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Windows 10 : Ubuntu fait son entrée dans le Windows Store

Posted by CercLL sur 11 juillet 2017

Il est désormais possible de télécharger la célèbre distribution de Canonical depuis la boutique de Microsoft. Cet ajout intéressera d’abord les développeurs.

Chose promise, chose due : les utilisateurs de Windows 10 peuvent désormais télécharger et installer la distribution Ubuntu, simplement depuis le Windows Store. Précisément, il s’agit de la version Ubuntu 16.04 LTS (Xenial Xerus).

Microsoft avait annoncé que son dernier OS allait supporter Ubuntu et l’interpréteur de ligne de commandes Bash. Cette décision ne vise pas à séduire les particuliers, mais à nourrir la base de développeurs de l’éditeur et à attirer de nouveaux utilisateurs sur sa plateforme.

Concrètement, Ubuntu fonctionne avec WSL (Windows Subsystem for Linux) et permet donc de faire tourner nativement la distribution de Canonical en parallèle sans avoir à créer un double-boot ou passer par la virtualisation et de donner accès à plusieurs utilitaires de ligne de commande comme GNU Bash, les gestionnaires de paquets APT et DPKG CLI,  SSH (Secure Shell) etc…

Cette version d’Ubuntu est compatible avec Windows 10 64-bit et nécessite quelques paramétrages. Il faut se rendre dans le menu « Activer/désactiver les fonctionnalités Windows » puis cocher l’option « Sous-système Windows pour Linux » et redémarrer la machine. Ensuite, Ubuntu via WSL sera opérationnel.

Pour mémoire, Satya Nadella patron de Microsoft s’efforce de forger une société centrée totalement sur les plateformes et la productivité. Voici ce qu’expliquait l’année dernière le PDG dans un mémo à ses employés :

« Notre stratégie est de concevoir les meilleures plateformes et services de productivité dans un monde mobile et cloud. Nos plateformes permettront d’harmoniser les intérêts des utilisateurs finaux, des développeurs et de l’IT mieux que tout écosystème ou plateforme concurrent. Nous allons réaliser notre mission et stratégie en investissant dans trois ambitions interconnectées et audacieuses.

1. Réinventer la productivité et les processus métier

2. Bâtir une plateforme cloud intelligente

3. Créer une informatique plus personnelle »

Microsoft a plus que jamais mis en œuvre cette vision depuis la prise de fonction de Nadella. La plateforme Office est aussi robuste sinon meilleure sur iOS et Android qu’elle l’est sur Windows. Microsoft a contribué à la communauté open source aussi bien sur le volet matériel que logiciel. L’activité entreprise tourne à plein régime. Et Microsoft est réellement engagé dans la plateforme Cloud Azure et les solutions analytiques qui l’accompagnent.

Ce qui manquait à Microsoft, c’était un mouvement qui ferait dresser l’oreille aux développeurs. C’est l’ambition de ce support d’Ubuntu notamment avec l’exécution de Bash nativement sur Windows. Pas de container. Pas de virtualisation.

Les développeurs peuvent donc faire tourner facilement Ubuntu sur Windows. Bash (pour Bourne Again Shell) est un standard sur OS X et un groupe de distributions Linux. Pour l’utilisateur lambda, Bash passera inaperçu. Mais pour les développeurs, c’est une tout autre histoire. Microsoft permet aux développeurs de lancer aussi bien des scripts Windows que Bash sur une seule plateforme.

Les développeurs aiment cette évolution de Microsoft. Et si un vendeur de logiciels peut gagner de nouveaux développeurs, alors il a accompli beaucoup. Au minimum, Microsoft répond à la demande des développeurs, Ubuntu était la distribution la plus populaire sur Azure.

Même le fondateur de Canonical, Mark Shuttleworth, qui a toujours bataillé contre Microsoft, est ravi : « La disponibilité native d’un environnement Ubuntu complet sur Windows, sans virtualisation ou émulation, est une étape importante qui défie les conventions. »

Source zdnet.fr

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Microsoft est membre de la Fondation Linux

Posted by CercLL sur 18 novembre 2016

C’est une nouvelle qui fait parler d’elle, Microsoft vient d’annoncer qu’il rejoint la Fondation Linux.

Pour une surprise, c’est une surprise. Alors que Microsoft n’avait pas de mots assez durs pour qualifier le système libre sous l’ère Ballmer, en quelques années il est devenu un de ses plus grands contributeurs et développe lui aussi des projets open sources. Aujourd’hui, un nouveau cap est franchi, avec cette annonce pour le moins étonnante (encore que). Microsoft devient partenaire Platiium de la Fondation Linux. Elle participe donc à hauteur de 467.000 euros, comme notamment Cisco, IBM, Intel ou encore HP Entreprise.

Microsoft en a aussi profité pour annoncer la disponibilité de Azure App Service pour Linux ainsi qu’une pré-version de SQL Server pour Linux.

Source : L’annonce sur le site de la Fondation Linux

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Honte gouvernementale

Posted by CercLL sur 9 novembre 2016

La Ministre de la Culture gaspille 2 000 000 d
Publié par Yves le 08/11/2016 10:30:00 (106 lectures)
COUP DE GUEULE

La Ministre de la Culture gaspille 2 000 000 d’euros et se met en danger. Alors que la Ministre Albanel avait installé l’antivirus OpenOffice, la ministre actuelle met le Ministère de la Culture en danger en choisissant MicroSoft Office. Elle avait raison, Albanel !

Drôle de notion de la démocratie et du respect de la majorité rue de Valois, la Ministre, qui dans une note interne explique que son ministère va re-basculer la bureautique de LibreOffice vers la solution propriétaire MSOffice.

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« 2 millions d’euros seront engagés en 2017 pour améliorer la bureautique et les systèmes d’information relatifs aux ressources humaines pour qu’enfin tout le monde travaille avec les mêmes logiciels »

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« Microsoft Office sera déployé sur les postes des agents de l’administration centrale, indique une source au sein du ministère. Actuellement, deux systèmes coexistent: la grande majorité des personnels utilise des logiciels libres et une minorité Microsoft Office, ce qui complique la communication ».

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Faut-il lui rappeler que le Parlement a définitivement adopté mercredi 28 septembre par un vote du Sénat le projet de loi numérique ?

La loi a été promulguée le 7 octobre 2016.

Elle a été publiée au Journal officiel du 8 octobre 2016.

La loi comporte trois volets :

  • Le premier volet concerne la circulation des données et du savoir. Il comprend des mesures sur l’ouverture des données publiques, la création d’un service public de la donnée. Il introduit la notion de données d’intérêt général, pour optimiser l’utilisation des données aux fins d’intérêt général. Une partie est également dédiée au développement de l’économie du savoir, avec la possibilité pour les chercheurs de publier librement leurs articles scientifiques dans un délai de six à douze mois. Le Sénat a voté en faveur de la facilitation de l’ouverture et de la réutilisation des données des administrations ainsi que des décisions des juridictions administratives et judiciaires. La diffusion de ces données sera circonscrite aux données dont la publication présente un intérêt économique, social, sanitaire ou environnemental.
  • Le deuxième volet traite de la protection des citoyens dans la société numérique. Il affirme le principe de neutralité des réseaux et de portabilité des données. Il établit un principe de loyauté des plateformes de services numériques. Le consommateur dispose en toutes circonstances d’un droit de récupération de ses données. Le texte introduit également de nouveaux droits pour les individus en matière de données personnelles (droit à l’oubli numérique pour les mineurs, testament numérique pour donner des directives aux plateformes numériques, confidentialité des correspondances privées). Un amendement adopté par l’Assemblée nationale prévoit une peine de deux ans d’emprisonnement et une amende pouvant aller jusqu’à 60 000 euros pour le fait de transmettre ou de diffuser sans le consentement exprès de la personne l’image ou la voix de celle-ci, prise dans un lieu public ou privé, dès lors qu’elle présente un caractère sexuel (phénomène dit « revanche pornographique » ou « revenge porn »).
  • Le troisième volet est consacré à l’accès au numérique pour tous avec notamment la couverture mobile, l’accessibilité aux services numériques publics, l’accès des personnes handicapées aux services téléphoniques et aux sites internet. Il prévoit aussi le maintien de la connexion internet pour les personnes les plus démunies. Le Sénat a adopté en première lecture un amendement qui oblige les opérateurs de télécommunications à s’engager, via des conventions avec les collectivités, pour l’installation du très haut débit.

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La ministre n’est certainement pas au courant de cela. Il faut dire que les formalités d’abonnement au JO ayant été modifiées, elle n’a certainement pas réussi à le renouveler. (Anefet, Albanel : le ministère de la Culture a comme pare-feu Open-Office . sa devancière dans la fonction n’a pas enlevé l’antivirus).

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(extrait de la loi Numérique)

État et logiciels libres. Les administrations devront « encourager » l’utilisation des « logiciels libres et des formats ouverts lors du développement, de l’achat ou de l’utilisation » de leurs systèmes informatiques. Un terme dont la portée juridique semble cependant quasi-nulle…

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Art. L. 224-42-3

« La fonctionnalité prévue au premier alinéa permet au consommateur de récupérer, par une requête unique, l’ensemble des fichiers ou données concernés. Le fournisseur prend toutes les mesures nécessaires à cette fin, en termes d’interface de programmation et de transmission des informations nécessaires au changement de fournisseur.


« Lorsque les données collectées auprès du consommateur ne peuvent pas être récupérées dans un standard ouvert et aisément réutilisable, le fournisseur de service de communication au public en ligne en informe le consommateur de façon claire et transparente. Le cas échéant, il l’informe des modalités alternatives de récupération de ces données et précise les caractéristiques techniques du format du fichier de récupération, notamment son caractère ouvert et interopérable.

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Cela veut-il dire que si je communique avec le Ministère de la Culture, il faudra que j’ai un PC sous Windows et la suite bureautique MS Office ?

Sans doute frustrée de ne pas avoir eu les honneurs de l’émission de Elyse Lucet, elle espère que lors d’une prochaine enquête, elle sera sous les feux de la rampe, à moins qu’en mai prochain, avec une telle désinvolture et le peu de respect des deniers publics  …

Madame la Ministre, je tiens à vous proposer un lien officiel. Inutile de le lire en totalité. Consulter attentivement la première page devrait suffire :

http://www.gouvernement.fr/action/pour-une-republique-numerique

Pour compléter votre culture lisez donc nextinpact.com/l-etat-actualise-son-socle-interministeriel-logiciels-libres

Au fait, M. Valls, vous qui prônez le respect, la légalité, la discipline, s’il vous reste du temps après avoir résolu les problèmes liés au burkini et autres c…….s du genre, trouverez-vous un moment pour « recadrer » la Ministre des artistes !

*** Si vous êtes contre cette décision, signez la pétition ici ***

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PS (1er degré)

Le manchot est, en général, un animal pacifique. mais, dans certaines circonstances, il peut « montrer les dents » (ce qui est très rare). Faudra-t-il que des troupeaux de manchots investissent les rues de la capitale ou d’ailleurs ?

Source lsdm.onlynux.org

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Le ministère de la Culture opte (à son tour) pour Microsoft

Posted by CercLL sur 8 novembre 2016

Le ministère de la Culture veut investir 2 millions d’euros dans le déploiement de Microsoft Office en 2017. L’encouragement aux logiciels libres dans l’administration a du plomb dans l’aile…

Il semble que l’opération séduction du CEO de Microsoft, Satya Nadella (en photo), porte ses fruits en France. Après le ministère de la Défense et le ministère de l’Éducation nationale, c’est le ministère de la Culture qui se tourne vers l’éditeur américain de logiciels.

Dans une lettre interne, dont BFM Business a obtenu copie, la ministre Audrey Azoulay indique que « 2 millions d’euros seront engagés en 2017 pour améliorer la bureautique et les systèmes d’information relatifs aux ressources humaines pour qu’enfin tout le monde travaille avec les mêmes logiciels ». Le courrier a été adressé le 28 septembre dernier aux agents du ministère.

Une même suite pour tous

Au sein du ministère de la Culture coexistent actuellement des logiciels libres, utilisés par la majorité, selon BFM, et la suite Microsoft Office, qui serait utilisée par une « minorité ». C’est pourtant cette dernière qui a les faveurs de la rue de Valois aujourd’hui. C’est une victoire pour Microsoft, dont les solutions propriétaires entrent en concurrence avec des logiciels libres et Open Source (dont les suites OpenOffice et LibreOffice), dans les administrations publiques françaises.

Reste à savoir quelle voie va emprunter le ministère de la Culture pour officialiser son choix, sachant que le code des marchés publics interdit de déterminer, en amont d’un appel d’offres, quel prestataire emportera le marché… D’autres ministères ont pris les devants.

« Open Bar » ou partenariat ?

Le ministère de l’Education nationale a opté l’an dernier pour un partenariat numérique avec Microsoft. L’éditeur s’est engagé à investir 13 millions d’euros sur 18 mois dans différentes mesures (accompagnement des personnels, mise à disposition d’outils, apprentissage du code informatique, etc.). Le collectif EduNathon, qui y voit un marché public dissimulé, a porté l’affaire devant le tribunal de grande instance de Paris cet été. Mais il a été débouté en septembre.

Un autre ministère, régalien celui-ci, le ministère de la Défense, a signé en 2009 un accord-cadre avec Redmond pour 82 millions d’euros. Cet accord est dit « Open Bar » par ses détracteurs, dont l’April, association de promotion du Libre, parce qu’il a été passé sans appel d’offres, ni procédure publique. Selon l’émission Cash Investigation, ce contrat a été renouvelé pour un coût de 120 millions d’euros pour 2013-2017. Il porte sur 200 000 postes et devrait une nouvelle fois être renouvelé en 2017. Et ce malgré un rapport interne déplorant « une addiction aux technologies Microsoft », et pointant le risque d’une « intrusion de la NSA » américaine…

L’encouragement à l’utilisation du logiciel libre dans la commande publique, qui est inscrit dans la loi pour une République numérique du 7 octobre 2016, a-t-il été entendu ?

Source silicon.fr

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L’April demande la publication de l’« accord de sécurité » entre Microsoft et l’État

Posted by CercLL sur 21 octobre 2016

Lors de la diffusion de l’émission Cash Investigation consacrée à l’Open Bar Microsoft/Défense, Marc Mossé, directeur affaires publiques et juridiques de Microsoft France, a reconnu l’existence d’un « accord de sécurité » entre Microsoft et l’État français. L’April demande la communication de cet accord pour en connaître le périmètre exact et notamment s’assurer qu’il ne s’agit pas d’un « accord d’espionnage ».

Image extrait reportage Cash InvestigationDans l’édition du 18 octobre 2016 du magazine de France 2 Cash investigation a été diffusée une enquête sur le contrat « Open Bar » passé entre Microsoft et le ministère de la Défense (c’est la seconde enquête, à partir de la minute 42). L’enquête montre les possibilités de prise de contrôle, non autorisée, à distance, d’ordinateurs équipés de Microsoft Windows. Élise Lucet interroge Marc Mossé sur les failles de sécurité de Windows et sur la participation de Microsoft au programme de surveillance PRISM, selon les rélévations d’Edward Snowden (à partir de 1h 20 min sur la vidéo).

Marc Mossé réfute la participation de Microsoft au programme PRISM. L’échange se poursuit sur les failles de sécurité des logiciels de Microsoft :

Marc Mossé : « Je vais vous dire autre chose, je crois que je ne l’ai jamais dit. Ce n’était pas public jusqu’à maintenant. L’État français a un accord avec Microsoft pour bénéficier de toutes les informations techniques et de sécurité concernant les logiciels qu’il utilise »

Élise Lucet : « Cela veut dire que quand vous détectez une faille, vous communiquez cette faille au ministère de la Défense par exemple ? »

Marc Mossé : « Ce sont des accords dont je ne donnerai aucun détail, ce sont des accords de sécurité, l’État français bénéficie des informations nécessaires à la sécurité de ses systèmes d’information, en lien avec les produits Microsoft »

Marc Mossé ne donne donc aucun détail sur le périmètre de cet accord. S’agit-il de permettre à l’État français de connaître en avant-première les failles de sécurité des outils Microsoft qu’il utilise et de prendre les mesures de sécurisation nécessaires ? Peut-on vraiment accepter que la souveraineté informatique de l’armée dépende de la bonne foi d’une entreprise privée ? Par ailleurs, sachant que ces outils Microsoft sont aussi largement utilisés par d’autres États, par les entreprises, par le public… s’agirait-il pour l’État français d’être informé en avant-première de failles permettant l’espionnage de tiers ?

« Ce questionnement peut paraître exagéré mais nous sommes désormais dans l’ère post Snowden. Il est essentiel que chacun puisse prendre connaissance de cet « accord de sécurité » entre Microsoft et l’État. L’April en demande donc la publication » a déclaré Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques à l’April.

Image extrait reportage Cash InvestigationD’autant plus que, dans la même émission (vers 1h 05 min) le vice-amiral Arnaud Coustillière, officier général à la cyberdéfense et qui a été membre du comité de pilotage chargé d’étudier la proposition d’accord « Open Bar » de Microsoft en 2007/2008 (comité présidé par Alain Dunaud, le directeur adjoint de la DGSIC de l’époque), reconnaît qu’il ferait aujourd’hui le même choix. Il ajoute même « Je m’en fous de ce débat-là. C’est un débat qui a plus de 4 ou 5 ans⁠ ce truc. Pour moi c’est un débat d’informaticiens, c’est un débat qui est dépassé ». L’April ne voudrait pas paraître dépassée, encore moins discourtoise, mais la vérité nous oblige à dire qu’il serait peut-être temps que le vice-amiral Arnaud Coustillière prenne sa retraite.

L’enquête de Cash Investigation rappelle que le choix de Microsoft est plus cher qu’un recours au logiciel libre (exemple de la gendarmerie nationale, à partir de 1 h 15 minutes) et moins sécurisé que le logiciel libre (voir les propos de Éric Filliol, ex lieutenant-colonel de l’armée de terre, directeur du centre de recherche de l’ESIEA, à partir de 1 h 7 min). Elle souligne également que les décideurs du ministère de la Défense sont passés outre les recommandations du groupe d’experts qu’ils ont eux-mêmes mandatés (voir les propos de Thierry Leblond, ingénieur général de l’armement, à partir de 46 minutes, propos confortés par des témoins masqués 1 et notre rappel chronologique depuis la signature du contrat initial).

« Et pourtant, personne au ministère de la Défense n’a fourni les arguments qui ont motivé la décision du contrat « Open Bar » avec Microsoft. On peut légitiment poser la question suivante : quelle est donc la contrepartie qui fait que ce contrat était un passage obligé pour le Ministère ? » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l’April.

L’April profite de l’occasion pour rappeler que le logiciel libre est la brique de base nécessaire et essentielle pour la sécurité et la confiance dans l’informatique. Voir à ce sujet, notre tribune publiée dans Libération suite aux révélations d’Edward Snowden.

Source april.org

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Une clé USB Linux pour pirater Windows et macOS

Posted by CercLL sur 13 septembre 2016

A l’aide d’une clé USB sous Linux, un pirate serait parvenu à récupérer des identifiants Windows ou macOS. Explications.

Un chercheur en sécurité, Rob Fuller, a réussi à voler les identifiants de connexion d’ordinateur sous Windows ou macOS. Sur la clé USB se trouve un système Linux modifié, soit LAN Turtle soit USB Armory. Le principe ? Faire passer cette clé pour un adaptateur Ethernet. Il a donc installé et configuré les outils nécessaires dont un serveur DHCP et l’outil Responder. Il suffit ensuite de brancher la clé USB à un ordinateur qui, en la détectant, même s’il est verrouillé, commence à échanger des informations réseaux avec elle, dont les identifiants et mots de passe, hachés. En 30 secondes la session peut être piratée. Tous les systèmes Windows semblent vulnérables, y compris macOS X El Capitan et Mavericks.

La seule parade pour le moment serait de désactiver les ports USB. Rob Fuller n’a pas testé ce système sous Linux. Depuis cette découverte, les ventes de LAN Turtle ont fortement augmentées.

Liens :

L’annonce sur le blog de Rob Fuller
Vidéo de démonstration

Source toolinux.com

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Le ministère de l’Éducation assigné en justice pour son partenariat avec Microsoft

Posted by CercLL sur 10 août 2016

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La convention de « partenariat » liant le ministère de l’Éducation nationale et Microsoft sera bientôt débattue devant la justice. Le collectif EduNathon, pour qui il s’agit en réalité d’un marché public déguisé, a déposé aujourd’hui un référé auprès du tribunal de grande instance de Paris. Une audience est prévue pour le 8 septembre.

Faute d’avoir obtenu gain de cause suite à leur recours gracieux du mois de janvier, le Conseil national du logiciel libre, les associations PLOSS Rhône-Alpes, « La Mouette » et ALDIL ont décidé de passer à l’étape suivante. Leur cible : l’accord conclu le 30 novembre 2015 entre la Rue de Grenelle, représentée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem, et Microsoft, géant américain du logiciel propriétaire (PDF).

Dans le cadre du plan pour le numérique à l’école, dont le coup d’envoi doit être donné à la rentrée, la firme de Redmond s’est engagée à proposer (gratuitement) différentes formations aux agents de l’Éducation nationale – en lien bien entendu avec l’utilisation de ses produits. L’accord prévoit d’autre part que Microsoft mette à la disposition de tous les établissements qui le souhaitent sa solution Office 365 Education. Au programme : les célèbres logiciels Word, Excel et PowerPoint, dans leur version cloud (non installée sur ordinateur). Un espace de stockage OneDrive de 1 To est également de la partie.

Une gratuité qui attise les soupçons

« Présentés comme « gratuits » dans l’accord, il apparaît que le prix de ces produits et services a en réalité été dissimulé afin d’échapper aux prescriptions (…) du Code des marchés publics », accuse le collectif EduNathon au travers de son assignation, que Next INpact a pu consulter. L’organisation cite un communiqué de Microsoft, dans lequel l’entreprise américaine explique que 13 millions d’euros seront « investis » dans le cadre de ce partenariat « pour le développement du numérique éducatif ».

Pour les plaignants, ce que la société de Bill Gates « accepte de ne pas réclamer d’un côté, elle s’apprête à le récupérer de l’autre ». Et pour cause, celle-ci va « désormais pouvoir proposer ses produits et services de façon extrêmement privilégiée par rapport à ses concurrents, au moment même où le ministère de l’Éducation nationale lance le Plan Numérique à l’École, prévoyant ainsi un surcroit d’investissement dans ce secteur ».

Tentative de contourner le Code des marchés publics

L’enjeu de ce recours ? Faire reconnaître la nullité du contrat (au motif qu’aucun prix n’a été fixé), ainsi que les dommages portés aux acteurs français du numérique éducatif. « En étant privés de pouvoir proposer leurs produits et services », les membres des associations du collectif EduNathon estiment avoir subi un « préjudice grave ». On peut imaginer qu’une mise en concurrence aurait effectivement pu permettre à certains professionnels de proposer des alternatives – pourquoi pas basées sur des logiciels libres tels que Libre Office…

« Une fois que les enseignants ou les personnels de l’éducation auront été formés ou habitués à un outil ou à une méthode, ceux-ci seront d’autant plus enclins à les privilégier dans le futur », poursuivent les plaignants. Leur assignation insiste sur le fait qu’il est difficile « de demander à quelqu’un de refaire une formation en bureautique quand il a déjà été formé aux outils d’un logiciel spécifique » ou « de demander à une institution de faire migrer ses données vers un autre cloud quand elle s’est habituée à un serveur spécifique »…

Cet argument est d’ailleurs invoqué pour demander au tribunal de grande instance de se prononcer en urgence, dans le cadre d’un référé d’heure à heure – une procédure assez rare, qui nécessite d’obtenir au préalable le feu vert du président du tribunal de grande instance. « Une fois la rentrée 2016 passée, il sera trop tard pour changer les formations ou pour mettre fin à l’utilisation des produits et des services qui auront été décidés à tort dans le cadre de ce contrat » martèle l’assignation.

Une suspension d’urgence, en attendant l’annulation

Le collectif EduNathon exige la suspension du « partenariat » entre Microsoft et le ministère de l’Éducation nationale, « dans l’attente de son annulation pour nullité absolue ». Il réclame également 12 000 euros au titre de ses frais de justice. Les deux acteurs pointés du doigt sont cités à comparaître le jeudi 8 septembre, à 9h30, devant le tribunal de grande instance de Paris. Les attaquants n’ont pas jugé bon de saisir le tribunal administratif, au motif que l’accord litigieux ne remplissait à leurs yeux « aucun des critères du contrat administratif ».

Ils espèrent que cette affaire serve d’exemple :

« Si cette convention était valide, cela signifierait qu’un marché peut être accordé à un acteur sans appel d’offre ni mise en concurrence, privant ainsi tous ses concurrents de la possibilité de concourir et de proposer leurs produits et leurs services – même pour des sommes aussi importantes que 13 millions d’euros. Ce serait la possibilité pour tous les grands groupes désireux d’échapper aux contraintes des marchés publics de décider de donner leurs produits et services à l’État – voitures, prestations de restauration, communication, etc. À charge pour eux de correctement exploiter les avantages directs et indirects qu’ils en retirent, mais avec la garantie immédiate que leurs concurrents de plus petite taille seront incapables de réaliser ces investissements et se retrouveront exclus de fait de ces marchés. »

Contacté fin juillet pour savoir pourquoi il n’avait donné aucune suite au recours gracieux du collectif EduNathon, le ministère de l’Éducation nationale expliquait avoir considéré que les arguments exposés « ne remettaient pas en cause la régularité de l’accord passé avec Microsoft ». Il se peut que la Rue de Grenelle ait à étoffer son argumentation face au juge en charge de l’affaire…

Source nextinpact.com

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la Cnil accuse Microsoft de «graves manquements» avec Windows 10

Posted by CercLL sur 21 juillet 2016

Selon l’autorité indépendante, le groupe américain se livre à une collecte «excessive» de données avec son système d’exploitation pour ordinateurs et tablettes.

La Cnil lance un rappel à l’ordre à Microsoft. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) demande au géant américain des logiciels de mettre son système d’exploitation Windows 10 en conformité avec la Loi informatique et libertés. La Cnil «met en demeure Microsoft Corporation de cesser la collecte excessive de données et le suivi de la navigation des utilisateurs sans leur consentement. Elle lui demande aussi d’assurer de façon satisfaisante la confidentialité des données des utilisateurs», écrit l’autorité indépendante sur son site. Et lui donne trois mois pour se mettre en règle.

L’affaire remonte à la sortie de Windows 10, il y a tout juste un an. Plusieurs articles, avaient pointé une «potentielle collecte excessive de données personnelles». La présidente du Front national, Marine Le Pen, s’était elle-même emparée de ce dossier. Dans une lettre ouverte à la présidente de la Cnil, elle avait dénoncé «l’espionnage généralisé des ordinateurs des Français». En cause, le recueil d’informations personnelles à des fins publicitaires, organisé selon elle par Microsoft.

» LIRE AUSSI: Windows 10: faut-il avoir peur pour sa vie privée?

C’est notamment sur ce point que la Cnil a réagi. L’autorité a en effet constaté qu’un identifiant publicitaire est activé par défaut lors de l’installation de Windows 10. «Il permet à des applications Windows et des applications tierces de suivre la navigation des utilisateurs et de leur proposer des publicités ciblées sans que le consentement des utilisateurs n’ait été recueilli», écrit la Cnil. Microsoft dépose également sur les terminaux des utilisateurs «des cookies publicitaires, sans les en avoir au préalable correctement informés, ni mis en mesure de s’y opposer».

10 millions de Français concernés

Un autre grief concerne la collecte des données de diagnostic et d’utilisation de Windows, jugée «excessive». Elle permet notamment à Microsoft «d’avoir connaissance de toutes les applications téléchargées et installées sur le système par un utilisateur et du temps passé sur chacune d’elles». La Cnil déplore en outre qu’il soit possible de protéger son ordinateur par un code de quatre chiffres et ne limite pas le nombre de tentatives d’entrée, «ce qui n’assure pas la sécurité et la confidentialité des données des utilisateurs».

Cette mise en demeure n’est pas une sanction, rappelle la Cnil. Des suites pourront être données si Microsoft ne se conforme pas à la loi dans un délai de trois mois. «Il a été décidé de rendre publique cette mise en demeure notamment en raison de la gravité des manquements constatés et du nombre de personnes concernées (plus de dix millions d’utilisateurs de Windows 10 sur le territoire national)», indique néanmoins l’autorité.

Source lefigaro.fr

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Ubuntu (pas Linux) débarque sur Windows 10

Posted by CercLL sur 31 mars 2016

Ubuntu, mais pas Linux en tant que tel, tournera sur la prochaine mise à jour majeure de Windows 10, à savoir Redstone

Oui, Microsoft va permettre aux utilisateurs d’exécuter nativement Bash sur Windows 10, et oui Ubuntu aussi sur la prochaine mise à jour de Windows 10 : Redstone. Pour faire tourner la distribution, Microsoft et Canonical n’auront pas recours à une machine virtuelle ou à un container.

Les deux partenaires s’appuieront sur des programmes et librairies natives de Windows : Windows Subsystem for Linux (WSL). WSL a été ajouté discrètement à Windows 10 en janvier dernier et permet de supporter une image une mode utilisateur d’Ubuntu.

Développeurs, développeurs, développeurs !

Le résultat, explique un porte-parole de Microsoft, est qu’il est ainsi possible d’utiliser Bash sur Windows. Dustin Kirkland de Canonical, précise qu’il ne s’agit pas d’une variation de Cygwin qui recompile des sources de logiciels open source pour qu’ils puissent s’exécuter nativement sur Windows.

Ici, les librairies ELF d’Ubuntu tournent directement sur Windows. Et Kirkland d’ajouter que Windows Subsystem for Linux peut être compris par les adeptes de Linux comme un « Wine » inversé. Cette solution WSL n’en est cependant encore qu’au stade de la version beta.

Mais pourquoi rapprocher Windows et Ubuntu ? Dans une interview,  Dustin Kirkland répond en reprenant des déclarations de Steve Ballmer : « Développeurs, développeurs, développeurs […] Avec cette nouvelle fonctionnalité, un utilisateur Windows presse simplement la touche Windows et tape « bash » ou « ubuntu » et ils arrivent ensuite dans un shell Ubuntu riche, avec accès à tout Ubuntu et presque tout le monde des apt, tournant nativement, sans virtualisation ou recompilation. »

Source zdnet.fr

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Partenariat Microsoft/Education nationale : la grogne monte

Posted by CercLL sur 1 février 2016

Plusieurs associations et entreprises issues du secteur du logiciel libre se sont rassemblées pour déposer un premier recours attaquant le partenariat passé entre Microsoft et l’Éducation nationale. Pour eux, celui-ci est en contradiction avec le code des marchés publics.

Dans l’écosystème français du logiciel libre, le partenariat passé entre Microsoft et l’Éducation nationale passe mal. L’April avait déjà lancé en décembre une campagne de communication dénonçant un accord jugé « indigne des valeurs affichées par l’Éducation nationale.» Une attaque sur le plan de la morale et des valeurs, mais, on le sait depuis la loi Renseignement, mieux vaut avancer les arguments économiques pour pousser le gouvernement à faire marche arrière.

La ministre de l’Éducation Nationale Najat Valaud Belkacem et Alain Crozier, directeur Microsoft France lors de la signature de l’accord.

C’est donc sous ce nouvel angle que les acteurs du logiciel libre ont décidé de mener la contre-offensive. Regroupés au sein du collectif EduNathon, qui rassemble le Conseil National du Logiciel Libre, l’association La Mouette et le Ploss-RA, les acteurs du logiciel libre dénoncent un déni de concurrence à leur égard. « En acceptant qu’un géant international du numérique fournisse gratuitement les mêmes services que ses compétiteurs locaux […] le Ministère dévalorise d’un coup les années de travail de nombreux entrepreneurs et met en danger l’emploi de l’intégralité de ce secteur stratégique pour le futur » expliquent les membres du collectif dans un communiqué.

Le ministère pècherait par favoritisme en autorisant Microsoft à proposer gratuitement ses services et logiciels, au détriment d’alternatives libres et locales. « Est-ce qu’un acteur peut exploiter sa position dominante pour commencer à proposer des services ou des produits de façon gratuite, et ainsi étouffer ses concurrents en niant de fait l’égalité d’accès aux marchés publics? » s’interroge ainsi un porte-parole du collectif EduNathon.

Cette fois c’est la bonne?

Les membres du collectif EduNathon ont donc entamé une procédure contre ce partenariat jugé illégal. Leur objectif : le retrait pur et simple de l’accord passé entre Microsoft et l’Éducation nationale. La question du statut exact de cet accord et du contournement du code des marchés publics interpelle d’ailleurs les entreprises regroupées dans la procédure.

« Nous sommes pour l’instant dans le cadre d’un recours gracieux. C’est la première étape de la procédure, mais elle peut encore être interrompue à tout moment par le retrait de la décision contestée » explique à ZDNet.fr un porte-parole du collectif. Ce premier recours gracieux laisse la possibilité au ministère de revenir sur cet accord et de s’éviter la case tribunal, une éventualité qui ne fait pas peur aux membres d’EduNathon.

Selon certains partisans de ce recours, le partenariat ne fait pas que des heureux parmi les fonctionnaires de l’éducation nationale, qui se montrent très critiques à l’égard de cette décision. Mais nous n’avons pas pu vérifier cette observation. Au ministère, le recours du collectif aurait aussi été accueilli positivement selon des sources proches du dossier. L’arrivée de cette procédure pourrait donc offrir une porte de sortie au ministère, qui dispose de deux mois pour donner suite à la demande d’EduNathon.

Le partenariat passé entre Microsoft et l’Éducation nationale a été officialisé à la fin du mois de novembre et s’étend sur 18 mois. Annoncé lors de la visite du p-dg de l’éditeur Satya Nadella en France, il prévoit notamment « la mise à disposition de solutions pour une utilisation pertinente, facile et optimale des équipements mobiles. »

Ce n’est pas la première fois que l’Education nationale est critiquée pour sa proximité avec Microsoft : en 2004, un partenariat similaire avait déjà fait bondir les acteurs du logiciel libre. Le ministère avait fini par céder et avait revu ses engagements à l’égard de Microsoft à la baisse.

Source zdnet.fr

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Windows, un malware ?

Posted by CercLL sur 26 novembre 2015

La Free Software Foundation lance une virulente campagne contre Windows. Pour elle, c’est un « malware » dont il convient de se débarrasser.

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La fondation lancée par Richard Stallman débute une nouvelle campagne contre Microsoft et son système d’exploitation, qui fête ses 30 ans.

Et elle n’y va pas par quatre chemins, comme à son habitude, en qualifiant ce système de malware, qu’il serait urgent de désinstaller des ordinateurs.

Si l’approche est sans nuances, certains arguments sont parfois très pertinents. Notamment la présence d’une porte dérobée permettant de faire des mises à jour ou de supprimer des logiciels.

Les soucis de surveillance et de respect de la vie privée sont également montrés du doigt, principalement avec la dernière mouture de l’OS de Redmond. Sont également abordés les problèmes liés aux DRM ou encore les liens supposés entre SkyDrive et la NSA.

Et Mac OSX (iCloud, iTunes), intouchable ou… irréprochable ?

Source toolinux.com

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