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Dixième anniversaire pour Darktable et sortie de la version 4.0

Posted by CercLL sur 4 juillet 2022

L’éditeur d’images RAW open-source Darktable s’offre une copieuse mise à jour avec la sortie de la version 4.0. Au menu : mappage des couleurs et de l’exposition, Filmic v6 ou encore la prise en charge d’OpenCL. Résumé des nouveautés.

Darktable 4 (crédit Darktable.fr)

Un peu plus de 10 ans après la sortie de sa toute première version stable, Darktable passe en version 4.0. Le site francophone de Darktable s’est d’ailleurs mis à la page ce week-end.

C’est quoi Darktable ?

Darktable est un logiciel open source de traitement photographique qui permet de cataloguer ses photographies numériques et d’y appliquer des corrections et effets. Il autorise également le contrôle en temps réel d’appareil photographique numérique (APN) connecté par un câble à un ordinateur.

darktable dispose de deux modes principaux, la table lumineuse et la chambre noire. darktable est livré avec plus de 50 modules de traitement d’images qui couvrent l’ensemble des besoins, depuis les opérations de base.

Darktable 4.0 : nouveautés

La version 4.0 de Dartktable sortait le 2 juillet 2022. Voici les nouveautés annoncées :

Nouveau mode « spot mapping » ajouté aux modules d’exposition et d’étalonnage des couleurs
Glossaire des couleurs dans le Global Color Picker (sélecteur de couleurs global)
Filmic version 6 avec une nouvelle science des couleurs
L’espace colorimétrique uniforme darktable 2022, un nouvel espace colorimétrique uniforme, conçu spécifiquement pour les besoins de l’algorithme de saturation du module RVB de la balance des couleurs (cette recherche a été rendue grâce au crowdfunding du développeur. Le code source (Python, C, OpenCL) de l’espace a été publié sous une licence MIT très permissive)
Reconstruction guidée du relief laplacien
Meilleure prise en charge d’OpenCL pour gérer la mémoire des GPU

Toutes les nouveautés apportées à la version 4 sont expliquées et illustrées dans cet article de blog en anglais. Vous pouvez également consulter le site francophone Darktable pour obtenir des informations complètes en français, notamment cet article de blog.

Télécharger Darktable 4.0

L’application Darktable est disponible gratuitement sur Windows, macOS X et, bien entendu, Linux. Des paquetages pour Ubuntu, openSUSE, Arch Linux, Fedora, Gentoo, Debian, Solaris et beaucoup d’autres distributions et systèmes sont directement accessibles depuis cette page.

La prochaine version, Darktable 4.2, sortira pour la fin de l’année.

Liens et documentation

Site web officiel
Téléchargement (Linux, Windows, macOS)
Darktable (communauté francophone)

Source toolinux.com

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CercLL

Posted by CercLL sur 2 juillet 2022

CercLL vacance 2022

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DigiKam 7.7 disponible

Posted by CercLL sur 28 juin 2022

L’application photo de KDE intègre désormais le support des formats JPEG-XL et AVIF/AVOM. La version 7.7 de DigiKam est sortie ce 26 juin. Voici toutes les nouveautés apportées.

C’est quoi DigiKam ?

DigiKam est une application de gestion d’images open source intégrée à KDE lancée en 2002 et distribué sous licence GNU GPL.

Elle importe et organise les photos par dossiers (albums), mais permet aussi d’apporter des retouches grâce à des greffons (plugins).

DigiKam 7.7 : quoi de neuf ?

La nouvelle version de DigiKam apporte les changements et nouveautés suivants :
Ajout du support (lecture/écriture) JpegXL et AVIF/AOM (Linux, macOS, Windows)
Suppression de libheif and libde265 au profit des bibliothèques du système
Amélioration du support Olympus OM-1
Mise à jour de KF5 en version 5.95
La version macOS passe au framework Qt 5.15.3.

On compte également 80 corrections de bugs. La liste complète des changements se trouve sur cette page.

Télécharger DigiKam

Vous pouvez télécharger gratuitement DigiKam via cette page pour les systèmes d’exploitation suivants :
Linux (des paquets sont proposés pour la plupart des grandes distributions)
Windows
macOS
FreeBSD

Source toolinux.com

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L’Europe veut promouvoir les communs numériques

Posted by CercLL sur 23 juin 2022

Wikipédia, Linux, OpenStreetMap et Open Food Facts sont cités en exemples par le rapport du groupe de travail sur les communs numériques de l’Assemblée numérique de l’Union européenne.

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Le bâtiment Berlaymont, siège de la Commission européenne à Bruxelles, en juin 2015. Photo: Fred Romero / Wikimedia Commons / CC by

L’Union européenne a réuni les 21 et 22 juin à Toulouse son Assemblée numérique. Y ont été abordés plusieurs sujets – dons de technologies numériques à l’Ukraine, transition climatique, avenir de l’Internet – et communs numériques. Le groupe de travail sur ce sujet créé en février 2022  a étudié les «possibilités de financement, de la création d’un incubateur européen pour les communs numériques, ainsi que des moyens ou d’une structure permettant de fournir des orientations et une assistance aux États membres».

« Maîtrise collective et valorisation des données »

Le groupe de travail sur les communs numériques s’est réuni lors de cette Assemblée numérique et les résultats de ces discussions sont disponibles dans un rapport publié en ligne.

En résumé:

«Les communs numériques sont des ressources numériques non rivales et non exclusives définies par une production, une gestion et une gouvernance partagées. Cette initiative vise à permettre à l’Europe de faire un pas en avant en répondant aux besoins des communs numériques afin de libérer tout leur potentiel pour l’économie, la sécurité, la résilience et la démocratie de l’Europe, conformément aux valeurs et aux principes de l’Union.»

Le communiqué de la présidence du Conseil de l’Union européenne pour une initiative européenne pour les Communs numériques déclare d’entrée:

«Wikipédia, Linux, OpenStreetMap et Open Food Facts, dont trois sont européennes, en sont des exemples particulièrement visibles. Dans de bonnes conditions, les communs numériques participent à la préservation de la maîtrise collective et la valorisation des données, et en conséquence améliorent la sécurité des outils et des innovations numériques.»

Le texte européen poursuit:

« En outre, les biens communs numériques remettent en question les stratégies de fermetures poursuivies par certains gouvernements et principaux fournisseurs de services numériques. De plus, ils fournissent des services numériques abordables et régis de manière éthique. Les communs numériques constituent un levier important pour la mise en place d’une gouvernance multilatérale».

«Dans le contexte d’un monde de plus en plus numérisé, les communs peuvent devenir un pilier de la souveraineté numérique de l’Europe.» »Le rapport (en anglais) note que «des exemples de communs numérique peuvent inclure des wikis, des bibliothèques open source, des logiciels libres et open source, et des licences open source».

Proposition: un guichet unique européen

Le site Acteurs publics consacre ce mercredi un article à ces déclarations. Il explique:

«Le groupe propose notamment de créer un guichet unique européen pour orienter les communautés vers les financements et aides publiques disponibles et de lancer un appel à projets pour “déployer rapidement une aide financière aux communs les plus stratégiques”.

Mais un coup de pouce financier ne suffit pas à garantir la viabilité à long terme d’un commun numérique. Le groupe propose donc aux Européens de s’investir plus activement, à travers une fondation européenne des communs numériques dont la gouvernance serait partagée entre les États, la Commission européenne et les communautés des communs numériques. (…)

Cette fondation européenne permettrait notamment de protéger encore plus ces communs de l’influence d’un pays étranger, comme les États-Unis ou la Chine. Un logiciel libre géré par une structure américaine comme la fondation Apache reste en effet soumis au droit extraterritorial américain et à ses éventuelles sanctions.

Dernier coup de pouce, et non des moindres, il est préconisé de faire des outils numériques développés par les administrations publiques des communs numériques par défaut, pour faire de ces communs non pas une troisième voie, mais bien la “première”. Selon l’ambassadeur pour le numérique, Henri Verdier, le secrétariat général à l’investissement public a déjà montré son intérêt pour les communs numériques, et la création du guichet unique et d’une fondation européenne semblent acquises. Tout l’enjeu, à présent, pour la France et ses alliés, est de convaincre la Commission européenne et l’ensemble des autres États membres d’allouer des moyens à la hauteur des enjeux.».

Source zdnet.fr

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Et si on parlait de Linux en France ?

Posted by CercLL sur 20 juin 2022

Que penser de la mise en avant de GNU/Linux en France ?

En parcourant les médias spécialisés comme le fait Le Site Du Manchot quotidiènnement, on s’aperçoit rapidement que les seules distributions qui trouvent grace aux « spécialistes » sont basées sur des distributions US dérivées de Debian et ses .deb. avec, en arrière plan des sociétés commerciales.

Savent-ils, ces spécialistes qu’en France, il n’existe qu’une seule ditribution produite par une association loi 1901 (statuts, comptes rendus de CA, PV d’AG disponibles en ligne) et, comble de l’incongruité, est basée sur non pas des .deb mais sur des .rpm). Oui, je sais, « si c’est français, c’est de la m…, ça ne peut pas marcher « .

Et conclusion, je souhaite que nos dirigeants, nos ministères,  les associations nationales de promotion, d’échanges, de défense du libre pensent à regarder avec un peu plus d’attention ce qui se fait ici.

Source lsdm

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Protection totale contre les cookies par défaut dans Firefox

Posted by CercLL sur 16 juin 2022

Ce 14 juin, Mozilla a activé une fonctionnalité jusqu’alors en phase d’expérimentation : la protection totale contre les cookies dans le navigateur Firefox. De quoi s’agit-il ? Quels avantages ?

Firefox déploie depuis lundi, partout dans le monde, la fonction « Total Cookie Protection« , à savoir une protection totale contre les cookies. Cette option est désormais activée par défaut pour tous les utilisateurs de Firefox, que ce soit sur Windows, macOS ou Linux.

C’est quoi la protection totale contre les cookies ?

La protection totale contre les cookies est une fonctionnalité de Firefox qui limite l’application des cookies au site où ils ont été créés, empêchant ainsi les sociétés de traçage d’utiliser ces cookies pour suivre votre navigation de site en site.

« La protection totale contre les cookies offre des protections solides contre le suivi sans affecter votre expérience de navigation« , assure Mozilla.

Comment ça marche ?

La protection totale contre les cookies fonctionne en créant une boîte à cookies distincte pour chaque site Web que vous visitez. Au lieu de permettre aux traqueurs de relier votre comportement sur plusieurs sites, ils ne voient que le comportement de chaque site. Aucun autre site web ne peut pénétrer dans la boîte à cookies qui ne lui appartient pas et découvrir ce que les cookies des autres sites web savent sur vous. « Vous êtes ainsi à l’abri des publicités envahissantes et la quantité d’informations que les entreprises recueillent sur vous est réduite« , explique Mozilla sur son blog.

Une illustration indique clairement le fonctionnement et ses avantages.

Comment activer la protection totale contre les cookies ?

Pour profiter de la protection totale contre les cookies dans Firefox, il suffit de mettre à jour votre navigateur sous Linux, macOS ou Windows. La fonction est activée par défaut. Pour l’heure, Android et iOS/iPadOS ne sont pas encore concernés.

Source toolinux.com

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10 ans déjà !

Posted by CercLL sur 13 juin 2022

Le CercLL a fêté ses 10 ans samedi dernier avec, à la clef, un sympathique repas pris avec tous les adeptes du logiciel libre et de GNU/Linux.

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Que c’est bon de se retrouver entre ami(e)s après de si longues semaines pendant lesquelles cela était impossible.

Merci aux organisateurs bénévoles, merci aux personnes du Foyer (ils/elles ont eux-memes confectionné un très bon repas et tout ce qui va avec …).

Merci à toi Christian qui tiens à bout de bras ce Gull marseillais et aux initiatives cytoyennes que tu propulses envers les personnes peu familiarisées avec notre monde connecté.

Bon vent au CercLL et, comme dit la chanson : « Rendez-vous dans 10 ans »

Source lsdm

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La version 5.1 de Tails est bien arrivée (mais en retard)

Posted by CercLL sur 7 juin 2022

Le système d’exploitation popularisé par Edward Snowden poursuit son évolution avec la sortie d’une édition corrigée de la version 5 sortie en mai dernier. La distribution Tails 5.1 a été publiée ce 4 juin, avec quelques jours de retard. Voici toutes ses nouveautés.

Le projet Tails a diffusé Tails 5.1, la dernière version de la distribution sécuritaire. C’est la 2e version à être basée sur Debian 11 (Bullseye), sortie l’été dernier.

C’est quoi, Tails ?

Tails (The Amnesic Incognito Live System) est une distribution Linux sécuritaire basée sur Debian. Elle entend préserver l’anonymat de ses utilisateurs en ne laissant aucune trace numérique sur la machine. Toutes les connexions réseau transitent via Tor ou sont bloquées.

L’OS peut être lancé via une clé USB depuis la plupart des ordinateurs (fabriqués durant la dernière décennie, Mac compris).

Comment ça marche ?

Pour utiliser Tails, vous éteignez l’ordinateur et le démarrez depuis votre clé USB Tails, à la place de Windows, macOS ou même… Linux. Quand Tails démarre, vous êtes face à une page blanche : tout ce que vous faites disparaît automatiquement lorsque vous éteignez Tails. Vous pouvez toutefois enregistrer des fichiers et certaines configurations dans un stockage persistant, mais il sera chiffré sur la clef USB

Quels logiciels dans Tails ?

Plusieurs logiciels sont inclus dans la distribution Tails :

Tor avec uBlock (navigateur sécurisé basé sur Firefox avec bloqueur de publicité)
Thunderbird (courriel chiffré)
KeePassXC (mots de passe forts)
LibreOffice
OnionShare (partage de fichier via Tor)

Tails 5.1 : les nouveautés

La version 5 de Tails publiée le 4 juin 2022 apporte un grand nombre de corrections et les dernières versions de plusieurs éléments clés :

La sortie a accusé quelques jours de retard pour attendre la publication de Tor Browser 11.0.14, dont nous vous parlions dans cet article.

Tor Browser 11.0.14
Noyau Linux 5.10.113
tor 0.4.7.7
Thunderbird 91.9

Tails 5.1 comprend de nombreuses améliorations de l’assistant de connexion à Tor, qui peut désormais corriger automatiquement l’horloge de l’ordinateur si vous choisissez de vous connecter à Tor automatiquement. Cela permet aux personnes en Asie de contourner la censure beaucoup plus facilement. Le dernier écran de l’assistant de connexion Tor indique clairement si vous êtes connecté en utilisant les ponts Tor ou non.

La prise en charge de l’impression et de la numérisation sans pilote sous Linux permet de faire fonctionner plus facilement les imprimantes et les scanners récents dans Tails.

Enfin, Kleopatra vient remplacer l’applet OpenPGP et l’utilitaire Password and Keys, également connu sous le nom de Seahorse. « L’applet OpenPGP n’était plus activement développée et il était compliqué pour nous de la conserver dans Tails« , expliquent les développeurs.

La liste des changements est disponible à cette adresse.

Quelle sera la prochaine version de Tails ?

La prochaine mise à jour sera Tails 5.2 et sortira le 28 juin 2022.

Comment installer Tails sur mon ordinateur ?

Trois options s’offrent à vous pour installer Tails : clé USB, DVD ou machine virtuelle.

Vous pouvez installer Tails en moins de 30 minutes en suivant les instructions sur cette page. Vous avez besoin pour cela d’une clé USB (8 Go min.) et allez rapatrier 1,2 GB de données depuis votre ordinateur (Linux, Windows, macOS).

Vous pouvez également graver Tails sur un support DVD ou utiliser Tails dans une machine virtuelle.

Où trouver de la documentation sur Tails ?

Une abondante documentation est disponible sur le site officiel, dont une grande partie est proposée en français.

Où trouver une clé USB avec Tor ?

Cette clé USB vendue pour 19,99€environ propose 3 distributions Linux sécurisées : Tails, Kali & BackBox Linux sur un support USB de 16 Go.

Les 3 OS peuvent être démarrés en mode Live directement depuis la clé USB, ce qui permettra de les tester ou de les utiliser sans interférer avec les fichiers sur votre ordinateur.

Source toolinux.com

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Capitole du Libre

Posted by CercLL sur 3 juin 2022

Le Capitole du Libre revient les 19 & 20 novembre à l’INP-ENSEEIHT pour une édition 2022 après deux ans d’absence!
Nous avons hâte de vous retrouver!
L’appel à participation ouvrira au début de l’été!

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Source framapiaf.org

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Nouvelle version de postmarketOS 21.12.5, le système Linux pour smartphone

Posted by CercLL sur 3 juin 2022

La version 21.12 de PostmarketOS sortie fin 2021 s’offre déjà une 5e révision, stabilisant toujours un peu plus l’ensemble. Comme toujours, cette distribution optimisée pour le mobile s’adresse principalement aux passionnés de Linux.

Le cycle v21.12 de PostmarketOS se terminera bientôt et cédera sa place à la version 22.06. L’occasion pour les développeurs de publier une 5e révision (Service Pack), contenant de nombreuses corrections (Wi-Fi par exemple) et des nouveautés, dont un bond du noyau Linux en versions 5.17.5 et 5.17.6 selon les architectures (SDM845 et MSM8996). Autre nouveauté : postmarketOS Tweaks passe en version 0.12.

C’est quoi PostmarketOS ?

PostmarketOS est un système d’exploitation libre et open-source orienté vers les smartphones. Il est développé depuis 2017 et est basé sur la distribution Alpine Linux.

Que peut-on faire avec PostmarketOS ?

Le système postmarketOS permet d’utiliser des applications Linux optimisées pour des terminaux mobiles, sans passer par une couche Android. Le projet vise à fournir un cycle de vie de dix ans pour les smartphones, avec des mises à jour régulières pour obtenir les nouvelles fonctionnalités, mais aussi pour maintenir la sécurité.

La liste des applications disponibles se trouve sur le wiki officiel : de Firefox à Chromium en passant par Geary, Spacebar pour les SMS, Telegram, GNOME Podcasts, le gestionnaire de fichiers Nemo ou encore l’application de téléphonie Plasma Dialer.

Quels sont les appareils compatibles ?

Le nombre de périphériques pris en charge est passé à 23, contre 15 dans la v21.06. Les appareils compatibles actuellement sont :

Arrow DragonBoard 410c
ASUS MeMo Pad 7
BQ Aquaris X5
Lenovo A6000
Lenovo A6010
Motorola Moto G4 Play
ODROID HC2
OnePlus 6
OnePlus 6T
PINE64 PineBook Pro
PINE64 PinePhone
PINE64 PineTab
PINE64 RockPro64
Purism Librem 5
Samsung Galaxy A3 (2015)
Samsung Galaxy A5 (2015)
Samsung Galaxy S4 Mini Value Edition
Samsung Galaxy Tab A 8.0
Samsung Galaxy Tab A 9.7
Wileyfox Swift
Xiaomi Mi Note 2
Xiaomi Pocophone F1
Xiaomi Redmi 2

Télécharger postmarketOS

Les images sont disponibles pour les téléphones et les tablettes avec les interfaces optimisées pour les mobiles Phosh, Plasma Mobile et Sxmo. Pour les autres appareils (dont les ordinateurs PineBook Pro), la distribution fonctionne avec Plasma Desktop, Gnome, Sway, Phosh et en mode Console. Tous les détails pour télécharger et installer postmarketOS se trouvent sur cette page.

Source toolinux.com

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Inkscape 1.2 vient de sortir avec tout plein de bonnes choses dedans

Posted by CercLL sur 3 juin 2022

Au menu des nouvelles fonctionnalités de ce formidable logiciel de dessin vectoriel, il y en a qu’on attendait depuis un certain temps.

Outre les nouveautés, il sera question d’extensions, des performances de la version MacOS, de quelques astuces qui pourraient être utiles, n’hésitez pas à partager les vôtres dans les commentaires, et du comment installer ou utiliser les versions AppImage et Flatpak.

Sans plus tarder, allons à la découverte.

Inkscape 1.2, dessiner en toute liberté

Un écran de démarrage, mais quel écran !

Cette nouveauté qui saute aux yeux, et comment faire autrement que de le voir est bien plus qu’un « bête et classique » écran de démarrage. En fait c’est une fonctionnalité très maligne et qui en dit long sur tout le reste. Car les changements d’interface que l’on constate sont beaucoup plus que de la cosmétique.

Donc, ce fameux, ou plutôt ces fameux écrans de démarrage. Il y a trois onglets qui vous forcent à aller dans des endroits où, souvent, on ne laisse pas traîner la souris. Chacun de ces onglets est décoré d’une illustration du concours d’écran pour Inkscape 1.2.

On peut, évidemment, décider de ne plus l’afficher au démarrage (mais ce serait un peu dommage). Les écrans, de gauche à droite, le dernier étant le premier donc celui qui s’affiche quand on ouvre Inkscape :

  • Bienvenue !, pour, pour reprendre le texte de l’illustration « s’installer confortablement » et configurer son Inkscape à sa vue, il y a, évidemment, un thème sombre, soit dit en passant,

Bienvenue dans Inkscape

  • Soutenu par vous, un onglet très futé qui nous invite à contribuer et à soutenir le logiciel en faisant, évidemment, des liens vers les pages concernées,

Comment soutenir Inskcape

  • C’est l’heure de dessiner, ce dernier onglet étant, donc, celui qui s’ouvre au démarrage, il propose soit de choisir entre des modèles (tailles) d’images en fonction de diverses catégories (pratique pour les fonds d’écran par exemple), soit de chercher un fichier existant ou d’en créer un de novo.

Il est l’heure de dessiner

Les boites de dialogues et autres barres d’outils et de commandes

Les boites de dialogue

Les boites de dialogue peuvent être flottantes, comme avant ou « amarrées », ce qui est nouveau. Un comportement qui se paramètre au niveau du menu Édition > Préférences > Interface > Fenêtres. Elles se fixent, dans ce cas à droite de la fenêtre et se comportent comme un volet que l’on peut plier et déplier. Les différentes boites étant repérables comme des onglets. Dans une boite, il peut y avoir aussi des onglets comme dans l’exemple de la boite Aligner et distribuer ci-dessous. On peut y voir trois onglets, qui vont de pair avec des fonctionnalités nouvelles dans le placement des objets : Aligner, Grille et Circulaire.

La nouvelle boite Aligner et distribuer

On peut ainsi avoir une collection de boites de dialogue ouvertes, mais quand même de la place pour travailler sur son écran (surtout s’il est petit). Et cette façon de structurer les boites de dialogue en onglets rend le travail plus agréable, notamment la gestion des calques, car il est plus facile de savoir sur quels calques sont les objets.

Gestion des calques

Le fin du fin, c’est que l’on peut aussi faire une recherche dans la boite Préférences pour trouver la fonctionnalité que l’on cherche. Il y a des gens qui ont bien, et sans doute longtemps, pensé au confort des utilisateurs et utilisatrices finaux. Il ne manque plus que les pantoufles.

Barres d’outils et autres

On peut, dans le menu des préférences de l’interface décider des icônes qui vont apparaître dans les Barres d’outils.

Les palettes se sont refait une beauté, plus pratique surtout. Quand on veut changer de palette, l’affichage de la liste donne aussi un aperçu des couleurs, ce qui peut être utile. La barre d’outils elle-même est configurable. Quasiment tout est configurable dans cette version d’Inkscape d’ailleurs. À l’usage, cela se révèle vraiment agréable.

Des palettes en beauté

On notera aussi le fait que, quand on passe, la souris sur une couleur, cela nous donne son nom et son code hexadécimal. Et c’est très pratique notamment quand on veut utiliser une fonctionnalité qui demande d’indiquer une couleur mais ne donne pas accès à la palette.

Parmi les nouveautés

C’est un choix pas forcément objectif et surtout pas exhaustif. Les notes de version (lien en anglais) sont là pour ça.

Inkscape accepte les pages multiples

C’est intéressant parce que l’on peut, de ce fait, créer des documents, notamment pour l’impression sur plus d’une page. Pour ce faire, il faut descendre tout en bas de la barre d’outils et appuyer sur l’icône de Page, qui figure deux pages ①, dessiner la page, et en définir la taille si on veut en choisissant, en haut, dans la barre d’outils contextuelle, la taille du document ②.

Faire un document multipage

On peut créer les pages vides et les remplir ensuite, ou l’inverse.

Mais aussi, et c’est peut-être ce qui risque d’intéresser le plus de monde sur LinuxFr, importer un pdf avec plusieurs pages pour pouvoir ainsi le modifier. Par exemple, pour remplir un document formulairoïde mais qui en fait n’est pas du tout un formulaire sur le plan technique, et le remplir, ou seulement ajouter un dessin de signature. Ou encore modifier, illustration à changer, faute à corriger, etc., un pdf existant. Ce qui est différent de ce que l’on peut faire avec un lecteur de pdf tel qu’Okular où on n’intervient pas directement sur le document. On peut aussi importer un pdf dans un autre pdf.

La limite de l’outil c’est qu’on n’a pas de sommaire automatique permettant de naviguer dans le pdf (on ne peut pas tout avoir).

Un document avec plusieurs pages dans Inkscape

Les marqueurs sont complètement revus et c’est cool !

Si vous aussi vous vous êtes arraché les cheveux avec les flèches qui, invariablement, étaient tournées du mauvais côté, sachez que c’est fini. Cet aspect a été repensé, avec des nouveaux marqueurs en prime. On choisit celui que l’on veut, plus visiblement qu’avant.

Inskcape 1.2, choix des marqueurs

Ensuite on configure le tout : taille, orientation, etc. et on peut voir ce que l’on fait.

Configuration du marqueur

Et voilà un beau marqueur, un nouveau introduit dans cette version, obtenu et placé sans énervement (les perruquiers vont détester Inkscape 1.2). Le corps du crayon adopte la couleur du contour, une option désactivable dans les préférences, cela dit. Et on pourra toujours donner les couleurs que l’on veut avec l’extension intégrée Modifier les chemins.

Un crayon dessinant

Un magnétisme bien attractif

Le magnétisme, dans Inkscape, est un outil qui facilite l’alignement des objets et des points et leur répartition. Avec cette version, cette fonctionnalité s’est beaucoup enrichie notamment avec une possibilité d’utiliser des options avancées. On active ces dernières dans le menu Éditions > Préférences > Interface > Barre d’outils et on coche la case Options avancées sur la ligne Barre de contrôle du mécanisme. Il ne reste plus qu’à cliquer sur la flèche en haut à droite pour afficher les options. Sur la capture d’écran ci-dessous, elles sont toutes cochées, mais ce n’est sûrement pas une bonne idée.

Les options de magnétisme dans Inkscape 1.2

Ça fait quoi ? Quand on déplace des objets ou des points, des marqueurs apparaissent qui montrent notamment les distances entre les points de référence.

Magnétisation

Plusieurs formats d’export d’images

Inkscape 1.2 peut exporter dans d’autres formats d’images que le png, à savoir : jpg, évidemment, wepb, Tiff, pdf et divers formats svg. Il est possible de paramétrer la boîte de dialogue pour qu’elle soit plus bavarde et qu’elle affiche les paramètres d’export (soit dit en passant, elle vous fait comprendre que le jpg c’est pas terrible). Indépendamment de cela, elle affiche avec précision ce que l’on est en train d’exporter, avec les dimensions et, ce qui s’avère très utile et va permettre de gagner pas mal de temps, un aperçu de l’objet à exporter. On peut même exporter en lot, ce qui génère autant de fichiers avec un nom de type « nomdufichiersvg1.png » que d’objets.

Zoom sur l’export dans Inkscape 1,2.

À savoir : si vous passez par l’export en lot pour les pdf en plusieurs pages, vous aurez autant de fichiers pdf que de pages. Pour les pdf de plusieurs pages, il faut faire un Enregistrer sous pour avoir un seul document.

Import de SVG depuis le web

Les versions pré-1.0 d’Inkscape avaient un Open Clipart Importer permettant d’importer directement une image SVG depuis l’Open Clip Art Library. Cette fonctionnalité a été retirée de la version 1.0, en raison de l’indisponibilité du site Open Clip Art après une attaque par déni de service en 2019. Le site Open Clip Art est revenu à la vie l’année suivante, et la fonctionnalité d’import dans Inkscape est réapparue sous la forme de l’extension Import Web Image, qui, avec cette version 1.2 est désormais fournie par défaut avec Inkscape.

Comme som nom le laisse supposer, cette extension n’est plus limitée à l’import depuis Open Clip Art : elle permet l’import depuis une variété de banques d’images vectorielles en ligne. Aujourd’hui, les banques disponibles sont Open Clip Art bien sûr, mais aussi Inkscape Community (une galerie pour les utilisateurs et utilisatrices d’Inkscape), Wikimedia Commons, Reactome (avant tout une base de données de réactions biochimiques, mais qui fournit aussi une banque d’image sur le thème de la biologie), et BioIcons (une autre banque d’images sur le thème de la biologie).

Pourquoi ce favoritisme apparent d’Inkscape pour la biologie ? Le principal développeur de l’extension Import Web Image, Martin Owens, a travaillé de près avec des biologistes sur plusieurs projets impliquant Inkscape. Il a donc vraisemblablement été contaminé été sensibilisé aux problèmes des biologistes, comme leur incapacité notoire à dessiner une molécule d’ADN correctement — d’où l’intérêt de pouvoir en importer une toute faite…

Lorsqu’une image est importée via Import Web Image, Inkscape affiche un court message indiquant les termes sous lesquelles l’image importée est disponible (par exemple domaine public, CC0, CC-BY, CC-BY-SA, etc.), permettant de s’assurer que l’utilisation prévue de l’image est compatible avec ces termes.

Quelques extensions d’Inkscape que vous pourriez aimer, nouvelles ou non

Que serait un logiciel libre sans extensions ? Quelques extensions, nouvelles ou pas, intégrées ou pas, scientifiques ou pas, qui nous ont tapées dans l’œil. Un choix très restreint, il y a des extensions pour des usages et des domaines très variés1. Cette nouvelle version du logiciel voit apparaître une gestion des extensions que l’on retrouve, logiquement, dans le menu Extensions. Ce menu ouvre la porte à leur gestion, comme de juste, mais aussi à la création de nouvelles extensions dans le troisième volet qui mène vers la page dédiée du site d’Inkscape.

La boite de dialogue gestion des extensions

Scientific Inkscape

Scientific Inkscape, écrite par David Burghoff de l’Université de Notre-Dame-du-Lac (Indiana), est une extension initialement conçue pour les chercheurs et chercheuses souhaitant utiliser Inkscape pour préparer des figures scientifiques avant publication. Elle fournit des outils particulièrement utiles quand on a besoin d’assembler une figure complexe, comprenant notamment des bouts de SVG générés ailleurs que dans Inkscape.

Par exemple, si vous avez déjà essayé d’importer dans Inkscape un graphe généré depuis un script Python/Matplotlib ou R, vous avez probablement remarqué que le code SVG généré par ces programmes est souvent inutilement complexe et difficilement manipulable dans Inkscape. Scientific Inkscape fournit un outil appelé Flattener qui simplifie la structure du graphe importé, rendant plus facile d’apporter de petites retouches finales au graphe dans la figure finale.

Dans la même veine, l’outil Scale plots permet de redimensionner un graphe importé sans affecter l’épaisseur des traits et la taille des textes associés (légende, valeurs numériques sur les axes, etc.). L’outil Homogenizer, lui, permet de changer d’un coup tous les textes et tous les traits contenus dans une sélection pour qu’ils utilisent tous la même police, à la même taille et avec la même épaisseur de trait — très utile sur une figure composée à partir de sources très diverses, pour s’assurer que la figure finale est cohérente sans avoir à modifier chaque sous-figure une par une.

On lira le README de l’extension pour plus de détails sur ce qu’elle permet. Pour l’essayer, on utilisera le gestionnaire d’extension d’Inkscape,Extensions > Manage extensions, et on cherchera Scientific Inkscape dans l’onglet Install packages.

Figure

Créée conjointement par Martin Owens d’Inkscape et Jérôme Mutterer de l’Institut de biologie moléculaire des plantes du CNRS, l’extension Figure permet d’automatiser la production de figures scientifiques en faisant appel à des programmes externes, auxquels on fait exécuter du code stocké au sein des propriétés d’objets SVG.

Pour l’instant, trois programmes externes sont supportés : ImageJ, un logiciel d’analyse d’images, qu’on utilisera par exemple pour appliquer un traitement sur une image de microscopie ; R, un langage de calcul, qu’on utilisera par exemple pour créer des graphiques ; et Processing, un langage de dessin générique, qu’on utilisera par exemple pour produire automatiquement des schémas.

Une présentation rapide de l’extension est disponible pour vous faire une idée de ses possibilités. Si vous voulez l’essayer, elle n’est pour l’instant pas accessible depuis le gestionnaire d’extensions ; il vous faudra la télécharger manuellement depuis le site d’Inkscape, puis utiliser le gestionnaire d’extensions pour l’installer au bon endroit. Bien sûr, il vous appartiendra aussi d’installer les programmes externes (ImageJ, R, ou Processing) que vous souhaitez utiliser via cette extension.

Ink/stitch

Ink/stitch est une extension externe à Inkscape, qui a fait l’objet d’une dépêche et même d’un lien. Comme son nom le suggère, c’est une extension dont l’objet est de faire des dessins pour les machines brodeuses, on peut appeler cela de la broderie numérique si on veut. Cela dit, on peut tout à fait utiliser Inkscape pour faire des motifs pour broderie digitale, mais là, on n’a pas besoin d’extension particulière.

Texte

Une extension intégrée qui peut permettre de gagner pas mal de temps et avec laquelle on peut réaliser un certain nombre d’effets sur le texte comme :

  • rajouter du faux texte, ce qui est utile quand on travaille sur une maquette,
  • remplacer la police, ce qui s’avère pratique quand, par exemple, on a une série d’icônes et de logos avec du texte et qu’on veut changer la police de l’ensemble dans un même fichier, c’est simple mais efficace,
  • transformer du texte en Braille qu’il suffira ensuite d’imprimer sur une imprimante dédiée, ce qui est indispensable notamment pour la signalétique.

L’extension texte dans Inkscape

Performances de la version MacOS

Les versions précédentes d’Inkscape ont beaucoup souffert d’un problème majeur sous MacOS : des performances lamentables, au point de rendre le programme difficilement utilisable. Le système à la pomme étant, pour des raisons qui échappent à l’auteur de ces lignes, très populaire parmi les graphistes, ces mauvaises performances ont eu un impact non-négligeable sur la réputation du logiciel, quelles que soient les excellentes performances dont il pouvait se prévaloir sur nos distributions GNU/Linux préférées.

Il n’y a pas une cause unique aux mauvaises performances sous MacOS, si ce n’est peut-être que le projet a longtemps manqué de développeurs et développeuses familiarisés avec ce système, comme en témoigne l’appel lancé l’année dernière. Plus généralement, c’est en fait toute la pile graphique Cairo/GTK qui a souffert d’un déficit d’attention sous MacOS, et Inkscape n’a pas été le seul logiciel libre à en faire les frais (Gimp aussi, par exemple, a été affecté).

Il y a quelques mois, une des principales causes de ces mauvaises performances a finalement été identifiée : une conversion de couleurs inopportune au moment de l’affichage. La cause profonde en est un changement de comportement de l’API Quartz (la bibliothèque graphique de MacOS) introduit avec MacOS 10.8, conduisant les applications basées sur Cairo à utiliser sans le savoir un profil de couleur différent de celui du moniteur, et obligeant in fine le système d’exploitation à convertir chaque image, pixel par pixel, avant de l’envoyer au moniteur — une opération particulièrement coûteuse. Le problème avait déjà été remarqué chez Cairo il y a cinq ans mais, faute d‘intérêt et par manque de bras, il n’avait jamais été corrigé… jusqu’à présent !

Aujourd’hui, avec cette version 1.2 compilée avec une version corrigée de Cairo, Inkscape affiche des performances tout-à-fait respectables sous MacOS.

Deux – trois astuces sur Inkscape

Quelques astuces qui pourraient vous servir, surtout, mais pas que, si vous découvrez le logiciel. Mais d’abord, un rappel sur ce qu’est le dessin vectoriel. Une image vectorielle est, grosso modo, une succession de points dont les coordonnées sont enregistrées avec leurs attributs (couleurs, relations, etc).  Là où un format matriciel comme le jpg ou le png liste tous les pixels individuels qui composent l’image, le format vectoriel décrit les opérations de dessin qui aboutissent à l’image finale (par exemple « tracer une ligne entre deux points », « tracer un arc de cercle de 30º »). Cela permet d’avoir des images faciles à modifier et que l’on peut agrandir ou rétrécir sans distorsion, puisque seules coordonnées changent, alors que, dans le cadre des images matricielles, c’est la taille du pixel qui est modifiée. C’est le format idéal de conception des icônes et autres logos. Mais il n’est pas vraiment adapté pour un rendu photo car l’image ainsi générée devient très lourde (même si c’est possible). Le format svg est un langage de balisage XML, donc, fondamentalement, du texte.

Concrètement : le dessin du manchot qui sert de support à la série d’astuces, pèse 7,7 kio, quelle que soit sa taille au format svg. En version jpg à 72 ppp, 14,4 kio (avec un rendu affreux), 23,6 en version png avec la même définition. Dans les deux derniers cas de figure, le poids va changer en fonction de la taille (dimensions + résolution). Et la photo du manchot détourée, enregistrée au format png 170 kio contre 297 pour le format svg (et là, la photo n’a pas été vectorisée).

Importer ou copier-coller des images proprement

Le rendu des images matricielles importées dans Inkscape peut être assez mauvais. Par défaut, l’option de Mise à l’échelle est Aucun. Et ce n’est pas forcément le plus adapté.

Cela se règle dans les préférences du logiciel, au niveau de l’importation d’images ou dans la boite de dialogue d’importation. Il faut indiquer « Lisse (optimisé pour la qualité) ».

Utiliser Inkscape pour les tutoriels de logiciels

Même si les logiciels de capture d’écran permettent souvent d’ajouter des flèches ou du texte, ce n’est pas terrible, on n’a pas forcément un grand choix de couleurs, et, en prime, quand on s’est trompé pour placer l’élément, il faut tout refaire.

L’idée est donc d’avoir une « bibliothèque » de flèches et pictogrammes utiles sur un seul fichier svg, qui pourra resservir pour tous les documents qu’on sera amené à créer. On peut les dessiner soi-même ou les récupérer d’internet. Ensuite, ce qui est pratique c’est réunir toutes les captures d’écran d’un même chapitre par exemple, sur un seul fichier svg, et de copier-coller les pictogrammes dessus. Comme ça d’une part on a tout sous la main, d’autre part on gagne du temps et on peut placer très finement les objets. Et, évidemment, ces éléments auront les couleurs qu’on aura choisies, en accord avec une charte graphique par exemple.

Bonus : avec cette version-ci, ce qui a été fait pour cette dépêche d’ailleurs, on peut utiliser les pages multiples pour répartir les captures d’écran. Une page pour les pictogrammes, et une par partie. C’est plutôt efficace.

Dessiner quand on ne sait pas dessiner

Inskcape a l’élégance de vous faire croire que vous savez dessiner quand c’est très loin d’être le cas. Il faut, pour cela, utiliser les courbes de Bézier (ça s’apprend assez vite quand on a compris le principe).

On glisse le modèle sur la page, on ajoute un calque et on dessine par-dessus avec la souris. Ne pas hésiter à multiplier les points ①. Ensuite, une fois les contours dessinés, on pourra toujours en supprimer, et, évidemment les déplacer, les rendre doux, etc., toutes choses qui permettent de corriger le trait ②.

Simplification des points

Par rapport aux fonctionnalités de vectorisation d’une image matricielle, on peut ne prendre qu’une partie, et, en outre, cela est susceptible de demander moins de travail dans certains cas, sans parler des couleurs.

Un manchot

Détourer ou couper une image

Dans certains cas, Inkscape vous permettra de faire un meilleur travail (plus facilement, en tout cas) qu’un logiciel de traitement d’images matricielles.

Le principe est simple, on importe l’image à découper ①, on prend un des outils de dessin du logiciel, forme, courbe de Bézier dessus ②. La, ou les formes doivent être au premier plan (on peut les combiner).

Détourer une image

On sélectionne les deux, on va sur Objet > Découpe > Définir une découpe. Et le tour est joué ③. Ce qui est découpé et qui part à la poubelle : c’est ce qui est autour de la forme.

Changer des paramètres d’un lot de fichiers svg d’un bloc

Comme c’est du xml, on peut facilement changer les couleurs ou la police de tout un ensemble de fichiers avec un éditeur de texte avec un simple « Rechercher-Remplacer ». Il faut veiller à ce que tous les fichiers concernés soient dans le même répertoire.

Pour en profiter tout de suite

Si vous ne l’avez pas ou pas encore dans votre distribution préférée (cette dépêche a été commencée alors que cette version était à peine sèche) : il existe une version AppImage à télécharger sur le site du logiciel (mais elle n’est qu’en anglais) et une version Flatpak maintenue par la communauté.

Utilisation de la version AppImage

La version AppImage est directement utilisable en exécutant le fichier téléchargé. Si votre distribution fournit le démon appimaged, l’application devrait de plus automatiquement être ajoutée aux menus de votre bureau.

Si ce n’est pas le cas, vous devriez pouvoir modifier les permissions à partir de l’explorateur de fichier (clic droit dessus avec Thunar, dans l’onglet Permissions, cocher la case Autoriser ce fichier à être exécuté comme un programme) ou en ligne de commande. Ensuite, pour démarrer l’application : un clic droit dessus puis appuyer sur Exécuter (notamment sous XFCE).

Installation de Flatpak

Installer la version Flatpak avec la commande :

flatpak install flathub org.inkscape.Inkscape

qui devrait là aussi intégrer l’application à votre bureau.

Remerciements et conclusion

Cette dépêche a été écrite à deux claviers. Gouttegd, que je remercie pour son implication, en a écrit les paragraphes sur l’import de SVG depuis le web, les extensions Scientific Inkscape et Figure, ainsi que la partie sur les performances de la version MacOS. Il a également précisé comment installer-utiliser les versions AppImage et Flatpak.

Sinon je remercie aussi Cyprien pour m’avoir, en quelque sorte forcée la main, et surtout, fait découvrir le magnétisme dans Inkscape par sa suggestion.

Et enfin, un très grand merci à toutes celles et ceux qui font d’Inkscape un logiciel aussi prévenant avec les personnes qui l’utilisent.


Source linuxfr.org

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Linux : la colorée Garuda se distingue par son esthétique et ses performances

Posted by CercLL sur 2 juin 2022

Dans notre série d’articles sur les distributions Linux, voici Garuda. Basée sur Arch Linux, elle se différencie dans la foule par une esthétique propre et des choix techniques marqués. Prise en main d’un système au style néon.

Garuda Linux est une distribution relativement jeune. Elle est apparue il y a quelques années comme rejeton d’Arch Linux et en possède les attributs de base, notamment son architecture et son aspect rolling release. Cependant, à l’instar de Manjaro, elle veut en simplifier l’utilisation, notamment l’installation qui passe par Calamares.

Comme nous allons le voir, le parti pris du système est prononcé, et pas uniquement dans son esthétique très colorée. Cette distribution est développée par des passionnés sur un rythme rapide et possède quelques très bonnes idées.

Une installation simple et sans histoire

Garauda est proposée en diverses variantes, selon l’environnement de bureau choisi. Nous avons téléchargé l’image ISO de la distribution mise en avant, utilisant KDE et nommée officiellement « KDE Dr460nized », ou simplement « KDE Dragonized ». Elle pèse environ 2,4 Go.

Des versions GNOME, Cinnamon, Xfce, MATE, LXQt-Kwin, Wayfire, Sway, i3WM et Qtile sont disponibles. Des moutures KDE Lite et KDE-Git sont également présentes. La première contient le strict minimum pour fonctionner, tandis que la seconde intègre les versions git des paquets, plus récentes donc mais également moins testées. Ces deux variantes sont fournies sans support et s’utilisent donc en connaissance de cause.

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Source nextinpact.com

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Apprendre à programmer avec Python sans détour

Posted by CercLL sur 30 mai 2022

D-BookeR annonce la parution d’un livre très didactique sur Python à destination des débutants ou développeurs occasionnels. L’ouvrage montre comment utiliser le langage dans un large panel de situations, y compris pour démarrer dans le domaine.

Ce livre a été rédigé par deux experts de Python, Laurent Berger et Pascal Guézet. Il se veut à la fois accessible et efficace, fondé sur la pratique et l’expérience de ses auteurs en matière d’enseignement du langage Python à des étudiants ou des lycéens.

L’ouvrage présente un large panel de cas d’utilisation autour de plusieurs thèmes dont manipulation de documents, l’extraction d’informations issues du Web, le calcul scientifique ou encore le deep learning et les interfaces graphiques.

Une première partie passe en revue de manière synthétique toutes les notions requises en Python pour réaliser ces exemples. Les exemples ont été réalisés et testés avec les dernières versions de Python (3.9- 3.10) et sont compatibles Windows, macOS et Linux (Raspberry).

Les codes sources sont téléchargeables par les utilisateurs.

Pour qui ?

Ce livre s’adresse en particulier aux étudiants, mais aussi aux enseignants et aux élèves de lycées en spécialité informatique. Les développeurs indépendants ou débutants y trouveront également des ressources intéressantes.

Fiche pratique

« Python sans détour » de Laurent Berger et Pascal Guézet
400 pages
ISBN 978-2-8227-1066-4 (HTML)
ISBN 978-2-8227-1068-8 (e-book)
ISBN 978-2-8227-1069-5 (papier)

Disponible à partir de 18€ sur le site de l’éditeur à cette adresse.

Source toolinux.com

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Pique-nique | Anniversaire April

Posted by CercLL sur 25 mai 2022

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Pour fêter les 25 ans de l’ association nationale de défense et de promotion des logiciels libres, retrouvons-nous le dimanche 19 juin 2022 de 12h00 à 17h00 pour un pique-nique au parc Longchamp à Marseille (entrée côté Métro 5 avenues, sur la grande pelouse après le pont, au fond).

Ramenez quelque chose à manger et boire, nous partagerons tous ensemble.

N’hésitez pas à inviter largement vos amies et amis autour de vous, le libre nous rassemble ,

L’ April a fêté ses 25 ans en 2021 (en fin d’année). L’association a été déclarée le 20 novembre 1996 à la préfecture de Bobigny, et la création a été publiée au Journal Officiel n° 51 du 18 décembre 1996.

La situation sanitaire n’a pas pas permis à l’April d’organiser une fête conséquente sur Paris (comme ce fut le cas pour les 20 ans), ni d’inviter les membres à organiser d’autres soirées en région.

Néanmoins, il est important de marquer le coup! Ainsi, un format plus adapté au contexte et qui reste très agréable par beau temps a été proposé: le pique-nique. Il a donc été proposé d’organiser des piques-niques dans différents lieux en France en juin 2022.

Cet événement est organisé par l’association CercLL et le collectif AÏOLibre

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Lancement d’une grande enquête sur l’Open Source en Europe

Posted by CercLL sur 23 mai 2022

Où en est en 2022 l’écosystème open source en Europe ? La Linux Foundation lance une grande enquête dont les conclusions seront révélées à la rentrée prochaine dans le cadre de l’Open Source Summit. Votre voix est importante.

Pour mieux comprendre la dynamique de l’open source, la division Linux Foundation Research mène une série de nouveaux projets de recherche sous l’égide du World of Open Source. Objectif : explorer l’état de l’open source, en commençant par une perspective européenne et en se concentrant sur les initiatives des gouvernements, des entreprises et des organisations à but non lucratif.

L’Europe sera le laboratoire de ces nouvelles recherches. L’idée est d’examiner les tendances à l’échelle de l’écosystème, notamment la taille et l’étendue des communautés open source dans chaque région, la motivation des contributions à l’open source, les défis de l’engagement des secteurs privé et public dans l’open source, mais aussi l’adoption des technologies open source et les meilleures pratiques.

Une grande enquête est lancée à laquelle vous êtes convié à participer. Financée par la Fondation Linux, cette recherche est menée par LF Research en collaboration avec FINOS, LF Training & Certification et LF Public Health. La Fondation souhaite récolter des données pour les études futures et servira de modèle pour les études sur l’open source menées dans d’autres régions.

L’enquête, que vous pouvez retrouver sur cette page, prend environ 10 minutes. Elle est formulée en langue anglaise. Les résultats seront partagés lors de l’Open Source Summit Europe à Dublin, en septembre prochain. Pour vous motiver, vous recevrez un coupon de réduction de 25% sur tout achat de formation et de certification du catalogue de cours de LF Training & Certification.

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