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Question du sénateur Ouzoulias – Débat sur l’Union européenne face aux défis de la compétitivité, de l’innovation, du numérique et de l’intelligence artificielle

Posted by CercLL sur 14 mai 2018

Pierre Ouzoulias

Titre : Débat sur l’Union européenne face aux défis de la compétitivité, de l’innovation, du numérique et de l’intelligence artificielle – Question du sénateur Ouzoulias
Intervenants : Pierre Ouzoulias, sénateur – Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances – Philippe Dallier, vice-président du Sénat
Lieu : Sénat
Date : 9 mai 2018, après-midi
Durée : 4 min 48
Visionner l’extrait la vidéo
Licence de la transcription : Verbatim
Illustration : Capture d’écran de la vidéo
NB : transcription réalisée par nos soins. Les positions exprimées sont celles des personnes qui interviennent et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

Transcription

Philippe Dallier, président : La parole est à monsieur Pierre Ouzoulias pour le groupe CRCE. Deux minutes cher collègue.

Pierre Ouzoulias, sénateur : Merci monsieur le président, madame la ministre, chers collègues. Le développement des technologies, qui transforment en données numériques nos comportements et nos relations avec les entreprises et les administrations, nous impose de veiller avec la plus grande vigilance à la défense des libertés individuelles. Par la voix du président de la République, votre gouvernement a pris des engagements dans ce domaine, notamment en garantissant aux citoyens l’impossibilité d’une automatisation complète des décisions individuelles prises par l’administration. Je rappelle que la directive européenne relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel nous y oblige.

Lors de la discussion au Sénat du projet de loi ayant pour objet sa transposition, notre haute assemblée, à l’unanimité, a été troublée par les libertés prises par votre gouvernement avec les principes forts de la directive, notamment en ce qui concerne la dérogation accordée aux établissements universitaires de mettre en œuvre des traitements automatisés des informations personnelles collectées par la plateforme Parcoursup.

Un grand quotidien du soir vient d’apporter les preuves à ce que le Sénat soupçonnait : ces traitements sont massifs et certaines d’universités utilisent même des logiciels de classement automatique des dossiers ex-æquo qui leur sont fournis par votre gouvernement. Le 12 avril dernier, le Sénat, à l’unanimité je le répète, sur proposition de sa commission des lois et de sa rapporteur madame Sophie Joissains, a défendu une rédaction de ce texte qui protège les droits individuels conformément à l’esprit de la directive européenne.

Madame la ministre, ma question est simple : lors de la lecture définitive de ce texte à l’Assemblée nationale, votre gouvernement va-t-il de nouveau s’opposer à la position du Sénat ? Merci.

Philippe Dallier, président : Madame la ministre.

Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances : Merci monsieur le président. Monsieur le sénateur, vous vous inquiétez dont la façon dont le gouvernement transcrit la directive sur la protection des données personnelles. Je veux tout d’abord rappeler que cette directive s’inscrit dans une approche européenne qui est absolument unique et qui a un caractère très précurseur dans le monde. On s’en rend compte avec les scandales et les débats qui ont lieu actuellement autour, justement, de l’utilisation des données personnelles par les grandes plateformes. Et je pense que cette approche, qui doit encore, disons, faire ses preuves à l’utilisation, a quand même ce caractère très novateur et très exemplaire qui nous est, aujourd’hui, reconnu partout dans le monde. Ce sera sur cette base que l’Europe pourra construire son approche, son modèle protecteur de ses valeurs, qui va lui permettre de peser et d’être plus influente dans le développement de l’utilisation de ces technologies. Donc c’est un cadre et un élément-clé qui me semble, au contraire, extrêmement positif et extrêmement favorable au développement des technologies du type intelligence artificielle en Europe et protecteur pour l’utilisation de ces technologies.

Et s’agissant très spécifiquement de Parcoursup, le gouvernement a bien indiqué quels étaient les avantages de Parcoursup par rapport au système qui préexistait et a été extrêmement clair sur le fait qu’on serait transparents et qu’il n’y aurait pas de dérives. Donc je pense que sur ce point les préoccupations qui ont été exprimées sont entendues. Je vous remercie.

Philippe Dallier, président : Trente-six secondes pour répliquer.

Pierre Ouzoulias, sénateur : J’ai bien compris vos deux engagements. Donc vous êtes d’accord avec la position du Sénat, ce dont je me félicite. Vous allez donc mettre en œuvre, pour la dernière lecture de cette loi à l’Assemblée nationale, une transposition de l’esprit même de la directive, ce que vous réclame le Sénat. Et par ailleurs, vous venez de prendre l’engagement ici, ferme, de la publicité des algorithmes de Parcoursup et de ceux de l’université, ce que le Sénat vous réclame aussi. Donc pour ces deux engagements fermes, merci madame la ministre.

Source april.org

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Sauvons le partage de code ! Appel à signature de la lettre ouverte « Save Code Share »

Posted by CercLL sur 28 avril 2018

En septembre 2017 la FSFE (Free Software Foundation Europe) et l’OFE (Open Forum Europe) ont lancé la campagne « Save Code Share » pour sensibiliser sur les risques que l’actuel projet de réforme du droit d’auteur de l’Union européenne fait peser sur le logiciel libre et les communautés de développeurs et développeuses. Au coeur de cette campagne un appel à signer une lettre ouverte pour demander la réécriture ou la suppression de l’article 13 du projet de réforme qui imposerait aux hébergeurs de contenus, comme les forges logicielles, de mettre en place un filtrage automatique des contenus, par exemple du code, mis en ligne par leurs utilisateurs et utilisatrices.

Le texte initial de la réforme a évolué, notamment par l’action des communautés du Libre, mais les rustines proposées par le rapporteur ne règlent en rien les problèmes comme le démontre l’eurodéputée Julia Reda. Le vote en commission des affaires légales, JURI, a été décalé au 20 ou 21 juin 2018. Un énième report révélateur d’une position de faiblesse des défenseurs de l’article 13. Nous devons intensifier ce rapport de force ! Signons et diffusons cette lettre ouverte traduite en français par l’April : Sauvons le partage de code !

Lettre ouverte – Préserver l’écosystème des logiciels libres dans la réforme du droit d’auteur de l’Union européenne.

Votre terminal mobile, votre voiture, votre routeur Wi-Fi chez vous, votre télévision, les avions avec lesquels vous voyagez, tous contiennent du logiciel libre. Cette large réutilisation est possible parce que les logiciels libres peuvent être librement partagés, étudiés et adaptés à tous les besoins.

L’UE s’apprête à voter le paquet de « réforme du droit d’auteur » qui sape profondément les fondements sur lesquels sont bâtis les logiciels libres. L’article 13 de la proposition de la directive sur le droit d’auteur vise tous les services en ligne qui permettent à leurs utilisateurs et utilisatrices de téléverser et partager avec leurs pairs des contenus, notamment les plateformes de stockage de code.

Si cette réforme du droit d’auteur devait être votée, chaque utilisateur ou utilisatrice d’une plateforme de partage de code, qu’il s’agisse d’une personne physique, d’une entreprise ou d’une administration publique, serait traité comme un potentiel contrevenant au droit d’auteur : tous ses contenus, y compris des dépôts entiers de code, seraient contrôlés et empêchés d’être partagés en ligne, à n’importe quel moment. Cela restreindrait la liberté des développeurs et développeuses d’utiliser des composants et des outils logiciels spécifiques, ce qui, en retour, conduirait à moins de compétition et d’innovation. Finalement, cela pourrait conduire à des logiciels moins fiables et à une infrastructure logicielle moins résiliente pour tout le monde.

Nous, individu⋅e⋅s, développeurs et développeuses, organisations et entreprises qui développons ou nous appuyons sur l’écosystème des logiciels libres, appelons les décideurs européens à préserver les écosystèmes logiciels ouverts et collaboratifs. Nous appelons les législateurs européens à revoir en profondeur ou à supprimer l’article 13 de la réforme du droit d’auteur de l’UE pour mettre fin aux risques qu’il fait peser sur les logiciels libres.

Sauvons l’avenir numérique de l’Europe, faisons en sorte que l’article 13 de la réforme du droit d’auteur de l’UE soit réécrit ou supprimé.

Sauvons le partage de code ! Please Save Code Share!

Signez la lettre ouverte

Source april.org

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Appel de l’eurodéputée Julia Reda : « Les machines à censurer arrivent : il est temps que la communauté du logiciel libre prenne conscience de son impact politique »

Posted by CercLL sur 14 avril 2018

Ce texte est une traduction d’un article rédigé par l’eurodéputée Julia Reda et publié sur son site le 6 avril 2018. Traduction : Guestr, Alain Mille, etienne, mmu_man, tierce, Vanecx, mo, MicroCheapFx, freepoet, yannicka, Fred, April.

Le développement du logiciel libre tel que nous le connaissons est menacé par les projets de réforme du droit d’auteur de l’Union européenne.

La bataille continue autour de la proposition de réforme du droit d’auteur dans l’UE, se concentrant autour du projet de filtrer les contenus au moment de leur téléversement (en anglais). En résumé, on demanderait aux plateformes en ligne de contrôler les contenus chargés par leurs utilisateurs et utilisatrices afin de tenter de prévenir les violations du droit d’auteur par des filtres automatiques. Puisque la plupart des communications en ligne consistent en un dépôt de fichiers sur différentes plateformes, de telles « machines à censurer » auraient de larges conséquences, y compris pour les dépôts de logiciels libres et open source.

Sur ces plateformes, des développeurs et développeuses du monde entier travaillent de concert sur des projets de logiciels que quiconque peut librement utiliser et adapter. À coup sûr, ces filtres automatiques feraient état de nombreux faux-positifs. La suppression automatique de contenus signifierait que les personnnes ayant contribué seraient présumées coupables jusqu’à prouver leur innocence : des contributions légitimes se verraient bloquées.

Les récentes levées de boucliers à ce sujet au sein de la communauté du logiciel libre/open-source commencent à porter leurs fruits : nos préoccupations sont en train d’attirer l’attention des légiférants. Malheureusement cependant, la plupart comprennent mal les enjeux et tirent de mauvaises conclusions. Maintenant que nous savons quelle est la force de la voix de la communauté, il est d’autant plus important de continuer à la faire entendre !

Pourquoi cela ?

Le point de départ de cette législation a été une bataille entre de grosses entreprises, l’industrie musicale et YouTube, à propos d’argent. L’industrie musicale s’est plainte de moins toucher chaque fois qu’un morceau de leur catalogue est joué sur une plateforme vidéo comme YouTube que lorsqu’il est diffusé sur des services d’abonnement comme Spotify, qualifiant la différence de « manque-à-gagner ». Elle s’est alors lancée, avec succès, dans une campagne de lobbying : la loi sur le filtrage des contenus vise principalement à lui donner un atout afin de demander plus d’argent à Google au moment des négociations. Pendant ce temps, toutes les autres plateformes se retrouvent au milieu de cette bagarre, y compris les communautés de partage de code.

Le lobbying a ancré dans l’esprit de nombreux législateurs la fausse idée que les plateformes d’hébergement à but lucratif exploitent nécessairement les créateurs et créatrices.

Partage de code

Il y a cependant beaucoup d’exemples où il existe une relation symbiotique entre la plateforme et les créateurs et créatrices. Les développeurs et développeuses utilisent et versent volontairement dans les dépôts logiciels parce que les plateformes ajoutent de la valeur. GitHub est une société à but lucratif qui soutient des projets sans but lucratif – elle finance l’hébergement gratuit de projets libres et open source en facturant l’utilisation commerciale des services du site. Ainsi, des travaux libres et open source seront affectés par une loi destinée à réguler un différend entre quelques grandes sociétés.

Dans un récent billet (en anglais), GitHub a tiré la sonnette d’alarme, indiquant trois raisons pour lesquelles le filtrage automatique des contenus constitue une terrible attaque contre les forges logicielles :

  1. la loi impose que le code soit filtré parce qu’il est soumis au droit d’auteur – mais de nombreux développeurs et développeuses souhaitent que leur code source soit partagé sous une licence libre et open source ;
  2. le risque de faux positifs est très élevé parce que les différentes parties d’un logiciel peuvent être soumises à des licences différentes, ce qui est très difficile à traiter de manière automatisée ;
  3. le fait de supprimer automatiquement un code suspecté de porter atteinte au droit d’auteur peut avoir des conséquences désastreuses pour les développeurs et développeuses de logiciels qui s’appuient sur des ressources communes risquant de disparaître à tout moment.

Les inquiétudes commencent à être entendues

Dans sa dernière proposition, le Conseil de l’Union européenne cherche à exclure « les plateformes de développement open source à but non lucratif » de l’obligation de filtrer les contenus chargés par les utilisateurs et utilisatrices. Cet amendement est la conséquence directe de la levée de boucliers par la communauté FLOSS. Cependant, cette exception ne couvre pas les plateformes à but lucratif comme GitHub et bien d’autres, même si une partie seulement de leur activité est à but lucratif.

Plutôt que de remettre en cause le principe de base de la loi, les politiciens essayent d’étouffer les critiques en proposant de plus en plus d’exceptions à celles et ceux qui peuvent démontrer de façon crédible que la loi va les affecter négativement. Créer une telle liste d’exceptions est une tâche titanesque vouée à rester inachevée. Le filtrage des contenus devrait être rejeté dans son ensemble car c’est une mesure disproportionnée mettant en danger le droit fondamental de la liberté d’expression en ligne.

Nous pouvons y arriver !

Pour y parvenir, nous avons besoin de votre aide. La communauté FLOSS ne peut pas résoudre ces problèmes simplement avec du code : elle a un impact politique, la force du nombre et des allié⋅e⋅s au Parlement (européen). Nous avons déjà provoqué certains changements. Voici comment vous pouvez agir dès maintenant :

  1. signez la lettre ouverte sur SaveCodeShare (Note de traduction : en anglais, voir l’article de l’April qui soutient cette campagne) ;
  2. utilisez l’outil gratuit de Mozilla pour appeler les membres du Parlement européen ;
  3. tweetez aux principaux acteurs de la Commission des affaires légales du Parlement européen via FixCopyright (en anglais).

Note technique :

Trois acteurs sont impliqués dans le processus législatif. La Commission émet une première proposition de loi, à laquelle le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne peuvent proposer des amendements. Au sein du Parlement, la loi est dabord discutée en Commission des affaires légales dans laquelle chaque groupe politique nomme un négociateur. Une fois que la Comission aura voté le compromis élaboré par les négociateurs, le texte sera soumis au vote en séance plénière du Parlement, avant que les négotiations ne commencent avec les autres institutions. Le parcours législatif exact est disponible ici (en anglais).

Dans la mesure du possible et conformément à la loi, l’auteur [Julia Reda] renonce à tous les droits d’auteur et droits voisins sur ce texte.

Source april.org

 

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Plus de 190 événements référencés dans le cadre du Libre en Fête 2018

Posted by CercLL sur 10 avril 2018

Comme chaque année depuis 17 ans, l’April a invité les groupes d’utilisateurs et utilisatrices de logiciels libres ainsi que les associations de promotion de la culture libre à organiser, à l’arrivée du printemps, dans une dynamique conviviale et festive, des événements de découverte du Libre à destination du grand public : Libre en Fête.

L’édition 2018 du Libre en Fête s’est récemment terminée et le bilan est très positif : plus de 190 événements ont été référencés dans le cadre de cette initiative (123 événements avaient été référencés en 2017, 162 événements en 2016).

Grâce à la mobilisation de nombreuses associations et structures partout en France, le grand public a eu l’opportunité de s’initier aux applications et aux systèmes d’exploitations libres, de se familiariser avec les projets collaboratifs en ligne, de découvrir comment améliorer la sécurité de ses navigations sur le web, et bien plus encore.

Nous tenons à remercier très chaleureusement toutes les personnes et structures qui ont organisé ces événements : leur action a assuré le succès du Libre en Fête 2018.

Rendez-vous l’année prochaine !

Source april.org

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L’April Camp à Marseille est repoussé au second semestre 2018

Posted by CercLL sur 21 mars 2018

 

Nous avions prévu d’organiser un April Camp les 14 et 15 avril 2018. Mais avec les perturbations SNCF annoncées le camp à Marseille est repoussé au second semestre 2018. Un sondage va bientôt être ouvert pour fixer la nouvelle date.

Rappel sur ce qu’est un « April Camp » :

L’idée d’un « April Camp » est de se réunir pendant plus de deux jours entre membres et soutiens de l’April pour faire avancer des projets en cours, lancer de nouveaux projets. Les projets peuvent être de nature technique, des outils de communication, etc. Chacun est invité à participer en fonction de son temps disponible, de ses compétences, de ses envies.

L’« April Camp » a lieu physiquement à un endroit (jour et nuit si nécessaire), mais également en ligne. Des outils pour participer en ligne sont disponibles : IRC, Pads, pont téléphonique, serveur de voix sur IP.

Source april.org

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Question au ministre de l’Éducation nationale : quel soutien aux communautés des logiciels libres ?

Posted by CercLL sur 7 mars 2018

La députée Paula Forteza a déposé le 6 mars 2018 une question écrite sur l’utilisation du logiciel libre dans le réseau scolaire. La question, dont la particularité est d’être issue d’une proposition citoyenne via la plateforme « Parlement ouvert », interroge le ministre de l’Éducation nationale quant « à l’utilisation du logiciel libre dans le contexte de la numérisation du réseau éducatif en cours ».

Deux députés du groupe La République En Marche (Paula Forteza et Matthieu Orphelin) ont lancé une plateforme dont l’objectif est de permettre à quiconque de proposer une question au Gouvernement. Les deux parlementaires s’engageant à sélectionner deux questions par mois parmi les plus discutées et à « les transmettre directement aux Ministres », vraisemblablement sous forme de question écrite. Cette question concernant l’utilisation du logiciel libre dans le réseau scolaire a été soumise par Madame Marie-Odile Morandi, bénévole de l’April, ancienne professeure de Technologie-collège. L’association salue son initiative et son engagement pour les libertés informatiques.

Dans la question écrite la députée demande au ministre de « détailler la position du ministère quant à l’utilisation du logiciel libre dans le contexte de la numérisation du réseau éducatif en cours » et l’interroge sur la mise en place d’une politique de contribution aux logiciels libres. Elle cherche également à savoir s’il serait envisageable que le ministère soutienne financièrement le développement des outils libres, notamment sous forme de dons. On pourrait aussi envisager l’aménagement d’un temps de contribution pour les fonctionnaires qui le souhaitent sur leur temps de travail. Une question qui n’est pas sans rappeler la politique de contribution aux logiciels libres mise en place par la DINSIC (Direction Interministérielle du Numérique et du Système d’Information et de Communication de l’État).

Tout comme son collègue Olivier Véran qui avait déposé une question écrite sur la reconduction ou non de l’Open Bar Microsoft dans les établissements publics de santé, et la mise en place d’un calendrier de migration vers le logiciel libre, la députée fait référence dans sa question à la loi « pour une République numérique » et au rapport annuel de 2018 de la Cour des comptes validant la politique de la DINSIC précitée et le recours aux logiciels libres au sein de l’État.

Cette question écrite doit également être mise en lien avec le très décrié partenariat entre Microsoft et l’Éducation nationale, que l’April avait à l’époque dénoncé comme indigne, qui donnait champ libre à la firme étasunienne pour fournir ses logiciels privateurs aux élèves, futurs adultes consommateurs addicts. Sans oublier la mise à disposition des données personnelles des élèves et du personnel de l’Éducation nationale aux GAFAM validée par le Directeur du Numérique du ministère dans une lettre du 12 mai 2017.

En résumé, la question pourrait se traduire par le choix entre deux visions ; la pratique d’une pédagogie avec des outils pensés en boîtes noires par une entreprise ayant ses intérêts économiques propres, donc voir l’informatique comme la consommation de produits finis, fermés. Ou pratiquer une pédagogie avec des logiciels libres et des formats ouverts, structurellement basés sur des valeurs de partage, de coopération et d’appropriation personnelle et collective, et ainsi comprendre l’informatique comme une science et un fait social. Le choix ne devrait-il pas s’imposer de lui-même si l’objectif de l’École publique, de la maternelle à l’enseignement supérieur, est l’émancipation des élèves ?

Le ministre de l’Éducation nationale se voit donc offrir ici une opportunité pour prendre ses distances avec la vision étroite du précédent quinquennat sur ces questions, et marquer une volonté politique ferme en faveur des logiciels libres, respectueux des libertés de chacun et chacune, des standards ouverts et de l’interopérabilité, qui permettent aux élèves de progresser en informatique sans enfermement technologique.

Question écrite N° 6142 de Mme Paula Forteza au Ministre de l’Éducation nationale

Mme Paula Forteza interroge M. le ministre de l’Éducation nationale sur l’utilisation du logiciel libre dans le réseau scolaire. Cette question est posée au nom de Madame Marie-Odile Morandi.

Dans la loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique, l’article 16 demande aux administrations qu’elles « encouragent l’utilisation des logiciels libres et des formats ouverts lors du développement, de l’achat ou de l’utilisation, de tout ou partie, de ces systèmes d’information ». Dans son rapport public annuel 2018, la Cour des comptes a reconnu l’intérêt du logiciel libre, décrit comme un « puissant facteur d’efficience et d’influence » mais aussi une façon de répondre à un « enjeu de sécurité et de souveraineté ».

Dans la réforme du baccalauréat, le ministre annonce l’introduction d’une nouvelle matière « humanités numériques et scientifiques » qui permettra aux étudiants d’engager une réflexion autour des enjeux de société liés aux nouvelles technologies. En outre, la mise en place du plan numérique pour l’éducation, en partenariat avec les collectivités locales, permettra aux enseignants et aux élèves de profiter de toutes les opportunités offertes par le numérique dans une philosophie de transmission et de partage.

Elle lui demande de bien vouloir détailler la position du ministère quant à l’utilisation du logiciel libre dans le contexte de la numérisation du réseau éducatif en cours. Mme la députée souhaite savoir si des dispositions permettant au ministère et à ses partenaires de contribuer au développement du logiciel libre et de leurs communautés sont prévues. La citoyenne Marie-Odile Morandi propose notamment que le ministère puisse soutenir financièrement (ou sous forme de « dons ») le développement du logiciel libre dans le secteur de l’éducation. Elle souhaite savoir si M. le ministre y serait favorable.

 

Source april.org

Promouvoir et soutenir le logiciel libre

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RMLL 2018 à Strasbourg 7 au 12 juillet

Posted by CercLL sur 3 mars 2018

Intégralité du communiqué de Marc Hépiégne (APRIL)
Publié par Yves le 03/03/2018

Bonjour,

L’équipe de Strasbourg lance un appel à participations.

L’édition est centrée sur le fil rouge « Éducation numérique : fabrique de la captivité ou nouvelle émancipation ? »

Extraits de la page https://2018.rmll.info :

« Cette thématique centrale se retrouvera sur toute la durée du festival. Elle n’est donc pas exclusive, mais nous privilégierons les propositions de formats qui s’y rattachent. La question de l’enseignement numérique permettra d’aborder les enjeux majeurs de l’éducation par/aux usages de ces technologies. Cette thématique recouvre les enseignements du primaire au supérieur, en passant par l’apprentissage associatif, amateur et continu, tout en questionnant leurs implications sociétales de manière générale.

Au-delà de cette thématique centrale, nous souhaitons souligner le caractère transversal et transdisciplinaire du Libre. Le libre englobe la musique libre, les livres libres, les licences libres, et les problématiques de vie privée et de gouvernance des technologies parmi d’autres choses. En somme, le Libre revendique une conception humaniste de la culture : chaque individu devrait avoir le droit d’utiliser, d’étudier, de modifier, de partager une ressource. Nous encourageons donc les participants à dépasser le simple aspect technique du logiciel informatique.

Pendant l’édition, chaque événement sera rattaché à un ou plusieurs des quatre thèmes suivants : Initiation, Technique, Société, Arts et culture, qui peuvent contenir plusieurs sous-thèmes selon les propositions.

Nous proposons les formats d’évènements suivants :

Conférence

Format classique, interactive ou non, la conférence permet de mettre en avant un progrès technique, une problématique, toute autre idée ou projet pertinent.

Durée : 30 min ou 1 h, plus interactions avec l’audience, sauf exceptions.

Public : 50, 210 ou 520 personnes.

Atelier

Destinés ou non à un public spécifique, l’atelier permet une découverte ou un approfondissement d’une pratique précise.

Nous vous demandons de présenter la méthode pédagogique que vous pratiquerez pendant l’atelier.

Durée : par séance(s) de 1 h à 4 h.

Public : 50 personnes max.

Salon / Devroom

Nommés en référence aux t’chats, les salons de discussions permettent la rencontre physique entre toutes les personnes et communautés sensibles à un sujet particulier.

Nous vous encourageons à rendre ces moments accueillants et conviviaux.

Durée : de 1 h à 4 h.

Public : 50 personnes max.

Débat / table-rondes

Les débats ou tables-rondes permettent de discuter collectivement de questions majeures. Vous choisirez ou nous confierez la nomination du modérateur.

Nous vous laissons le choix du dispositif (frontal, forum, etc.), en tenant compte de l’intérêt que présentera le degré choisi de participation du public.

Durée : 50 min.

Public : 50 personnes max.

Création

Vous pouvez nous proposer une sorte de résidence d’un à plusieurs jours pour produire des formes libres : théâtre, musique, dessin, cinéma, cuisine, etc.

La création est à prendre au sens large : il peut aussi bien s’agir d’une projection audiovisuelle que d’une performance musicale, culinaire ou sportive, en intérieur ou extérieur.

Durée : libre.

Public : selon les cas.

Autre

Si votre idée ne correspond à aucune case proposée, ce n’est pas un problème tant que vous en identifiez précisément le cadre. Nous pourrons discuter avec vous de la faisabilité du projet.

Nous mettrons à disposition sur le portail un formulaire de réponse à partir du 15 mars. Date limite le 15 avril.

Pour tout besoin d’information supplémentaire, n’hésitez donc pas à contacter l’équipe par mail à l’adresse contact@listes2018.rmll.info.

Par ailleurs il est possible de contribuer en s’inscrivant sur les listes de diffusion de l’édition : https://listes2018.rmll.info/

Pour connaître la configuration de la liste, gérer votre abonnement à la liste april et vos informations personnelles :

http://www.april.org/my

 Source lsdm

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Open Bar Microsoft/Hôpitaux : fin de la spirale de dépendance en 2019 ?

Posted by CercLL sur 21 février 2018

Dans une question écrite n°5621 publiée au journal officiel le 20 février 2018 le député Olivier Véran (La République En Marche), rapporteur général de la commission des Affaires Sociales, interroge la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, sur l’accord-cadre qui lie les établissements publics de santé à Microsoft via la centrale d’achat de l’informatique hospitalière (CAIH). La question porte plus précisément sur la reconduction, ou non, de ce contrat qui doit prendre fin en 2019 et sur la mise en place d’un calendrier de migration vers le logiciel libre.

Cet accord-cadre, à l’instar de l’Open Bar Microsoft/Défense, a été négocié sans publicité préalable ni mise en concurrence, en 2015, pour une période de quatre ans. L’acheteur est la CAIH, association qui a été spécifiquement créée pour gérer cet accord-cadre. En 2015, Next INpact avait publié un article détaillé sur ce contrat à plus de 120 millions d’euros entre Microsoft Irlande et des hôpitaux français.

À un an de l’expiration de ce contrat, le député Olivier Véran pose la question de sa reconduction. Comme le fait valoir le député dans sa question écrite, alors que la loi pour une République numérique « appelle les administrations à encourager l’utilisation des logiciels libres et des formats ouverts » et que le rapport annuel pour 2018 de la Cour des comtpes « valide le recours aux logiciels libres au sein de l’État », l’accord ne pourra être reconduit sans prendre en compte les considérations d’interopérabilité, de souveraineté ou encore de sécurité inhérentes aux politiques de gestion des systèmes d’informations, particulièrement pour des institutions traitant des données aussi sensibles que celles relatives à la santé des personnes.

Le député ne s’arrête pas à cet état de fait et met le doigt sur l’enjeu principal : comment sortir les établissements publics de santé de leur dépendance aux solutions privatrices de Microsoft ? Il sollicite ainsi la ministre sur « la mise en place d’un calendrier de migration […] vers des logiciels libres ».

« Sortir du carcan privateur de Microsoft avec reprise de contrôle de leur système d’information par les établissements publics de santé ne pourra se faire sans logiciel libre, brique fondamentale pour une informatique loyale au service de l’intérêt général. C’est donc dès à présent qu’il faut préparer cette migration dans le cadre d’une véritable politique d’accompagnement et de formation » insiste Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques pour l’April.

Le député Olivier Véran offre ici au nouveau gouvernement une opportunité de montrer qu’il saisit les enjeux complexes de la souveraineté informatique.

Madame la ministre Agnès Buzyn, prenez la pleine mesure de la question posée. Il est grand temps, par exemple en vous appuyant sur les travaux de la DINSIC que la Cour des comptes a récemment validés et qu’elle appelle à amplifier, de sortir les établissements de santé de la spirale de dépendance à Microsoft et d’entamer leur migration vers le logiciel libre.

Question N° 5621 de Monsieur Olivier Véran à la ministre des solidarités et de la santé

M. Olivier Véran appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’accord-cadre entre la société Microsoft et la centrale d’achat de l’informatique hospitalière qui doit prendre fin en 2019.

Alors que la loi pour une République numérique, ratifiée en octobre 2016, appelle les administrations à encourager l’utilisation des logiciels libres et des formats ouverts, que le référentiel général d’interopérabilité, mis à jour en mai 2016, a déclassé le format propriétaire OOXML de Microsoft lui assignant le statut « en observation » et recommande le format ouvert Open Document. Et alors que la Cour des comptes, dans son rapport annuel pour 2018, valide le recours aux logiciels libres au sein de l’État, M. le député souhaite savoir si la reconduction de cet accord est prévue, et si oui dans quelles conditions.

Il interroge également Mme la ministre sur la mise en place d’un calendrier de migration des systèmes d’informations des établissements publics de santé vers des logiciels libres et pour la généralisation et la rationalisation de l’utilisation des formats ouverts.

Il relève qu’à l’aune des débats sur les données personnelles, dont celles de santé sont particulièrement sensibles, et considérant les enjeux de sécurité informatique notamment mis en exergue par la faille « Wannacry » qui avait affecté de nombreux hôpitaux à travers le monde utilisant des logiciels Microsoft, cette question de souveraineté informatique des établissements publics de santé mérite une attention particulière. Il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur ces différentes questions.

 

Source april.org

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La Cour des comptes valide le recours aux logiciels libres au sein de l’État

Posted by CercLL sur 8 février 2018

Dans son rapport public annuel 2018, la Cour des comptes valide la stratégie de la DINSIC (Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État), notamment sur le recours aux logiciels libres, et émet des recommandations pour qu’elle soit amplifiée et relayée au sein des services de l’État.

La Cour des comptes a publié le 7 février 2018 son rapport public annuel 2018. Il s’agit pour la Cour de présenter, dans le tome I de ce rapport, « une sélection d’observations suivies de recommandations, mesures concrètes visant à améliorer l’utilisation des fonds publics et l’efficacité des services publics ». Tome I lui-même réparti en 15 chapitres, dont « amplifier la modernisation numérique de l’État » où elle appelle l’État à recourir au logiciel libre.

La Cour des comptes contrôle et analyse les actions de la DINSIC, dont elle salue le travail qu’elle appelle à amplifier et à relayer dans les autres services interministériels. On peut ainsi rappeler le récent appel à commentaires de la DINSIC sur la politique de contribution aux logiciels libres de l’État clos le 28 janvier 2018.

« La DINSIC a par ailleurs conçu une stratégie — « l’État plateforme » — qui repose sur le partage et l’ouverture des API (application programming interface), des données et des codes-sources ».

Dans ce rapport, la Cour des comptes accorde une grande importance au logiciel libre comme élément moteur de la modernisation des administrations publiques. Elle qualifie ainsi le développement libre comme un « puissant facteur d’efficience », notamment en guise de sécurité puisque « l’identification et la correction d’erreurs [sont] amplifiées par le nombre d’utilisateurs et le caractère public des relevés d’erreurs ».

« Le partage de développements libres apparaît désormais comme un puissant facteur d’efficience et d’influence. Il permet d’étendre la portée des mutualisations au-delà de la seule sphère de l’État ».

On observe ainsi dans les quatre recommandations de la Cour des comptes pour « amplifier la modernisation numérique de l’État » que la promotion du logiciel libre est considérée comme un levier permettant de « renforcer l’attractivité de l’État comme employeur ». La Cour signale d’ailleurs qu’il n’existait pas fin 2017 d’état des lieux du recours aux logiciels libres au sein de l’administration.

Notons enfin cette remarque univoque de la Cour des comptes sur les qualités intrinsèques du logiciel libre en termes de souveraineté informatique, qui trouve un écho particulier quelques mois seulement après le deuxième renouvellement de l’Open Bar Microsoft par le ministère des Armées et alors que l’on vient d’apprendre qu’en 2006 un rapport interne à ce ministère préconisant la migration vers les logiciels libres avait été approuvé par la ministre en poste :

« Le recours aux logiciels libres représente d’abord un enjeu de sécurité et de souveraineté. Il permet à leur utilisateur de s’assurer des actions réalisées par le logiciel, de se protéger contre les fonctions indésirables et éventuellement de le modifier en fonction des usages identifiés. À l’inverse, les solutions propriétaires ne permettent pas aux usagers de connaître l’ensemble des actions d’un logiciel ; ils sont distribués sans le code-source, qui reste le secret de l’éditeur ».

L’April salue cette prise de position sans ambiguïté de la Cour des comptes pour le développement d’une informatique libre et souveraine au service de l’intérêt général, et exhorte le gouvernement, en particulier le secrétaire d’État au numérique Mounir Mahjoubi, à se montrer à la hauteur de ces enjeux. Les ambitions numériques du gouvernement resteront lettre morte sans logiciels libres.

Source april.org

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Libre en Fête 2018 : découvrir le logiciel libre à l’arrivée du printemps

Posted by CercLL sur 7 février 2018

Pour la dix-huitième année consécutive, l’initiative Libre en Fête est relancée par l’April. Entre le samedi 3 mars et le dimanche 8 avril 2018 inclus, dans une dynamique conviviale et festive, des événements auront lieu partout en France pour permettre au grand public de découvrir les logiciels libres. La thématique optionnelle de cette édition étant « la priorité au logiciel libre au quotidien ».

Depuis 2001, l’April invite les groupes d’utilisateurs de logiciels libres et les associations de promotion de ces logiciels à organiser, pour l’arrivée du printemps, des événements de découverte à destination du grand public.

Libre en Fête 2018 peut être notamment l’occasion pour la mise en place de partenariats réguliers entre les groupes d’utilisateurs de logiciels libres et les espaces publics numériques (EPN) et d’autres espaces d’initiation à l’informatique et ses enjeux. Ces groupes d’utilisateurs ont pour objectif de faire découvrir le logiciel libre et ses applications au grand public à travers des actions locales. Ces actions sont non seulement complémentaires aux activités des EPN mais leurs objectifs sont le plus souvent intégrés aux missions de ces-derniers.

Les logiciels libres sont des logiciels que tout un chacun peut utiliser, étudier, copier, modifier et redistribuer. Au travers des événements du Libre en Fête, le grand public est invité à découvrir tous les avantages de ces logiciels : des valeurs d’entraide et de coopération, un bien commun accessible à tous favorisant le partage des connaissances, une communauté vivante prête à aider les nouveaux venus.

Le référencement d’un évènement se déroule au travers de Agenda du Libre. Sur la page de soumission d’un évènement de l’Agenda du Libre, vous pouvez indiquer toutes les informations concernant votre évènement (date, lieu, horaires, description, etc.). Pour que votre évènement soit référencé dans le cadre du Libre en Fête 2018, il est nécessaire d’ajouter le mot-clé libre-en-fete-2018.

Proposer un événement pour le Libre en Fête 2018

Autour du 21 mars, de très nombreux événements auront donc lieu : ateliers de découverte, conférences, débats, fêtes d’installation1, projections, rencontres, etc. Le public découvrira ainsi des applications comme la suite bureautique LibreOffice.org, le lecteur multimédia VLC, le navigateur Web Mozilla Firefox, des systèmes d’exploitation (GNU/Linux, *BSD…) ou des projets tels que l’encyclopédie libre et collaborative Wikipédia, la cartographie libre collaborative OpenStreetMap et bien d’autres.

Pour cette édition 2018, les animateurs proposent aux organisateurs d’événements la thématique optionnelle de « la priorité au logiciel libre au quotidien ».

Une liste de diffusion a été mise en place pour que les organisateurs d’évènements puissent échanger leurs expériences et idées. L’inscription à cette libre est libre.

Faites circuler cette annonce, merci !

Source april.org

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Pour la députée Sabine Rubin, la directive sur le droit d’auteur met en danger les forges logicielles

Posted by CercLL sur 7 février 2018

Dans une question écrite n°5128 publiée au journal officiel le 6 février 2018 la députée Sabine Rubin (France Insoumise) interpelle la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, sur les dangers que fait porter l’article 13 du projet de réforme de la directive droit d’auteur sur les forges logicielles et les communautés du libre.

Dans sa question la députée fait référence à la campagne Save Code Share, lancée par la FSFE (Free Software Foundation Europe) et l’OFE (Open Forum Europe) en septembre 2017, et soutenue par l’April. Cette campagne attire l’attention sur les dangers de l’article 13 du projet de réforme de la directive droit d’auteur pour les forges logicielles.

Comme l’illustre le livre blanc produit dans le cadre de cette campagne, remettre en cause le principe de non-responsabilité par défaut des intermédiaires techniques « hébergeurs de contenus » soumis au droit d’auteur, que sont de fait les forges logicielles, pourrait avoir de graves conséquences non seulement pour les projets logiciels libres, mais aussi, plus largement, pour la préservation d’un internet libre et ouvert.

Notons par ailleurs, comme le relève l’euro-députée Julia Reda sur son site, le soutien plein et entier de la France au texte de la Commission européenne.

Les explications de la ministre sont donc vivement attendues et nous l’invitons à formuler sa réponse avant le vote en commission des affaires juridiques (JURI) qui devrait avoir lieu fin mars 2018.

Question n°5128 de madame Sabine Rubin à la ministre de la Culture : le logiciel libre comme garant de la sécurité.

Mme Sabine Rubin attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’article 13 du projet de réforme de la directive sur le droit d’auteur actuellement en cours d’étude au Parlement européen qui prévoit l’obligation pour les plateformes d’hébergement de mettre en place des « mesures de reconnaissance des contenus » mis en ligne par leurs utilisateurs. Cette disposition a fait l’objet de très nombreuses critiques, tant du point de vue de sa compatibilité avec le droit européen, que de ses conséquences sur le fonctionnement libre et ouvert d’internet.

Plus spécifiquement, un certain nombre d’associations spécialisées dans la question du logiciel libre et des libertés informatiques s’inquiètent de l’impact qu’une telle mesure aurait pour les forges logicielles ; plateformes hébergeant des contenus, les codes sources, soumis au droit d’auteur et mis en ligne par les utilisateurs. Les développeurs, auteurs des codes sources, publient leurs œuvres sous licence dite « libre » sur des plateformes d’hébergement, les forges logicielles, afin d’en permettre la libre circulation et la libre modification. Ces libertés accordées aux autres membres et utilisateurs sont structurantes pour le modèle de développement dit « agile » des logiciels libres. Un système de reconnaissance automatique de contenu s’opposerait donc à la volonté de celles et ceux dont le droit d’auteur est censé être protégé, tout en portant le risque de sérieusement limiter l’innovation et la réactivité des projets de logiciels libres.

La grande majorité des technologies utilisées, comme le web ou les téléphones pour ne citer qu’eux, ont de nombreuses composantes basées sur du logiciel libre. Or il y a un principe indiscutable en sécurité informatique : plus un logiciel est mis à jour, plus une communauté de développeurs est réactive, plus ledit logiciel est sûr. Tout frein au développement des logiciels libres est donc un frein à la sécurité globale des systèmes informatiques. Alors que toute entrave au fonctionnement des forges logicielles implique des risques significatifs en termes de sécurité informatique et de capacité d’innovation, elle souhaite savoir comment elle entend assurer leur pérennité des forges logicielles.

Source april.org

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Migration vers le logiciel libre : volte-face de la Défense en 2007

Posted by CercLL sur 22 janvier 2018

 

Le site d’actualités Next INpact a publié un article intitulé « Open Bar Microsoft : quand la Défense jugeait le libre plutôt canon » révélant de nouveaux documents qui éclairent l’historique du dossier Open Bar Microsoft/Défense. L’article dévoile que madame Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense aurait approuvé les recommandations d’un rapport préconisant en 2005 la migration du ministère de la Défense vers le logiciel libre. Donc quelques années avant que le ministère choisisse de conclure un accord Open Bar avec Microsoft, sans procédure publique, ni mise en concurrence et contre l’avis des experts militaires.

Grâce à la publication de plusieurs documents, Next INpact révèle l’existence d’un rapport daté du 3 février 2005, signé du Contrôleur général des armées Jean Tenneroni, portant sur « les logiciels du ministère de la Défense : régularité et acquisition, politique d’acquisition et migration vers les logiciels libres ». Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense à l’époque, aurait approuvé les conclusions de ce rapport, à savoir une migration vers le logiciel libre.

L’article nous apprend aussi qu’un « contrat global avec Microsoft » aurait été signé dès 2001. Jean Tenneroni exprimerait dans son rapport des interrogations quant à la régularité de ce type de contrat, évoquant même des « clauses exorbitantes du droit commun » défavorables au ministère de la Défense. Ainsi, déjà dès 2005 un expert de la Défense remettait en cause le recours aux contrats globaux établis par Microsoft. Next INpact n’a pas encore réussi à se procurer le rapport.

Un autre document publié par Next INpact, une note du Conseil général des Technologies de l’Information (CGTI) datée de février 2006, évoque notamment le mouvement à l’époque dans les ministères en faveur de la suite bureautique libre OpenOffice. L’armée aurait par exemple décidé de migrer 90 000 postes vers OpenOffice.

L’article rappelle que la première directive de la Direction générale des systèmes d’information et de communication (DGSIC), créée en mai 2006 et qui élabore la politique d’ensemble des Systèmes d’information et de communication de ce ministère, engageait le ministère de la Défense dans une « politique volontariste vis à vis des logiciels libres ».

L’article se poursuit par un rappel de la prise de position du Premier ministre de l’époque, Jean-Pierre Raffarin, en faveur du logiciel libre pour réaliser des économies dans la gestion de l’État. Prise de position qui lui avait valu de recevoir un courrier, signé Christophe Aulnette, alors PDG de Microsoft France. Cette lettre, publiée par Next INpact reprend l’argumentaire habituel de Microsoft. Mais visiblement, au vu des autres documents publiés par Next INpact, on peut considérer que le gouvernement alors en place ne s’est pas montré très sensible au lobbying de Microsoft.

Contrairement au gouvernement qui lui a succédé en mai 2007, suite à l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République et à la nomination d’Hervé Morin au poste de ministre de la Défense. Les arguments d’une firme monopolistique auraient, à ses yeux, plus de valeur que ceux des experts militaires, des directives ministérielles, et des anciens ministres ?

Plus spécifiquement concernant la Défense, le Canard enchaîné révélait en 2013 le rôle clé joué par l’OTAN pour imposer Microsoft. Rôle que semble confirmer Henri Verdier, directeur de la DINSIC (Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication). Rappelons que la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN a été annoncée par Nicolas Sarkozy en 2007.

Comme indiqué dans notre rappel chronologique la DGSIC souligne à partir de juin 2007 l’intérêt pour le ministère de la Défense d’établir avec Microsoft une « relation privilégiée » et lance les travaux qui se concluront par la signature du contrat Open Bar Microsof/Défense.

« Les révélations de Next INpact confirment une fois de plus qu’à partir de 2007 tout a été fait pour que Microsoft conforte sa position dominante. Le gouvernement français de l’époque a capitulé à chaque fois face à Microsoft. Sur le RGI 1 version 1, sur l’Open Bar Microsoft/Défense signé à l’arrivée d’Hervé Morin au ministère de la Défense » a déclaré Frédéric Couchet, délégué général de l’April

«  Un rapport d’experts militaires préconisait donc déjà en 2005 de mettre un terme aux accords globaux avec Microsoft, et de migrer vers le logiciel libre.. C’est pour le moins étonnant que ce rapport n’ait jamais été mentionné jusqu’à présent ; les ministres qui se succèdent depuis 2007 semblent pourtant bien enclins dans leurs réponses aux questions écrites parlementaires à faire valoir les études préalables à l’Open Bar… Un oubli loin d’être anodin. » remarque Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques pour l’April.

Pour faire toute la lumière sur ce dossier, l’April appelle les collègues de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, secrétaire de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, à soutenir sa « proposition de résolution relative à la création d’une commission d’enquête sur les contrats cadres passés entre le ministère de la Défense et Microsoft » déposée en octobre 2017. L’April appelle également les membres de l’Assemblée nationale à se saisir de ce dossier.

Pour en savoir plus sur l’Open Bar Microsoft / Défense vous pouvez consulter notre page dédiée.

Source april.org

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Accord Microsoft/Défense, question de souveraineté nationale

Posted by CercLL sur 1 novembre 2017

 

Titre : Accord Microsoft/Défense : « une question de souveraineté nationale »
Intervenante : Madame Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice LR
Lieu : Public Sénat – Au cœur du débat
Date : Octobre 2017
Durée : 2 min 05
Visionner la vidéo
Licence de la transcription : Verbatim
NB : Transcription réalisée par nos soins.
Les positions exprimées sont celles des intervenants et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

Description

La sénatrice LR, Joëlle Garriaud-Maylam a fait part de ses inquiétudes au sujet du renouvellement d’un accord d’exclusivité entre Microsoft et le ministère des Armées.

Transcription

Sur cette question de Microsoft et de la Défense, il y a effectivement un problème. Nous, parlementaires, sommes censés contrôler l’action du gouvernement. Sur ce contrat en particulier, pour lequel des experts ont exprimé leurs doutes, nous n’avons pas d’informations ou pas d’informations suffisantes.

J’estime que c’est le devoir du gouvernement d’informer les parlementaires, parce que cela pose un certain nombre de problèmes. Cela pose aussi des questions de souveraineté numérique européenne, on en parle beaucoup actuellement.

Journaliste : Même des problèmes de fiscalité, dites-vous.

Joëlle Garriaud-Maylam : Alors pourquoi ne pas encourager les logiciels libres ? Effectivement on peut s’interroger sur la fiscalité avec un Microsoft qui est basé en Irlande.

Journaliste : En Irlande.

Joëlle Garriaud-Maylam : Donc j’espère qu’il n’y a pas d’évasion fiscale à ce niveau-là. Mais encourager les logiciels libres c’est très important, et je voudrais saluer l’action de la gendarmerie qui, malgré d’énormes pressions, a choisi Linux, un logiciel libre.

Alors pourquoi vouloir obligatoirement choisir Microsoft, alors qu’on sait qu’il y a des liens avec le NSA et que des informations ont été passées ? Je suis désolée, c’est une question de souveraineté nationale. Notre Défense est trop importante, je la soutiens bien évidemment à 100 % dans toutes ses actions, mais là j’aimerais simplement avoir des réponses.

Journaliste : Est-ce que vous estimez que la ministre des Armées, Florence Parly, fait de la rétention d’informations sur ce sujet, notamment sur la question des économies, dit-elle, qu’il y a avec cet accord, avec Microsoft.

Joëlle Garriaud-Maylam : Écoutez, moi l’accord, d’après ce que j’en sais, mais là encore je n’ai pas toutes les informations budgétaires notamment, me paraît extrêmement cher. Alors qu’on m’explique pourquoi nous faisons des économies avec ce contrat, j’aimerais le savoir, qui a été signé, bien sûr, bien avant l’arrivée de Florence Parly, qui a été renouvelé malgré les conseils des experts. Donc voilà, c’est une question qui me paraît essentielle et j’estime, encore une fois, que c’est mon devoir de parlementaire d’essayer d’obtenir toute la lumière sur ce contrat.
[La Sénatrice a déposé le 16 octobre 2017 une proposition de résolution visant à la création d’une commission d’enquête au sujet de ce contrat, NdT]

Source april.org

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Les Logiciels Libres

Posted by CercLL sur 14 octobre 2017

L’association CercLL vous donne rendez-vous pour les Logiciels Libres, avec l’ April le

21 octobre 2017 au Foyer du Peuple 50 rue Brandis 13005 Marseille à 15h00.

Les logiciels Libres représentent un enjeu majeur, autant dans la maîtrise des outils qu’on utilise au quotidien.

Quel est donc le projet de société que délimitent les logiciels Libres, et en quoi cette question est-elle fondamentale dans notre démocratie ?

C’est à ces questions que répondront Magali Garnero, Jean-Christophe Becquet (sous réserve) secrétaire et président de l’April, association que l’on ne présente plus.

Suite à ces échanges un apéro est prévu.

Entrée Libre.Tout Public.

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Collectivités, participez à l’édition 2017 du label Territoire Numérique Libre

Posted by CercLL sur 9 octobre 2017

 

Les collectivités territoriales peuvent proposer leur candidature au label Territoire Numérique Libre jusqu’au mercredi 15 novembre 2017, 23h59.

Le label « Territoire Numérique Libre » est une initiative de l’Adullact (Association des Développeurs et des Utilisateurs de Logiciels Libres pour les Administrations et les Collectivités Territoriales), destinée à mettre en valeur l’utilisation de logiciels et systèmes d’exploitation libres au sein des collectivités territoriales françaises. Son objectif est aussi de promouvoir l’utilisation des logiciels libres et des formats ouverts au sein de ces collectivités ainsi que la mise à disposition de données ouvertes.

L’April fait partie du Comité d’Orientation du label et a travaillé de concert avec d’autres acteurs ainsi qu’avec l’ADULLACT pour produire le questionnaire et le règlement de ce label.

Pour en savoir plus et pour candidater, consulter le site web du label « Territoire Numérique Libre ».

Source april.org

 

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