données et vol de session

Posted by CercLL sur 10 décembre 2019

Linux, Unix : importante faille dans les VPN, avec injection de données et vol de session

Elle porte la référence CVE-2019-14899 et pourrait causer de gros dégâts. Ubuntu 19.10, Fedora, Debian 10.2, Manjaro 18.1.1, Arch 2019.05, FreeBSD, OpenBSD… la liste des distributions touchées est longue.

De manière générale, elle concerne tous les systèmes utilisant la configuration par défaut de systemd sorti après le 28 novembre 2018. En cause, le changement d’un paramètre rp_filter de « strict » à « loose »… avec des conséquences en cascades.

« Cette vulnérabilité affecte la plupart des distributions Linux et des systèmes d’exploitation Unix comme FreeBSD, OpenBSD, macOS, iOS, et Android et permet à un attaquant présent dans le réseau local de déterminer si un autre utilisateur est connecté à un VPN, l’adresse IP virtuelle qui lui a été attribuée par le serveur VPN, et s’il y a ou non une connexion active à un site Web donné », explique le portail de cybersécurité des systèmes de santé qui reprend la publication sur Seclists de William J. Tolley, Beau Kujath et Jedidiah R. Crandall.

Le portail ajoute : « De plus, l’attaquant pourrait déterminer les numéros des séquences et d’acquittements des sessions TCP en comptant les paquets chiffrés et/ou en examinant leur taille. Cela lui permet d’injecter des données dans le flux TCP et de voler ces sessions. Ces vulnérabilités concernent OpenVPN, WireGuard et IKEv2/IPSec, mais potentiellement aussi d’autres technologies VPN ».

Les chercheurs donnent plusieurs pistes permettant de limiter les dégâts, notamment activer le reverse path filtering et mettre en place le filtrage Bogon.

Source nextinpact.com

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Gaël Duval, l’adepte de Linux qui veut libérer les smartphones

Posted by CercLL sur 3 décembre 2019

Face au duopole de Google et d’Apple sur les systèmes d’exploitation mobiles, ce Normand développe «/e/», un système d’exploitation affranchi des Gafam.

Pour rencontrer Gaël Duval, aucune adresse n’est spécifiée, aucun bureau, aucun espace de coworking. De son propre aveu, son lieu de travail, « c’est Internet ». Depuis son entrée à la fac dans les années 1990, toute la carrière de ce Normand de naissance s’est structurée autour de l’informatique. De ses premiers émois numériques, il a gardé des valeurs chères à de nombreux acteurs des débuts du Web : l’échange, l’accessibilité au plus grand nombre, la transparence.

Des idéaux que l’on retrouve dans son dernier projet en date, «/e/» (à prononcer « i »), un système d’exploitation (OS) pour mobile conçu pour garantir le respect de la vie privée de ses utilisateurs. Le but : proposer une solution de rechange solide aux deux systèmes d’exploitation pour mobile les plus utilisés au monde, Android (Google) et iOS (Apple), à l’heure où la défiance envers les grands empires du numérique ne cesse de gonfler.

Une passion de jeunesse pour les machines

Pour les connaisseurs, Gaël Duval est avant tout derrière l’une des premières distributions Linux « grand public » : Mandrake, lancée en juillet 1998. Mais sa passion pour les machines est largement antérieure. Dès 1983, il bidouillait quelques modestes programmes sur son premier micro-ordinateur, un Laser 200. Un engin rudimentaire, dépourvu de mémoire et d’interface graphique, mais qui provoque un choc chez le gamin seulement âgé de 10 ans.

« Un micro-ordinateur, c’est un truc qu’on ne voyait que dans les films ou les séries » Gaël Duval

Il grandit en dévorant les revues spécialisées fournies par Alfred, son grand-père, qui s’intéresse lui aussi à cette technologie balbutiante. Il y découvre des personnalités encore peu connues à l’époque, comme Steve Jobs ou Bill Gates. « C’était hyperexcitant », se souvient-il. « J’avais l’impression d’appartenir à une famille d’initiés. Un micro-ordinateur, c’est un truc qu’on ne voyait que dans les films ou les séries. »

C’est sur une machine de ce type que Gaël Duval a découvert l’informatique.

Le second choc survient en 1990, alors qu’il accompagne un ami anglais dans le laboratoire de son père astrophysicien, à Cambridge. Il y assiste à un événement aussi inhabituel pour l’époque que banal de nos jours : l’envoi d’un e-mail. La possibilité de communiquer avec le monde entier lui fait tourner la tête.

Mandrake, une envie pressante d’entreprendre

C’est finalement pendant une licence en informatique qu’il découvre le système d’exploitation libre Linux, alors que Windows 95 commence à prendre une place importante dans les foyers. Avec son adaptabilité aux besoins de chacun, le noyau développé par Linus Torvalds séduit le jeune passionné d’interfaces graphiques.

« Je trouvais les produits de Microsoft inintéressants » Gaël Duval

Un choix plus pratique que politique selon lui : « Je trouvais les produits de Microsoft inintéressants ». Poussé par une envie pressante d’entreprendre, Gaël Duval entend démocratiser cet outil jusque-là surtout réservé aux bidouilleurs et développe Mandrake.

Dans un premier temps, ça ne prend pas du tout. Mais un court billet publié quelques semaines plus tard sur le site américain Slashdot va changer la donne. « Je suis parti en vacances deux semaines à Marseille », se souvient-il. « Un ami linuxien m’a contacté et m’a conseillé de trouver un moyen de vérifier mes mails. A mon retour, ma boîte contenait 350 messages. »

Choix stratégiques hasardeux

Six mois plus tard, en janvier 1999, Gaël Duval cofonde la société MandrakeSoft avec Frédéric Bastok et Jacques Le Marois. Ce dernier se souvient de débuts « folkloriques », livrant lui-même « des CD gravés à la main dans des enseignes spécialisées, comme Surcouf, dans le 10e arrondissement de Paris, à vélo ».

Mais en l’espace de quelques mois, les levées de fonds se multiplient, les partenariats commerciaux se mettent en place dans le monde entier et 150 salariés sont recrutés. Mandrake devient la distribution pour ordinateur de référence pour Linux.

« Avant Mandrake, je trouvais Linux et le logiciel libre passionnants en théorie, mais difficile dans la pratique », témoigne Alexis Kauffmann, qui cofondera plus tard l’association « libriste » Framasoft. « C’est cet outil qui a permis à des gens comme moi, non geek, simple prof de maths intéressé par les nouvelles technos, de découvrir et d’utiliser Linux pour la première fois. L’installation était considérablement simplifiée, il tournait sur davantage d’ordinateurs et s’ouvrait sur un environnement graphique ressemblant à Windows. »

L’aventure Mandrake – devenu entre-temps Mandriva à la suite d’un procès mal négocié – se conclut en 2006 pour Gaël Duval. Minée par une gestion financière et des choix stratégiques hasardeux, la société doit réduire les coûts et se sépare de nombreux salariés, y compris de son cofondateur.

« La solution que tout le monde attendait »

Dans les années 2010, l’idée d’«/e/» vient à Gaël Duval avec en toile de fond les révélations d’Edward Snowden sur la surveillance numérique et la mise au premier plan du débat sur la protection des données personnelles. « J’avais aussi remarqué à titre personnel que je glissais de plus en plus du monde du libre vers le propriétaire, sans même m’en rendre compte », analyse-t-il :

« J’utilisais des outils Google, très pratiques, j’étais passé de Linux à Mac, j’avais un iPhone depuis 2007… Et un jour, lors d’une réunion de famille, j’ai pris mon père en photo avec son téléphone Android, qui lui a ensuite envoyé une notification pour avoir son avis sur le restaurant dans lequel on était. Je me suis dit “ce n’est pas possible, il y a quelque chose qui ne va pas”. »

Gaël Duval veut passer à l’action. En résulte l’« e Foundation », qu’il préside, dédiée à la diffusion d’un système d’exploitation open source pour appareils mobiles, qui met l’accent sur la protection de la vie privée de ses utilisateurs. La fondation compte une trentaine de collaborateurs, dont 25 indépendants à travers le monde, ainsi que de nombreux volontaires.

Gaël Duval, président de l’e Foundation.

Pour son ancien collaborateur Jacques Le Marois, «/e/» est le fruit d’un cheminement similaire à Mandrake : « L’idée géniale de Gaël a été de créer la solution que tout le monde attendait. Il est simplement en train d’appliquer le même modèle sur le marché des OS mobiles. »

Aujourd’hui, «/e/» est toujours en version bêta depuis son lancement, en septembre  2018. L’OS ne compte aujourd’hui que 2 000 utilisateurs quotidiens, même s’il tourne sur 85 modèles. Le système n’étant pas encore stable, Gaël Duval ne vise pour le moment pas une clientèle grand public, mais invite déjà les personnes « sensibles à la protection des données personnelles, au développement durable et à tous ces enjeux colossaux » à lui donner une chance.

« Si tu ne peux pas utiliser Spotify ou Waze, c’est foutu »

Face au poids écrasant d’Android et d’iOS, le pari ne sera pas simple à réaliser. Avant «/e/», d’autres tentatives similaires ont déjà vu le jour : Firefox OS, Ubuntu Touch ou encore Tizen se sont cassé les dents.

L’erreur de ces projets, selon Gaël Duval : le manque d’applications disponibles. « Tu peux faire un OS plus léger qu’Android, plus fluide… Mais si tu ne peux pas utiliser Spotify ou Waze, c’est foutu. » Pour le moment, «/e/» étant basé sur Lineage, un système d’exploitation lui-même dérivé d’Android, les applications proposées sont celles qui existent déjà dans le Play Store (le catalogue d’applications d’Android). Elles sont cependant agrémentées d’un système de notation en fonction de leurs pratiques en matière de données personnelles.

Exemple des applications sur l’écran d’accueil d’un smartphone tournant sous « /e/ ».

Le problème est donc contourné… pour le moment. A terme, si l’OS gagne en popularité, les éditeurs d’applications pourraient bien se pencher sur ce système, et demander à ce que les applications redistribuées à partir du Play Store soient enlevées du catalogue de téléchargement d’«/e/». Il s’agit là du « plus gros enjeu du projet », estime M. Duval. Plusieurs voies de secours sont d’ores et déjà étudiées, notamment la mise en place d’accords avec les éditeurs, ou le recours aux applications Web, fonctionnant directement à travers un navigateur.

Source lemonde.fr

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Le noyau Linux 5.4 est disponible, quoi de neuf ?

Posted by CercLL sur 27 novembre 2019

Linus Torvalds vient d’annoncer disponibilité d’un noyau Linux 5.4. Présentée comme une version importante, il introduit de nouvelles fonctionnalités, renforce la sécurité et profite des pilotes mis à jour pour un meilleur support matériel.

Le noyau Linux 5.4 est en développement depuis plusieurs semaines. Il a bénéficié de plusieurs publications afin d’obtenir ce titre de Release Candidate. Sa sortie permet d’implémenter des nouveautés. Par exemple nous avons la prise en charge du système de fichiers exFAT de Microsoft. Elle est désormais intégrée au noyau afin de proposer le support en natif d’un périphérique de stockage formatés exFAT. En parallèle une fonction de verrouillage du noyau fait son apparition. Elle est proposée en tant que module de sécurité pour empêcher certaines applications d’avoir trop de liberté. Il s’agit d’une nouvelle couche de protection permettant d’exécuter un logiciel tout en bloquant certains acteurs malveillants.

Le noyau Linux 5.4 ajoute la prise en charge des GPU Navi 12 et 14, Arcturus et de l’APU Dali. De plus, le monitoring des températures des Ryzen 3000 est annoncé ainsi qu’un meilleur équilibrage de charge avec des CPU EPYC.

Noyau Linux 5.4, un peu de patience

Parmi les autres fonctionnalités nous pouvons citer la prise en charge des processeurs Intel Tiger Lake, du SoC Qualcomm Snapdragon 855, des SoC Intel Lightning Mountain, une gestion améliorée de la mémoire des applications sur Android et un nouveau pilote « virtio » (virtio-fs) dit « haute performance » pour le partage de fichiers entre hôtes et invités. A cela s’ajoute une fonction de sécurité nommée fs-verity pour la détection d’une falsification de fichiers.

Les sources du noyau Linux 5.4 peuvent être téléchargées dès maintenant sur kernel.org si vous souhaitez le compiler vous-même. Cette méthode est recommandée uniquement pour les utilisateurs avancés. Dans le cas contraire de la patience est nécessaire. Il faut attendre son arrivée dans les référentiels de logiciels stables des grandes distributions GNU / Linux.

A noter que ce noyau Linux 5.4 est une branche « principale». Bien que stable il est encore considéré comme une version « préliminaire » n’ayant pas tous les atouts pour un déploiement en masse.  Ceci aura lieu après la publication de la premiers version 5.4.x,. Ceci se produit généralement une ou deux semaine après la publication officielle de la branche principale.

Source ginjfo.com

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Le Linux App Summit 2019 commence aujourd’hui

Posted by CercLL sur 12 novembre 2019

L’écosystème des applications Linux est en mouvement cette semaine. Éditeur et développeurs se réunissent à Barcelone jusqu’au 15 novembre.

Le Linux App Summit (LAS) vise à accélérer la croissance de l’écosystème des applications Linux en réunissant l’ensemble des acteurs impliqués dans la création de logiciels conviviaux et de qualité.

La liste des invités et des participants est particulièrement impressionnante : Canonical l’éditeur d’Ubuntu, CodeThink, Endless, Flatpak, GNOME, GStreamer, la suite bureautique Collabora, KDE, LibreOffice, Purism, Red Hat, Ubuntu, Meson, Fractal et elementaryOS (qui vient d’ailleurs d’intégrer nativement Flatpak dans sa dernière mise à niveau d’octobre).

Le programme

Le programme complet a été mis en ligne sur le site officiel.

Linux App Summit 2019

Événement gratuit

Vous êtes sur place (ou pas très loin) ? Bonne nouvelle, la participation à l’événement est libre et l’entrée gratuite. Les 3 journées sont organisées dans le cadre de la Lleialtat Santsenca.

Everyone is welcome to attend LAS and attendance is free of charge. For those who may need it, we have limited travel funds available.

Source toolinux.com

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Linux Mint 19.3 alias Tricia est annoncé pour Noël

Posted by CercLL sur 2 novembre 2019

Le projet Linux Mint a publié une nouvelle lettre d’information mensuelle. Elle propose d’importantes informations autour du développement de cette distribution linux populaire en particulier concernent ses prochaines versions.

Que devez-vous retenir.

  • Le nom de code de Linux Mint 19.3 est Tricia,
  • Sa sortie est prévue pour Noel 2019,
  • Il est prévu l’adoption du noyau Linux 5.0 et Xorg 1.20,
  • Les éditions Cinnamon, MATE et Xfce en 32 bits et 64 bits sont prévues.

Le mois dernier, le chef de projet Linux Mint, Clement Lefebvre, a confirmé que le développement de Linux Mint 19.3 avait commencé. La version finale est prévue normalement pour Noel. Elle va proposer de nombreuses améliorations et des mises à jour de composants et d’applications.

Nous connaissance désormais son nom de code. Linux Mint 19.3 porte l’appélation interne « Tricia ». Le système d’exploitation se base sur la distribution Linux Ubuntu 18.04.3 LTS (Bionic Beaver) de Canonical. L’équipe de développement a prévu une mise à jour des piles de noyau et graphique basée sur le noyaux Linux 5.0 et du serveur d’affichage X.Org 1.20. L’un des objectifs est d’améliorer la compatibilité avec le matériel de dernière génération.

Clément Lefebvre explique

« La prochaine version de Linux Mint s’appellera « Tricia ». Elle sortira avec les environnements de bureau Cinnamon, MATE et Xfce en 32 bits et 64 bits juste avant Noël. Pour renforcer la compatibilité avec le matériel moderne, Linux Mint 19.3 sera livré avec le noyau 5.0 et Xorg 1.20. »

Linux Mint 19.3 alias Tricia

Distribution Linux Mint 19.3 alias Tricia

Linux Mint 19.3 bénéficiera de nombreuses améliorations et fonctionnalités comme par exemple une meilleure prise en charge des écrans HiDPI / 4K en Cinnamon et MATE. Il faut s’attendre à des icônes claires sur tous les ordinateurs de bureau et de nouveaux écrans de démarrage pour GRUB et Plymouth.

VLC Media Player et Xplayer vont disparaitre au profil de Celluloid 0.17 qui est basé sur le célèbre lecteur multimédia MPV. Tomboy a également remplacé par Gnote 3.34. Enfin, l’édition Xfce sera livrée avec le dernier environnement de bureau Xfce 4.14, qui prend en charge le support GTK3 et le support initial HiDPI.

Source ginjfo.com

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Ubuntu fêtait hier ses 15 ans

Posted by CercLL sur 21 octobre 2019

 

La première version de la distribution est sortie en octobre 2004 et portait le numéro de version 4.10. Une nomenclature année/mois qui ne s’est jamais démentie depuis.

Le nom-même « Ubuntu » résume une philosophie venant d’Afrique et signifiant « Je suis ce que je suis à cause de ce que nous sommes tous ». Dans un esprit d’interconnexions et de partage, l’icône de la distribution représente trois personnes en cercle se tenant par les mains.

Warty Warthog, comme s’appelait la première mouture, faisait partie de ces rares distributions à l’époque à pouvoir s’installer depuis un unique CD. L’orientation du système était déjà plantée : basée sur Debian, elle proposait une utilisation simplifiée, avec notamment un accent mis sur la détection du matériel.

Ubuntu 4.10 était livrée avec le bureau GNOME 2.8, Firefox 0.9, la suite bureautique OpenOffice.org 1.1.2 ou encore le client email Evolution 2.0. Le gestionnaire de paquets était alors Synaptic et la distribution comportait certains vieux noms comme GAIM, GIMP, gFTP ou encore Xchat.

15 ans plus tard, on ne peut nier le chemin parcouru et l’impact majeur du système sur l’informatique en général, par sa volonté de simplifier de nombreuses étapes pour l’utilisateur.

Ubuntu a également essaimé dans toutes les directions. On lui connait ainsi plusieurs variantes majeures et officielles, basées sur d’autres environnements de bureau ou thématiques, comme Kubuntu, Ubuntu Budgie, Ubuntu MATE ou Edubuntu. De nombreuses distributions sont également basées sur le système (environ 75), comme Linux Mint, elementary OS ou encore Pop!_OS (dont la version 19.10 vient justement de sortir).

Rappelons qu’Ubuntu 19.10 est sortie en fin de semaine dernière. Une amélioration en douceur, avant l’importante version 20.04 LTS, attendue pour avril prochain et qui sera supportée cinq ans (contre neuf mois pour les versions classiques).

Source nextinpact.com

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Unix/Linux : importante faille dans Sudo, le correctif disponible

Posted by CercLL sur 16 octobre 2019

Unix/Linux : importante faille dans Sudo, le correctif disponible

Sudo est probablement l’un des utilitaires les plus utilisés et connus du monde Unix/Linux. Il sert à donner temporairement des droits plus élevés à un processus, sans avoir à basculer l’ensemble du compte utilisateur sur des droits équivalents.

La vulnérabilité, estampillée CVE-2019-14287, permet à un programme malveillant ou un utilisateur de contourner les règles de sécurité de Sudo pour exécuter un code arbitraire. Les privilèges peuvent même être obtenus quand la configuration de l’outil interdit explicitement l’accès root.

Cette faille particulière prend appui sur la conception de Sudo, qui permet en théorie à n’importe quel utilisateur avec des droits suffisants d’exécuter une commande en tant qu’un autre compte. Cette transversalité peut ainsi remonter jusqu’aux privilèges root.

Pour l’exploiter, un programme ou un utilisateur malveillant doit utiliser l’ID « -1 » ou « 4294967295 ». Pourquoi ces identifiants ? Parce que la fonction chargée de convertir l’ID en nom d’utilisateur traite ces deux valeurs comme « 0 », qui correspond à root.

Il y a tout de même une condition : au moins un utilisateur doit avoir été déclaré dans le fichier de configuration situé dans /etc/sudoers. Les développeurs de Sudo donnent l’exemple suivant :

myhost bob = (ALL, !root) /usr/bin/vi

Cette ligne déclare que « bob » peut exécuter vi en tant que n’importe quel autre utilisateur, excepté root. À cause de la faille toutefois, bob pourra exécuter vi en tant que root s’il exécute d’abord la commande sudo -u#-1 vi.

La brèche a été colmatée dans la version 1.8.28 de Sudo publiée hier soir. La mise à jour est déployée progressivement sur l’ensemble des système concernés (et ils sont nombreux). La faille n’est pas critique, mais est considérée comme importante. Il est donc recommandé d’installer la nouvelle version dès que possible.

Source nextinpact.com

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Linus Torvalds n’a pas peur de Microsoft

Posted by CercLL sur 9 octobre 2019

De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer l’influence grandissante de Microsoft sur Linux. Linus Torvalds ne s’en inquiète pas et vous ne devriez pas non plus. De nombreuses entreprises veulent contrôler Linux mais aucune d’entre elles ne le fera.

Chaque fois que j’écris un article sur Microsoft et Linux, je sais que je serai enterré sous des commentaires tels que « Microsoft achète le contrôle de Linux! » ou « Microsoft ne fait que pratiquer la vieille tactique Embrace, extend and extinguish pour détruire Linux » ou « Microsoft est un loup déguisé en mouton – il va anéantir Linux. »

Voici la vérité: oui, Microsoft veut tirer parti de Linux. Eh oui, Microsoft veut contrôler Linux. Devinez quoi? Tout le monde essaye et personne ne le peut.

Lors de la conférence Linux Plumbers 2019, j’ai parlé à Linus Torvalds et à plusieurs des plus grands programmeurs du noyau Linux. Ils ont confirment que Microsoft souhaite contrôler Linux, mais cela ne les inquiète pas. En effet, Linux, de par sa nature même et ses licences open source GPL2, ne peut être contrôlé par aucun tiers.

Torvalds a déclaré: « Toute cette histoire anti-Microsoft était parfois drôle, mais pas vraiment. Aujourd’hui, ils sont beaucoup plus sympathiques. J’ai discuté avec des ingénieurs de Microsoft lors de différentes conférences. J’ai l’impression qu’ils ont changé. Et ils sont vraiment contents de travailler sur Linux. J’ai donc complètement écarté tout ce qui est anti-Microsoft.  »

Mais cela ne signifie pas que Microsoft ne peut pas changer de politique. Bien sûr, Linus entend l’argument: « C’est le vieux Microsoft, et ils attendent leur heure. » Mais, Torvalds a déclaré: « Je ne pense pas que ce soit vrai. Je veux dire, il y aura des tensions. Mais cela est vrai pour toute entreprise qui utilise Linux. Elles ont leurs propres objectifs. Et elles veulent faire les choses à leur manière, car elles ont leurs propres raisons. » Ainsi, avec Linux, « Microsoft a tendance à s’intéresser principalement à Azure et à faire tout ce qui est en son pouvoir pour que Linux fonctionne bien pour eux », a-t-il expliqué.

Torvalds a souligné que c’était normal: « Je veux dire, c’est juste faire partie de la communauté. »

Microsoft veut Linux : et alors?

Comme l’a souligné Eric Raymond dans son ouvrage phare de l’open source, La Cathédrale et le Bazar: « Tout bon travail de développement logiciel commence par répondre à une préoccupation spécifique d’un développeur. » Et, de nos jours, beaucoup des évolutions sur Linux commencent par répondre aux préoccupations d’une entreprise.

Dans le dernier rapport sur l’état du développement du noyau Linux en 2017, ces entreprises sont, dans l’ordre: Intel, Red Hat, Linaro, IBM. Samsung, SUSE et Google. Chacun a ses propres intérêts qu’ils essaient de mettre en avant. Bien que certains bénévoles non rémunérés travaillent sous Linux (ils étaient 8,2% en 2017), le noyau est en grande partie l’œuvre de développeurs travaillant pour des entreprises.

Outre le fait que Microsoft travaille sur le code, Torvald pense qu’il est intéressant « de voir comment Microsoft a cessé d’exploiter les licences FAT (brevets) pour extorquer l’argent des fournisseurs d’Android, jusqu’à mettre à disposition de tous les brevets disponibles. Ce n’est pas simplement de l’esbrouffe, c’est une action concrète. Je suis plutôt content.  »

James Bottomley, ingénieur d’IBM Research et principal développeur du noyau Linux, voit Microsoft suivre le même processus que tous les autres supporteurs Linux d’entreprise:

« C’est un fil conducteur qui tourne sous Linux. Vous ne pouvez pas travailler sur le noyau pour votre propre avantage. De nombreuses entreprises sont arrivées avec un mode de fonctionnement propriétaire, et ont supposé que cela fonctionnerait. Elles doivent être convaincues que si elles veulent ajouter à Linux quelque chose qui servira leur business, c’est très bien. Mais cela doit passer par un processus de développement ouvert. Et si quelqu’un d’autre trouve cette fonctionnalité utile, vous finissez par coopérer ou collaborer avec eux pour produire cette fonctionnalité.  »

Cela veut dire que pour faire avancer les choses, même Microsoft est « finalement obligé de collaborer avec d’autres ».

Bottomley a expliqué:  « Donc beaucoup de ce qui sort de la Linux Foundation, est dicté par les plus grandes entreprises. Et elles se disputent sans cesse, vous savez, qui a quelle fonctionnalité et comment elle est faite. Mais cela n’a jamais été différent du fait que le développement doit se faire au grand jour. Si quelqu’un trouve un avantage, vous finissez par collaborer.  »

Bottomley a conclu: « Ainsi, peu importe si Microsoft a des priorités qui entrent en concurrence avec Red Hat, IBM ou qui que ce soit d’autre. Les développeurs doivent toujours travailler ensemble dans le noyau Linux avec un agenda transparent. » En bref, Microsoft est peut-être gros, mais personne n’est plus gros que la communauté Linux dans son ensemble.

Par ailleurs, comme le mainteneur de la branche stable de Linux Greg Kroah-Hartman l’a déclaré à Swapnil Bhartiya, dans une interview: « Le processus de développement du noyau Linux ne concerne pas les personnes pour lesquelles vous travaillez, mais les individus. C’est drôle, KY [Srinivasan], responsable du groupe de logiciels libres de Microsoft, venait de Novell. Avant cela, il était un ancien ingénieur chez AT & T. Et c’est un solide directeur technique impliqué dans Linux depuis 20 ans.  » Personne ne doute qu’il travaille pour le bénéfice de Linux.

En outre, Microsoft est maintenant une société Linux. Kroah-Hartman a ajouté: « Plus de 50% de leurs charges de travail Azure sont maintenant sous Linux. C’est énorme. » Il a ajouté que Microsoft avait maintenant une distribution Linux, tout comme Amazon avec AWS, qui est une distribution Linux, ou encore Oracle.

On pourrait même dire, grâce au Windows Subsystem for Linux 2.0, une distribution Linux fonctionnant sous Windows 10, que Microsoft pourrait être le plus grand distributeur Linux.

Aucun de ces leaders Linux, ou de qui que ce soit à qui j’ai parlé lors de la conférence Linux Plumbers, ne s’est inquiété de la prise de contrôle de Microsoft par Microsoft. C’est l’inverse. Linux est à présent le moteur de presque toutes les entreprises de technologie, y compris Microsoft.

Source : Linus Torvalds isn’t worried about Microsoft taking over Linux

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