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CercLL d'Entraide et Réseau Coopératif Autour des Logiciels Libres

Mozilla se lance dans la VoIP avec Firefox Hello, et lance Firefox 33

Posted by cercll le 17 octobre 2014

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La Fondation s’est associé à Telefónica et TokBox pour lancer son service d’appels via le navigateur, sans plug-in, ni ouverture de compte. L’idée est notamment de réduire les contraintes liées aux données personnelles.

Actualité riche pour Mozilla. La Fondation vient d’abord de mettre en ligne la version définitive de Firefox 33.0 qui affiche un certain nombre de nouveautés sous le capot.

Citons l’arrivée d’un plugin OpenH264 de Cisco pour la prise en charge du codec H.264 pour le moment uniquement actif pour la fonction WebRTC (appels vidéo via le navigateur). Firefox supporte désormais l’OMTC (Off Main Thread Compositing) visant à améliorer les performances du navigateur.

Firefox améliore également la fonction de recherche suggérée dans la barre d’adresse, propose une restauration de session améliorée, la possibilité de fermer l’ensemble des onglets ouverts en un clic ou de ré-ouvrir le dernier onglet fermé, ou encore le support des connexions Proxy HTTP par HTTPS.

Sur Android, Firefox 33 supporte désormais Google Chromecast  pour diffuser des contenus sur un téléviseur.

Pas de compte, pas de plug-in

Mais la vraie nouveauté du jour, c’est Firefox Hello, un service gratuit de VoIP via le navigateur afin de concurrencer Skype notamment. L’idée est de jouer la carte de la simplicité. « De nombreux services gratuits de communication sont à la disposition des utilisateurs, mais ces derniers doivent créer un compte et partager leurs informations personnelles afin de pouvoir en bénéficier. Firefox Hello, change la donne et permet aux utilisateurs de passer outre ces pré-requis ».

Concrètement, Firefox Hello permet aux utilisateurs de Firefox de passer des appels audio et vidéo gratuitement sans télécharger de logiciels, de plug-in ou encore de créer un compte. « Il est prêt à l’emploi dès le lancement de Firefox Beta en cliquant sur l’icône de chat sous le menu de personnalisation. Hello permet de discuter avec n’importe qui disposant d’un navigateur supportant le WebRTC, tels que Firefox, Chrome et Opéra », explique la Fondation.

Le service a été développé en partenariat avec Telefónica et TokBox, il est actuellement en phase de test dans la version Beta 34 de Firefox.

Source

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Pourquoi les associations doivent faire l’effort d’utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres

Posted by cercll le 17 octobre 2014


Priorité au Logiciel Libre! Je soutiens l'April.

Laurent Costy, administrateur de l’April et co-animateur du goupre de travail Libre Association, a publié dans « Linux Pratique n°84 » une tribune intitulée « Pourquoi les associations doivent faire l’effort d’utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres ? ». La tribune est désormais disponible au format PDF et au format ODT et ci-dessous :

Pourquoi les associations doivent faire l’effort d’utiliser le plus grand nombre possible de logiciels libres ?

Quelques données sur les associations

D’une manière générale

Avant d’aborder la question du lien entre associations en France et logiciels libres, il est important de mesurer ce que représentent les associations en France pour mieux mesurer le potentiel de migration vers le libre qui existe et les clés pour le favoriser. Les quelques chiffres repris ci-après sont issus de « l’instantané »1 produit pour le mouvement associatif, qui est en quelque sorte la structure la plus importante en terme de représentation des associations en France. Ainsi, le nombre d’associations avoisinait2 en mars 2012, le nombre d’1,3 million. Il est estimé que cela représente 23 millions d’adhérents et 16 millions de bénévoles. Par ailleurs, fait important qu’il nous faut considérer pour cette tribune car influençant la manière d’approcher les associations pour les inciter à adopter plus massivement le logiciel libre : plus de 85 % d’entre elles n’ont pas de salariés. Pour les structures exclusivement bénévoles, l’approche individuelle ou grand public menée par de nombreux GULL3 sur les territoires ou par les associations nationales telle l’April4, est donc une action essentielle qui contribue à l’adoption de logiciels libres dans les associations. Enfin, pour terminer avec le panorama, on notera que :

« La multiplication très rapide des collectifs, coordinations, comités et l’explosion des réseaux sociaux qui peuvent être considérés comme des associations de fait vont très vite conduire à reconsidérer cette évaluation qui est fondée pour l’essentiel sur le nombre d’associations repérées comme telles dans les guides communaux. »5

Les associations d’éducation populaire, une classe d’associations particulière

Il existe une classe d’associations sans doute plus sensible que les autres à la migration vers les logiciels libres : les associations de jeunesse et d’éducation populaires. En effet, les valeurs que ces associations portent et défendent convergent avec celles mises en avant par les libristes. Il reste difficile de définir6 en une phrase ce qu’est l’éducation populaire7 mais les logiques de partage, la formation tout au long de la vie, l’entraide, la coopération et la capacité à rendre les citoyens acteurs, sont quelques valeurs convergentes. Le nombre de ces associations se revendiquant de l’éducation populaire serait de l’ordre de 430 000 (soit 49 % du nombre total d’associations en France) selon les chiffres communiqués par le CNAJEP8.

Pourquoi les associations doivent poursuivre leurs efforts de migration vers les logiciels libres ?

C’est une manière pour elles d’agir et de transformer, par leurs choix et leurs actions de migration, une informatique propriétaire devenue folle et imposant désormais son monopole au mépris des usagers. Que l’on soit pour ou contre les logiques de marché, l’excès est condamnable et doit être combattu : les systèmes de rentes instaurées par exemple par les licences et les antifonctionnalités qui en découlent, sont néfastes pour la libre circulation de l’information et l’émancipation du citoyen. Ceci étant, une migration, qu’elle soit partielle ou totale, demande un effort et il est systématiquement chronophage que de vouloir s’affranchir de systèmes auxquels chacun s’est habitué ! Bref, de l’énergie est nécessaire mais l’effort est aussi une valeur de l’éducation populaire !

Il y a donc une prise de conscience nécessaire, un réel besoin de considérer enfin la question de la préférence systématique aux logiciels libres comme une réelle question politique au sein des associations et éviter de reléguer cela sans cesse à une unique problématique technique. Oui, faire l’effort, à chaque fois que cela est possible pour une association, d’opter pour le logiciel libre doit être pensé, débattu et choisi au sein des instances des associations (conseils d’administration ou assemblées générales par exemple).

Pour conclure cette partie, les propos de Christophe Sarrot, repris par Nathalie Boucher-Petrovic lors des RMLL 20069 à Vandoeuvre sont éloquents et significatifs :

« Connaître, utiliser, promouvoir et développer des logiciels libres est un enjeu important pour l’éducation populaire aujourd’hui. Non pas tellement parce qu’ils sont, bien sûr, une réponse fiable, simple et économique à des besoins techniques, mais surtout parce que leur existence est due à des pratiques qui fondent l’éducation populaire et qui veulent permettre la transformation des personnes et des outils par un libre échange des savoirs, pour un mieux vivre ensemble. »

Au delà, des logiciels libres et du système d’exploitation…

La question du respect de la vie privée et de la protection des données concernent évidemment aussi votre association : respecter vos adhérents, c’est d’abord maîtriser la sécurité des données collectées et éviter qu’elles ne soient utilisées à d’autres usages que ceux prévus initialement. C’est d’autant plus important depuis les révélations d’Edward Snowden et la mise en évidence des écoutes généralisées par les gouvernements. Là encore, le logiciel libre est une voie pour tenter de mieux maîtriser ses données : soyons clairs, le logiciel libre ne pourra jamais garantir la sécurité absolue de vos systèmes. Ceci étant (au delà même de la problématique centrale de l’humain assis sur la chaise devant l’écran qui est souvent la cause des fuites de sécurité), de part sa nature ouverte, le logiciel libre permet, quant on le souhaite et avec les compétences ad’hoc, d’analyser si des défauts de sécurité existe.

Bien sûr, la question de la maîtrise technique est centrale mais est-ce à dire que chaque bénévole ou salarié d’association se doit d’être un expert informatique ? La réponse est clairement non. Sur ce point, une solution peut consister à tisser un réseau de confiance et de compétences pour pouvoir être éclairé le moment venu et faire des choix pertinents : c’est heureusement une compétence des réseaux associatifs ! En effet, les réseaux associatifs ont cette capacité à mutualiser, partager des compétences et c’est aussi un savoir faire des fédérations : il convient donc de renforcer cette compétence pour permettre une plus grande adoption des logiciels libre et une meilleure maîtrise des enjeux politique et technique de l’informatique. Un autre effort doit être fait aussi pour appréhender une culture technique minimum. La formation, en particulier celle des bénévoles, est une clé pour cela.

Oui, pour limiter les risques d’usages inopportuns des données concernant votre association ou ses membres, là encore, un effort va devoir être produit : il vous faudra limiter et diversifier l’usage de ces services pseudo-gratuits qui nous apparaissent plus rapides, plus faciles, plus séduisants. Il faut tenter de trouver un service alternatif plus respectueux des données personnels. Les communautés de développeurs de logiciels libres font chaque jour des efforts importants pour répondre à vos besoin associatifs et rendre toujours plus simple l’usage pour les utilisateurs ayant peu de compétences. On peut citer par exemple l’outil Framadate10 mis en place par Framasoft11 qui permet, sans que les donnée ne soient analysées à votre insu, de mettre en place de simples sondages (dates, consultations simples).

Encore une fois, quand tout est simplifié pour soi-disant vous faciliter la vie, le revers de la médaille est que l’on ne maîtrise plus les aspects techniques et que l’on ne distingue plus ce qui relève de la technique pure ou de dispositifs mis en place pour préserver un acquis commercial (comme le sont par exemple les DRM12). Rappelez-vous que si c’est gratuit, c’est vous le produit (profitons d’ailleurs de cette remarque pour rappeler que « libre » dans « logiciel libre » ne veut pas dire « gratuit »). Bref, faisons le pari de l’effort et défendons une éthique informatique autour du libre en cohérence avec nos valeurs associatives et celles de l’éducation populaire en particulier.

Et concrètement ?

Quand l’association décèle un nouveau besoin d’outil informatique, le réflexe doit d’abord être la recherche d’un logiciel libre répondant à ce besoin : la logithèque de logiciels libres couvrent la majeure partie des besoins des associations. Le guide des logiciels libres pour les associations13 téléchargeable sur le site libreassociation.info et produit par le groupe de travail éponyme de l’April, aborde cette question et présente des logiciels libres qui ont fait leurs preuves en milieu associatif.

Enfin, le changement se prépare et s’accompagne. Vouloir changer du jour au lendemain un logiciel privateur utilisé de longue date au sein de l’association est le meilleur moyen de générer un effet contre-productif et de voir les utilisateurs rejeter le logiciel libre : la formation et l’accompagnement des utilisateurs sera une clé de la réussite de migration partielle ou totale pour votre association.

Informations sur la tribune

Cette tribune a été écrite par Laurent Costy, administrateur de l’April et co-animateur du goupre de travail Libre Association (http://www.libreassociation.info). Elle a été publiée dans « Linux Pratique n°84 » de juillet/août 2014.

Vous êtes encouragés à utiliser, copier, diffuser et modifier ce document selon les termes d’au moins une des licences suivantes : licence Art libre (http://artlibre.org/licence/lal/) version 1.3 ou ultérieure, licence Creative Commons By Sa version 2.0 ou ultérieure (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/) et licence GNU FDL3 version 1.3 ou ultérieure (http://www.gnu.org/licenses/fdl-1.3.html).

Notes

1 Archambault Edith & Tchernonog Viviane, Repères sur les associations en France, Centre d’économie de la Sorbonne, CNRS, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, mars 2012

2 Il s’agit bien sûr d’une approximation puisqu’il reste difficile de mesurer précisément les associations qui meurent ou qui sont « en sommeil ». Cependant, ne sont pas comptées ici les associations « de fait », les collectifs, ou les communautés sur internet

3 Groupe d’utilisateurs de logiciels libres

4 Association pour la promotion et la défense des logiciels libres : http://www.april.org/

5 Archambault Edith & Tchernonog Viviane, Repères sur les associations en France, Centre d’économie de la Sorbonne, CNRS, université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, mars 2012

6 François Tétard, historienne de l’éducation populaire a écrit à ce sujet : « L’éducation populaire est par définition indéfinissable, mais c’est un ressenti partagé ! »

7 Pour en appréhender le périmètre : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ducation_populaire

8 Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire : http://www.cnajep.asso.fr/

9 Communication-RMLL-2006-Education-populaire-et-logiciels-libres-NBP.pdf

10 http://framadate.org/

11 http://www.framasoft.net/

12 Digital right managment. Pour en savoir plus : https://www.april.org/publication-april-synthese-sur-les-drm

13 guide-libre-association-version-1.0.pdf

Source April

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Le noyau Linux survivra à l’année 2038

Posted by cercll le 9 octobre 2014

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Open Source : La dernière mise à jour du noyau Linux est arrivée en début de semaine, passant le kernel de l’OS libre en version 3.17. Cette mise à jour apporte de nombreuses améliorations et corrige le bug de l’an 2038, héritier méconnu du bug de l’an 2000.

Nous n’avons pas pour habitude de faire un papier pour chaque mise à jour du kernel Linux : ce passage à la version 3.17 est la cinquième mise à jour du kernel depuis le début de l’année 2014 et celle-ci n’augure pas de changement majeur dans l’histoire de l’OS Libre. Il y a bien sur de nombreuses corrections et améliorations apportées, environ 11.000 pour être précis, mais l’un de ces correctifs en particulier mérite que l’on s’y attarde : la correction du bug de l’année 2038.

Ce problème se pose pour les systèmes qui respectent la norme POSIX d’affichage du temps aussi connu sous le nom d’heure Unix. Dans ce système, le temps est exprimé en secondes écoulées depuis le 1er janvier 1970 à minuit pile. Le principal souci de ce système, c’est que les ordinateurs 32 bits risquent de voir leur fonctionnement perturbé à compter du 19 janvier 2038 à 3h14 et 7s UTC. En effet, le chiffre stockant le décompte des secondes écoulées aura atteint son maximum possible sur les systèmes 32 bits et reviendra immédiatement à la date du 13 décembre 1901.

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Différentes solutions sont possibles mais la multiplicité des systèmes reposant sur cette norme rend le déploiement de correctifs compliqués. Pour les utilisateurs de Linux en tout cas, ce ne sera plus un problème : la version 3.17 corrige ce bug, avec une petite vingtaine d’année d’avance mais mieux vaut prévenir que patcher en urgence des milliers de systèmes lors d’une froide soirée de janvier 2038.

Mis à part ce correctif mineur, mais insolite, cette nouvelle version apporte également de nouvelles prises en charges de drivers ainsi qu’une sécurité améliorée pour les utilisateurs compilant le noyau sur des machines ARM 64 bits. Le noyau continue d’ailleurs son ouverture vers l’univers ARM avec le support de nouveaux SoC. Plein d’autres correctifs et améliorations ont été déployés et d’anciens drivers aujourd’hui obsolètes ont étés retirés. Les différentes distributions devraient naturellement se mettre à jour sous peu.

Source znet

 

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Une déclaration unilatérale des droits de l’homme numérique qui confond dangereusement données personnelles et œuvres de l’esprit

Posted by cercll le 8 octobre 2014

 


Priorité au Logiciel Libre! Je soutiens l'April.

 

 

Les associations Open Knowledge Foundation France, La Quadrature du Net, Savoirs Com1, Framasoft, Libertic, Creative Commons France, April et République Citoyenne dénoncent la tribune du Forum d’Avignon « Pour une déclaration préliminaire des droits de l’homme numérique » qui confond dangereusement données personnelles et œuvres de l’esprit.

En novembre 2013, le Forum d’Avignon avait publié un manifeste intitulé « Principes d’une déclaration universelle de l’internaute et du créateur à l’heure du numérique » dans lequel il tentait d’assimiler données personnelles et créations en créant le concept de données culturelles numériques : « Les données culturelles numériques de chaque individu lui appartiennent. Elles ont une valeur patrimoniale et morale qu’il est seul à même de négocier »

Lors de son forum du 19 septembre 2014, le Forum d’Avignon a réitéré en publiant la tribune « Pour une déclaration préliminaire des droits de l’homme numérique ». Dans le paragraphe 5 de ce texte, il tente une nouvelle fois d’associer données personnelles et créations : « Toute exploitation des données comme des créations de tout être humain suppose son consentement préalable, libre, éclairé, limité dans le temps et réversible ».

Nous précisons que le Forum d’Avignon est un think tank français qui a pour objectif d’approfondir les liens entre les mondes de la culture et de l’économie et nous dénonçons sa récupération du débat sur les données personnelles au profit de ce qu’il promeut : un renforcement du droit d’auteur.

Ainsi, l’article 5 de la Déclaration, en réclamant que « toute exploitation des données, comme des créations » fasse l’objet d’un consentement préalable de l’individu, passe sous silence la place fondamentale du domaine public ainsi que des exceptions et limitations au droit d’auteur, qui jouent un rôle essentiel dans l’équilibrage et la préservation du système.

De même, l’application du droit d’auteur aux données personnelles est une solution dangereuse qui fait reposer sur l’individu seul la responsabilité et le contrôle de l’usage des données qui permettent de l’identifier. Le Conseil d’État et le Conseil National du Numérique ont ainsi, à juste titre, mis en garde contre cette conception qui pourrait aboutir à un renforcement des discriminations et donc des inégalités en matière de protection de la vie privée. Nous ne sommes pas tous égaux face à l’exploitation de nos données et il est important que des règles communes existent.

Nous souhaitons donc rappeler qu’une donnée dite personnelle n’est pas une œuvre de l’esprit et ne devrait pas être considérée comme telle. De même, une œuvre de l’esprit n’est pas une donnée personnelle et ne devrait pas être considérée comme telle.

La protection des données personnelles est un enjeu fondamental à l’ère du numérique. Il s’équilibre avec la liberté d’expression et le droit à l’information.

Les débats associés sont complexes, et nous avons avant tout besoin de clarifications sur les termes et les notions convoquées pour permettre au plus grand nombre d’y prendre part. La déclaration unilatérale du Forum d’Avignon, grandiloquente et trompeuse, brouille au contraire les enjeux.

Signataires :

Open Knowledge Foundation France (OKF France) est un groupe local de l’Open Knowlegde, un réseau international à but non lucratif fondé en 2004 qui promeut la culture libre sous toutes ses formes. L’OKF France participe activement à des initiatives de portée internationale telles que l’Open Data Index et développe des outils numériques tels que le Calculateur du Domaine Public. Contact : contact@okfn.fr

SavoirsCom1 est un collectif qui s’intéresse aux politiques des biens communs de la connaissance. SavoirsCom1 défend les positions exprimées dans son Manifeste. Contact : savoirscom1@gmail.com

La Quadrature du Net est une organisation de défense des droits et libertés des citoyens sur Internet. À ce titre, la Quadrature du Net intervient notamment dans les débats concernant la liberté d’expression, le droit d’auteur, la régulation du secteur des télécommunications ou encore le respect de la vie privée. Contact : Philippe Aigrain, co-fondateur et conseiller stratégique pa@laquadrature.net +33 6 85 80 19 31

République Citoyenne est une association aidant les citoyens à se forger des opinions sur le Gouvernement ouvert et à les faire valoir. Contact : contact@republiquecitoyenne.fr

Framasoft, réseau d’education populaire au Libre en général et au logiciel libre en particulier.
contact@framasoft.org

LiberTIC est une association nantaise de loi 1901, indépendante et non-partisane, qui a pour objectif de promouvoir l’e-démocratie et l’ouverture des données publiques. Contact : claire.libertic@gmail.com

Creative Commons France est une organisation à but non lucratif qui a pour dessein de faciliter la diffusion et le partage des oeuvres tout en accompagnant les nouvelles pratiques de création à l’ère numérique.

April : Pionnière du logiciel libre en France, l’April, constituée de 4884 adhérents (4431 individus, 453 entreprises, associations et organisations), est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du logiciel libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l’espace francophone. Contact : contact@april.org

Source April

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Attention, une faille de sécurité dans bash vient d’être divulguée, il est recommandé de mettre à jour son système

Posted by cercll le 26 septembre 2014

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Une faille de sécurité dans bash a été divulguée le 24 septembre 2014. Celle ci permet l’exécution de code arbitraire via l’environnement.
Cette faille est très sérieuse et permet des attaques via le réseau ainsi que des élévations de privilège en local.

Pour savoir si votre machine est affectée, lancez la commande :

env x='() { :;}; echo vulnerable' bash -c "echo this is a test"

Une machine vulnérable retournera :

vulnerable
this is a test

Une machine non affectée retournera :

bash: avertissement : x: ignoring function definition attempt
bash: erreur lors de l'import de la définition de fonction pour « x »
this is a test

Un correctif de sécurité a été déployé, il suffit de mettre à jour votre système :

sudo apt-get update ; sudo apt-get upgrade

Attention, les seules versions supportées par les mises à jour de sécurité sont les suivantes :

  • 10.04 LTS (Lucid Lynx) serveur uniquement
  • 12.04 LTS (Precise Pangolin)
  • 14.04 LTS (Trusty Tahr)
  • 14.10 (Utopic Unicorn)

Cette faille n’a pas d’effet directement. Pour être exploitée elle doit être par exemple couplé à un service réseau qui utilise bash (ex. serveur web + lCGI, ssh, …) ou un exécutable local avec le bit(suid).

Détails techniques.
Pour ceux qui veulent en savoir plus, cette faille consiste en l’exploitation d’un problème du parseur de bash. Lors de la définition d’une variable il est possible d’utiliser un petit hack pour passer la définition d’une fonction shell :

VAR='() { echo plop; }' bash -c 'VAR'

Aucun code ne devrait être exécuté directement. Seules les variables et fonctions sont exportées.

Les versions de bash affectées exécutent tout code à la suite de la définition d’une fonction :

VAR='() { echo plop; }; code_malicieux' bash -c 'echo on lance un sous-shell'

Dans les versions vulnérables, le code malicieux est interprété lorsque le shell définit les variables d’environnement. Dans les version corrigées, le parseur n’interprète pas le code_malicieux.

 

Source

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Le guide du Logiciel Libre pour les TPE-PME

Posted by cercll le 23 septembre 2014

Sortis de leur carcan “geek”, les logiciels libres offrent aux entreprises une alternative aux produits propriétaires, couvrant la plupart de leurs tâches.

Pour une TPE-PME, les logiciels libres peuvent être une solution simple et économique. Si certaines solutions comportent des limites, les logiciels libres sont tout aussi efficaces que leurs équivalents propriétaires. Ils permettent de réaliser des économies : pas de licences à acheter, même si quelques fonctionnalités avancées peuvent être payantes.

Ils sont aussi plus sûrs : les codes sources des solutions propriétaires sont tenus secrets, quand les code sources des logiciels libres sont ouverts, donc sous l’œil vigilant de la “communauté du libre”.

Les OS libres

Passer par un système d’exploitation libre nécessite de s’investir, mais de nombreux tutoriels sont disponibles sur le Web, et des prestataires peuvent vous accompagner si besoin. A long terme, les OS comme OpenBSD ou Linux Mint ont de multiples avantages : gratuité, sécurité, fonctionnalités avancées. Une PME-TPE n’aura pas toujours le temps d’apprendre à les maitriser : voilà pourquoi les solutions présentées ici tournent aussi sous Windows ou Mac.

“Il faudra peut être prévoir un temps pour former les salariés, si ceux-ci utilisent des logiciels propriétaires depuis longtemps”, nous indique Philippe Scoffoni, conseiller en logiciels libres.

La Bureautique

Traitement de texte, tableurs, diaporamas : la suite bureautique Libre Office propose des outils similaires à ceux de Microsoft Office ou Apple iWork, même si certaines fonctionnalités sont moins poussées. Des alternatives existent aussi dans le domaine de la PAO et du traitement d’images. Face à InDesign ou QuarkXPress, Scribus permet de réaliser, facilement, des documents de qualité. Face à Adobe Photoshop / Illustrator, GIMP et Inkscape s’en sortent haut la main.

Surfer et communiquer

Pour surfer, Firefox est idéal. Ce navigateur ne collecte pas de données comme Google Chrome, est aussi rapide que Safari ou Internet Explorer, et permet d’utiliser une collection d’extensions très utiles.

Pour concevoir des sites web, BlueGriffon constitue une bonne alternative à Dreamweaver. Des fonctionnalités moins avancées, mais une bonne gestion du HTML5. Des systèmes de gestion de contenu ont aussi fait leurs preuves, tels que WordPress et Drupal.

Pour communiquer, une TPE-PME pourra utiliser un logiciel de messagerie libre comme Thunderbird, qui permet, avec son extension Lightning, de gérer emails et agendas. Une TPE pourra aussi avoir besoin de discuter en ligne, avec un outil de messagerie instantanée comme Pidgin. Les PME se tourneront plutôt vers une solution de communications unifiées comme XiVO, qui propose, clé en main, un service de messagerie unifiée et de téléphonie IP, et qui permet de réaliser des visio-conférences.

La gestion d’entreprise

Pour la gestion d’entreprise, des progiciels de gestion intégrée (ERP) permettent d’assurer la gestion commerciale, la gestion des ventes et la gestion de la relation client (CRM). Une TPE privilégiera Dolibarr, simple d’utilisation, quand une PME préfèrera Odoo, plus complet. En matière de comptabilité, Open Concerto comblera une TPE, quand le module dédié d’Odoo ou le moteur OpenPAIE satisferont une PME.

En matière de gestion de projets, Project Libre est l’outil idéal pour une TPE. Une PME se dirigera plutôt vers un outil collaboratif comme Redmine, qui offre des fonctions plus étendues. Et pour le commerce en ligne, des outils gratuits comme Prestashop (pour les TPE) et Drupal Commerce (pour les PME) s’avèreront aussi pratiques que les solutions propriétaires.

La sécurité

“En ce qui concerne la protection réseau, mieux vaut utiliser des UTM, qui permettent de filtrer les IP et le web”, nous explique Eric Leblond, spécialiste de la sécurité des logiciels libres. Simples à utiliser, PfSense ou SmoothWall changent un PC en pare-feu. Côté antivirus, ClamAV est un logiciel fiable et efficace.

Concernant le stockage de données, OwnCloud permettra aux PME de créer un “Cloud personnel”, garantissant une confidentialité maximale. Pour une TPE, IKeepinCloud, basé sur OwnCloud, sera plus simple à utiliser. Une PME-TPE pourra aussi utiliser GnuPG pour chiffrer ses communications, et AESCrypt pour chiffrer des documents sensibles. Un logiciel de sauvegarde comme BackupPc sera enfin très utile.

Cet article ne présente qu’une infime partie du catalogue des logiciels libres. Pour vous renseigner d’une façon plus exhaustive, Framasoft en recense plus de 1000.

Source

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Les administrations publiques doivent mettre en pratique ce qu’elles prêchent en soutenant les formats ouverts

Posted by cercll le 20 septembre 2014

L’April soutient la plateforme FixMyDocuments (Répare mes documents) dont le but est d’aider les administrations publiques européennes ayant décidé de soutenir l’ODF à mettre en œuvre leur décision. La plateforme récolte des données sur leur degré d’adhésion à cet objectif, en assurant le suivi et en faisant des signalements. Chacun peut ainsi référencer sur FixMyDocuments.eu les pages web publiques ne proposant pas les documents modifiables dans les formats ODF lorsque les administrations se sont engagées à les utiliser. Ce service à été lancé par l’Open Forum Europe [en].

De nombreuses administrations en Europe (l’exemple le plus récent étant le gouvernement du Royaume-Uni) ont décidé de passer à l’ODF pour les documents modifiables partagés avec le public. Cette initiative fort positive améliore l’interopérabilité, réduit la dépendance exclusive envers certains distributeurs logiciels et facilite la communication de chacun avec les administrations publiques. La plateforme mise en place a pour but de les aider en faisant participer le grand public.

« Les formats ouverts et le logiciel libre partagent les même buts : être au service de chacun et garantir que les utilisateurs conserveront le contrôle de leurs données, tout en assurant la pérennité de ces mêmes données. Par l’utilisation de formats fermés ou privateurs, les institutions publiques favorisent les positions dominantes de certaines entreprises. L’April encourage donc les gouvernements et les institutions publiques à passer à l’utilisation exclusive de formats ouverts pour la publication et l’échange de documents. » affirme Frédéric Couchet, délégué général de l’April.

La liste des soutiens, sur laquelle figure Neelie Kroes, ancienne vice-présidente de la Commission européenne pour l’Agenda numérique, est disponible sur le site FixMyDocuments.

Si vous ne savez pas ce que « format ouvert » signifie, vous pouvez consulter notre page dédiée.

La plateforme a été lancée le 15 septembre 2014. N’hésitez pas à l’utiliser et à signaler les pages concernées !

Source April

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La ville de Turin va passer de Windows XP à Ubuntu

Posted by cercll le 11 septembre 2014

Pour la municipalité de Turin, Windows, c’est terminé. Pour éviter de devoir renouveler son parc de 8300 PC, la ville va ainsi migrer de Windows XP vers Ubuntu. Economie attendue : 6 millions d’euros sur 5 ans.

Un changement politique à la tête de la municipalité de Munich pourrait se traduire par un incroyable retour dans le passé et l’abandon de Linux au profit de Windows. A Turin, en Italie, ce n’est pas ce scénario qui se profile.

Comme le rapporte ZDNet.com, la municipalité italienne se prépare à migrer son parc informatique, composé de 8300 PC, de Windows XP vers Ubuntu. Grâce à ce projet, elle espère ainsi économiser 300 euros par poste et 6 millions d’euros sur cinq ans.

300 euros économisés par poste 

Le parc de la ville est vieillissant et passer sur Windows 8 est donc jugé comme une mauvaise option, quand au contraire les distributions Linux s’adaptent bien à des machines matures. Officiellement, le passage sur Ubuntu a été approuvé en août. La migration s’échelonnera sur une période de 18 mois.

Le projet est cependant plus ancien encore. « Nous en discutions depuis près de deux ans » explique la conseillère municipale du Parti Démocrate, Fosca Nomis. « Le projet a été provisoirement mis de côté en raison de préoccupations économiques – il aurait été probablement trop coûteux de migrer depuis XP alors que nous avions encore des licences valides et payées en cours » précise-t-elle à ZDNet.

Les licences étant expirées, la migration vers Ubuntu a donc été réactivée. Et si l’argument économique est ce qui a pesé le plus dans cette décision de sortir de l’environnement Windows, la municipalité défend aussi son engagement à l’égard du logiciel libre, en particulier au sein de ses établissements d’enseignement.

« Turin, bien entendu, n’est pas la première ville italienne à passer sur Linux. Mais peut-être est-ce une des plus grandes à ce jour, et nous pensons qu’elle pourrait inciter d’autres villes à la suivre » commente Fosca Nomis.

Source

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Comment Suse Linux contourne le Secure Boot de Windows 8

Posted by cercll le 7 septembre 2014

Basée sur la stratégie de Fedora, cette nouvelle approche des restrictions de Windows 8 ajoute plus de flexibilité à l’ensemble.

La saga du démarrage sécurisé va bon train et, l’une après l’autre, les distributions Linux décident comment elles vont s’adapter aux restrictions programmées de Windows 8. Cette fois, c’est au tour de Suse Linux de s’exprimer sur le sujet, et ce que propose la distribution allemande ressemble à bien des égards à une approche hybride entre celle envisagée par Ubuntu et celle de Fedora. « La technologie de boot sécurisé UEFI est utile, et augmente la difficulté pour les attaquants éventuels qui tenteraient d’introduire un rootkit dans la séquence de démarrage », a expliqué mercredi Olaf Kirch, directeur du département Suse Linux Enterprise, dans un blog. « Mais en même temps, ces modalités de fonctionnement – à savoir faire confiance à un root unique – contredisent les principes du développement Open Source, dont la vocation est d’être indépendant et distribué », a-t-il poursuivi. «Une solution intelligente»

Pour ceux qui ont raté une étape, la norme UEFI (Unified Extensible Firmware Interface) de Windows 8 implique que seuls les systèmes d’exploitation avec une signature numérique appropriée peuvent démarrer. La Free Software Foundation et la Fondation Linux ont essayer de faire valoir leurs propres points de vue sur le sujet. « Cependant, il existe deux autres manières de contourner ces restrictions », a expliqué Olaf Kirch. « La première consiste à travailler avec les fournisseurs de matériel pour leur faire approuver une clef Suse qui servira à identifier le système de démarrage », a-t-il écrit. « L’autre solution est de passer par le programme de certification Windows Logo de Microsoft pour obtenir la certification du chargeur d’amorçage ou boot loader et faire en sorte que notre clef de signature soit reconnue par Windows 8 ».

Comme l’a précisé le directeur du département de Suse Linux Enterprise, l’éditeur prévoit d’utiliser le chargeur de shim (le shim étant une interface qui sert à rediriger une opération) développé à l’origine par Fedora. « C’est une solution intelligente qui évite plusieurs questions juridiques ennuyeuses, et simplifie considérablement l’étape de certification/signature », a-t-il justifié. Ce chargeur de shim chargera le boot loader GRUB 2, le vérifiera, puis chargera des noyaux signés par une clef SUSE.

Deux clefs possibles

Hier cependant, Vojtěch Pavlik, le directeur de Suse Labs, a donné plus de détails sur la question. « Nous démarrons avec une shim, basée sur la shim de Fedora, signée soit par un certificat émis par le Key Exchange Key (KEK) de Suse ou un certificat émis par Microsoft, qui correspond à un KEK disponible dans la base de données de clés UEFI inscrites dans le système », a t-il expliqué pour sa part.

En d’autres termes, il existe deux options distinctes pour le shim : soit celui signé avec la clef propre de Suse, ce qui en fait une solution similaire à l’approche d’Ubuntu, soit celui signé avec une clef fournie par Microsoft, comme c’est le cas dans la solution de Fedora.

Dans les deux cas, le shim ira vérifier que le chargeur d’amorçage GRUB 2 est valide en utilisant par défaut un certificat Suse indépendant intégré dans son code. En outre, le shim permettra également à des combinaisons de touches définies par l’utilisateur ou Machine Owners Key’s (MOK) de passer outre la valeur de la clé par défaut de Suse », a ajouté le directeur de Suse Labs.

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Ubuntu ou Mint ? Linux Ubuntu vous aide à choisir

Posted by cercll le 1 septembre 2014

Dans le dernier numéro de Linux Identity focus sur les deux distributions Linux les plus souvent utilisées dans le monde entier en leurs versions les plus actuelles

Au menu : Linux Mint 17 (nom de code Qiana) et Ubuntu 14.04 (nom de code Trusty Tahr).

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Le gong retentit, et le combat commence entre les deux grandes distributions GNU/Linux.

Dans les articles de ce magazine, vous trouverez un comparatif des deux distributions qui ont un point commun : elles seront supportées jusqu’en 2019. Alors, préférerez-vous Ubuntu et son interface Unity ? Ou votre choix se portera-t-il sur sa « fille », la LinuxMint et ses interfaces Cinnamon et Mate Desktop ? C’est à vous de vous mettre aux essais et de prendre une décision finale !

www.linuxidentity.com

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Linus Torvalds ne veut pas lâcher l’affaire

Posted by cercll le 23 août 2014

Lors de la conférence LinuxCon, le père du kernel Linux s’est exprimé sur les perspectives de développement. La montée en puissance des architectures ARM et le succès des Raspberry Pi sont au centre, mais Linus Torwald n’entend pas abandonner le marché des PC de bureau.

Si Linux est parvenu à s’imposer de façon très large dans le monde de l’informatique, il reste un secteur qui échappe encore et toujours au noyau crée par Linus Torvalds : les ordinateurs de bureau. Pourtant, ce dernier n’en démord pas : interrogé lors de la LinuxCon sur l’avenir du projet, celui-ci a répondu « Je tiens toujours à m’imposer dans le monde des PC fixes » comme le rapportent nos confrères de ZDNet.com. Une déclaration forcément accueillie avec enthousiasme par l’audience.

Mais Linus Torvalds reste prudent : « Ce n’est pas un problème lié au noyau, c’est surtout lié à l’infrastructure. Je pense que l’on y arrivera un jour ». Évasif donc. Son interlocuteur sur l’évènement a tout de même tenté de l’interroger sur le sujet et lui a demandé d’avancer une date. Linus Torvalds a cependant préféré botter en touche.

Le desktop n’est pas le seul horizon

Les distributions Linux ont largement su s’imposer dans l’informatique professionnelle (serveurs et supercalculateurs en particulier), mais n’ont jamais vraiment réussi à percer auprès du grand public. Selon les derniers chiffres de NetMarketShare, ce marché reste encore largement dominé par Windows qui s’accapare 91% des utilisateurs. Mac OS représente de son côté 7%, tandis que les différentes distributions Linux ne rassemblent qu’1,6% des utilisateurs de PC connectés.

Mais Linus Torvalds se veut réaliste et entend bien rester pertinent face au marché de l’informatique. Il a ainsi relevé l’essor des Raspberry Pi et autres modèles de nano-ordinateurs, et évoqué la possibilité d’un cœur de noyau Linux « plus petit et plus rapide ». Il a toutefois regretté que la plupart des entreprises se contentent d’utiliser d’anciennes versions de Linux pour travailler dans le monde de l’embarqué.

Linus Torvalds s’est en revanche félicité du processus de développement pour les architectures ARM, qui sont notamment à la base des Raspberry Pi. « Lorsque je m’occupais des fusions avec ARM, j’avais une profonde envie de me tirer une balle dans la tête et d’emporter avec moi plusieurs dev ARM avec moi. C’est moins douloureux aujourd’hui et la communauté ARM s’est adaptée au fonctionnement avec plusieurs mainteneurs du noyau. Les efforts se concentrent maintenant sur un tronc commun et sur l’unification du code » a-t-il expliqué.

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Mozilla fait un pas de plus vers l’ajout de la publicité dans Firefox

Posted by cercll le 23 août 2014

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Après des tests pour diffuser des vignettes sponsorisées auprès des seuls nouveaux utilisateurs, Mozilla prépare une seconde phase avec « enhanced tile ». Ce programme concernerait cette fois tous les utilisateurs de Firefox.

L’annonce de Mozilla d’ajouter des vignettes sponsorisées à l’ouverture d’un nouvel onglet dans Firefox a suscité de vives critiques au démarrage. Depuis, le climat semble s’être apaisé et Mozilla poursuit ses tests dans le domaine de la publicité au sein de son navigateur.

Après la première phase de son programme « directory tile », qui se limite à des publicités pour les nouveaux utilisateurs de Firefox, la Fondation souhaite à présent passer à une seconde étape au travers d’un nouveau programme publicitaire : « enhanced tile ».

De la pub pour tous, mais encadrée

Cette fois, l’éditeur ne se limiterait plus seulement aux nouveaux utilisateurs, mais potentiellement à l’ensemble de la base d’utilisateurs de Firefox. Il s’agirait en revanche toujours de vignettes affichées lors de l’ouverture d’un nouvel onglet. Mozilla proposerait aux éditeurs de sites figurant sur cette page – donc dans l’historique des internautes – de remplacer la vignette classique s’affichant dans le navigateur par un visuel plus « engageant ».

Pour l’éditeur, ces deux programmes, « Directory tiles et « enhanced tiles », « sont une opportunité de travailler avec les annonceurs et les éditeur de contenu pour les aider à distribuer leurs contenus » explique Darren Herman de Mozilla.

Pour Mozilla, c’est aussi l’opportunité de développer d’autres sources de revenus et ainsi d’atténuer sa très forte dépendance à l’égard de Google, éditeur de Chrome, premier navigateur en Europe, mais aussi de financer ses développements dans des domaines comme celui du mobile.

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La Fondation Linux lance un programme de certification

Posted by cercll le 22 août 2014

La Fondation Linux vient d’annoncer son premier programme de certification pour les administrateurs système et les ingénieurs.

Après des années à fournir des tutoriels, des formations et autres sessions d’encadrement, la Fondation Linux vient d’officialiser son premier programme de certification. A l’issue d’une série de tests et d’examens, deux titres seront délivrés : ceux d’Administrateur système certifié par la Fondation Linux (LFCS) et d’Ingénieur certifié par la Fondation Linux (LFCE).

La Fondation offre 1 000 examens aux membres LinuxCon et CloudOpen et un tarif préférentiel de 50 dollars aux 500 candidats suivants. Ensuite, il en coûtera 300 dollars. La Fondation indique que les détenteurs de certification recevront un symbole graphique qu’ils pourront afficher sur leur CV, leur profil LinkedIn, et plus.

Cette initiative fait suite au lancement plus tôt cette année de cours en ligne, les Linux Course, qui totalisent plus de 250 000 étudiants. “La demande en professionnels expérimentés Linux continue à croître alors que le rapport sur les emplois Linux (Linux Job Report) indique cette année que les directeurs privilégient les candidats maîtrisant Linux et payent plus pour cette compétence » peut-on lire dans le communiqué de presse. La raison ? « Puisque Linux gère aujourd’hui l’infrastructure technologique mondiale, les sociétés de toute la planète recherchent davantage de professionnels Linux. Mais la plupart des responsables des ressources humaines déclarent que trouver des employés compétents dans ce domaine est difficile ». (Eureka Presse).

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Genève : les écoles primaires sont libres

Posted by cercll le 15 août 2014

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L’informatique pédagogique des écoles primaires du canton de Genève en Suisse passe en mode libre. Deux mille ordinateurs personnels sont équipés d’une distribution GNU/Linux.

L’arrêt du support de Windows XP aura profité à Linux et aux logiciels libres dans le canton.

L’opération a consisté à installer le système d’exploitation Ubuntu établissement par établissement durant toute l’année 2013. Chaque ordinateur possède trois sessions : une pour les élèves du cycle élémentaire, une pour ceux du cycle moyen et la dernière pour les enseignants.

Le DIP démontre qu’il est « possible de s’émanciper des logiciels propriétaires et à grande échelle. Cela montre également qu’il existe, sur le marché, des alternatives crédibles aux produits de Microsoft et d’Apple. »

L’annonce complète

Source Toolinux

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Le Logiciel Libre comme levier de lutte contre l’évasion fiscale

Posted by cercll le 14 août 2014

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Présentation

Titre : Le Logiciel Libre comme levier de lutte contre l’évasion fiscale

Intervenant : Dimitri Robert

Lieu : RMLL – Montpellier

Date : Juillet 2014

Durée : 22 min

Lien vers la vidéo

Transcription

Je m’appelle Dimitri Robert et je vais vous parler d’un sujet dont on parle beaucoup, pas forcément dans le libre, mais en général, depuis deux ans on va dire, dans les médias, on en parle de temps en temps. Je vais vous parler d’évasion fiscale et je vais faire le lien avec le Logiciel Libre. Parce qu’en fait, l’évasion fiscale, on pourrait faire le lien avec plein de choses, mais ici on est aux Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, donc je vais faire le lien avec le Logiciel Libre.

Commençons.

Déjà une petite précision. En fait je vais vous montrer un peu comment ça marche l’évasion fiscale et sans forcément trop rentrer dans les détails, parce que les détails il y en a plein qui ne sont pas forcément bien connus. En général c’est un peu synonyme d’obscurité ce domaine-là, d’ailleurs il y a des bateaux qui se perdent dans le Triangle des Bermudes, c’est un peu pareil pour l’argent. Je ne maîtrise absolument pas tous les détails, mais j’en ai compris certains mécanismes. Et donc après on va essayer de voir ce qu’on peut faire avec le Logiciel Libre, enfin ce que nous, peut-être pas forcément individuellement mais ça va être plutôt collectivement. Et surtout, ceux qui ont les moyens décisionnaires de faire certains choix, pourraient faire pour le Logiciel Libre. Et puis à la fin je finirai par une petite touche plus pessimiste. Désolé, je vais vous plomber la journée !

Donc déjà une petite différence entre la fraude et l’évasion fiscale, parce qu’on parle souvent des deux. La fraude c’est illégal. C’est quand on commet des actions illégales pour éviter de payer des impôts, par exemple. L’évasion, c’est parfaitement légal, mais ça revient au même. C’est-à-dire on cache de l’argent au fisc, sauf que quand on fait de l’évasion, on le cache légalement. Tout simplement en étudiant les lois de chaque état et en voyant là où il y a certaines lois qui sont plus avantageuses. On aperçoit des paradis fiscaux, puisque c’est comme ça qu’on pourra appeler un État qui offre certaines facilités pour certains types de transactions. En fait des paradis fiscaux il y en a beaucoup. On pourrait même dire que la France en est un pour une certaine catégorie d’investisseurs, de certains pays ; par exemple ce n’est pas pour rien que le Qatar est venu investir dans l’immobilier en France. C’est parce qu’ils ont eu des facilités. Bien sûr, ça ne s’appliquera pas à une entreprise française. En fait, l’évasion fiscale ce sont certaines lois qui ont été adaptées pour faire venir des capitaux étrangers. De même qu’en Suisse, le système est plus intéressant pour les étrangers que pour les Suisses eux-mêmes.

Donc l’évasion fiscale ça consiste à avoir des conseillers financiers qui vont éplucher les lois de chaque pays et qui vont voir par où une entreprise, multinationale de préférence, c’est-à-dire implantée dans plusieurs états, peut faire transiter son argent.

Je vais vous parler un peu de Double irlandais et de Sandwich hollandais. Donc on va faire ça au niveau de l’Europe, puisque ça se passe dans deux pays européens. Je vais prendre l’exemple de Google. Mais c’est un exemple, qui est loin d’être exhaustif puisque ça peut s’appliquer à des sociétés comme Apple, comme Microsoft, comme Facebook, comme Amazon, toutes ces multinationales du numérique qui sont implantées dans plusieurs États même si elles ont leur maison mère aux États-Unis, il y a des filiales qui sont implantées dans des endroits intéressants.

Dans le cas de Google on va regarder le marché de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Afrique. Donc ça représente à peu près 88 % du chiffre d’affaires de Google hors Amérique. Tout ce marché-là va être facturé par une filiale qui est Google Ireland Limited qui a son siège en Irlande. Et donc c’est cette filiale-là qui facture pour le marché de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient. Elle a son siège en Irlande, ses employés en Irlande et elle ne détient absolument rien au niveau des droits de Google, de propriété intellectuelle. Tout ce qui concerne la propriété intellectuelle de Google est détenu par une autre filiale, Google Ireland Holdings, qui est implantée en Irlande, physiquement, mais dont le siège est aux Bermudes. Donc le Double Irish ou Double irlandais, ça consiste à exploiter une loi en Irlande qui dit que tout transfert de bénéfice lié à la propriété intellectuelle entre deux entreprises installées sur le sol irlandais, est très peu taxé. Donc Google Ireland Holdings encaisse les bénéfices liés à la propriété intellectuelle que lui verse Google Ireland Limited. Ça revient à peu près à 50 % du chiffre d’affaires, à quelques pour cents près. Du coup ça permet aussi à Google Ireland Limited de limiter ses bénéfices et du coup de payer moins d’impôts sur les bénéfices, qui déjà, ne sont pas très élevés en Irlande ; c’est de l’ordre de 12,5 %.

Je sors mes notes parce que j’ai quand même préparé quelques notes, sinon ça ne fait pas sérieux.

Pour comparaison, en France, l’impôt sur les bénéfices est de l’ordre de 33 %. Mais après, cet argent qui est transféré à la filiale dont le siège est aux Bermudes, l’argent n’est pas encore aux Bermudes, donc il faut aller le transférer aux Bermudes. Mais pour cela, Google ne peut pas le faire sortir d’Irlande directement vers les Bermudes. Il faut passer par un autre pays européen qui permet justement ce genre de transfert sans taxe. Ce sont les Pays-Bas. Donc on a Google Netherland Holdings, qui est juste une simple boîte aux lettres, il n’y a pas de salariés, et qui sert à faire sortir l’argent de l’Union européenne, tout simplement et l’envoyer aux Bermudes. Voilà, à la fin tout part par là-bas. Et comme aux Bermudes, la transparence n’est pas de mise, il n’y a plus aucune trace, à part dans les ordinateurs de Google, de ce que gagne réellement Google. Même si on peut en avoir une idée et qu’on s’aperçoit que Google, enfin les entreprises qui font de l’évasion fiscale payent en général, entre 0 et 5 % d’impôts. Voilà, en France une société paye 33 % et ces gens-là en payent un peu moins !

Donc là, ce schéma il est aussi utilisé par Microsoft, par exemple qui est aussi installée en Irlande. Microsoft ça ne part pas aux Bermudes mais ça part aux Îles Vierges britanniques. Apple aussi est installée aux Îles Vierges britanniques, ça doit être sympa là-bas ! Apple passe aussi par le Luxembourg parce qu’il y a une TVA qui est plus intéressante qu’en France, c’est une des TVA les plus basses d’Europe, le Luxembourg. Le taux le plus élevé est de 15 %. Après on a des taux intermédiaires. Enfin Apple se débrouille pour avoir un taux de 6 % !

Par contre, l’argent, une fois qu’il est aux Bermudes ou aux Îles Vierges britanniques par exemple, si la maison mère qui est aux États-Unis veut le récupérer, et bien ça se complique un petit peu, parce qu’effectivement ils doivent payer des impôts pour rentrer aux États-Unis.

C’est pour ça que je crois que c’était il y a deux ans, Apple avait besoin de liquidités, mais Apple a une trésorerie absolument énorme, mais à l’abri dans divers paradis fiscaux. Or il y a des paradis fiscaux à l’intérieur même des États-Unis : on a le Delaware, le Nevada, qui ont des lois bien propres à eux qui permettent justement ce genre de choses. Mais Apple avait besoin de liquidités et donc plutôt que de payer des impôts donc en rapatriant son argent aux États-Unis, elle a préféré contracter un emprunt. Donc quelque part Apple préfère donner de l’argent aux banques plutôt qu’à l’État.

Maintenant on va revenir un peu sur le Logiciel Libre puisque c’est quand même ça qui nous motive et surtout sur le sujet de la conférence : comment le Logiciel libre pourrait agir comme un levier sur l’évasion fiscale ?

Alors je vais vous décevoir tout de suite, je ne détiens pas la solution de lutte contre l’évasion fiscale. C’est une petite goutte qui pourrait être une plus grosse goutte, qui peut effectivement limiter un peu l’évasion fiscale en attendant qu’il y ait une vraie politique de lutte contre l’évasion fiscale.

Les avantages du Logiciel Libre, je pense que vous les connaissez ici, c’est que ça va favoriser l’emploi local. Donc si une collectivité ou une société utilise du Logiciel Libre, elle va pouvoir aussi utiliser les services d’entreprises locales qui vont faire du développement, de l’intégration, de la formation et tous les métiers que vous connaissez, en lien avec le Logiciel Libre. Et en plus, quand on fait appel à une société locale, et bien cette société locale paye ses impôts en France, elle paye ses 33 % d’impôts. Donc voilà l’intérêt pour les entreprises.

Alors j’ai parlé entraide locale, ça peut faire un peu bisounours, mais quelque part, je ne sais pas si toutes les entreprises y sont prêtes, mais se dire que finalement il vaut mieux faire appel à une société locale, se serrer un peu les coudes entre gens qui payons 33 % d’impôts sur les bénéfices, plutôt que d’aller filer de l’argent à des sociétés qui en gagnent largement assez et qui cachent leur magot dans des îles. Donc ça pourrait être un discours, même si, je vous l’accorde, ça fait peut-être un peu bisounours.

Par contre là pour les collectivités et l’État, je pense qu’il y a un vrai enjeu à insister là-dessus, c’est que les collectivités et l’État gèrent de l’argent public, notre argent. Donc moi ça me fait toujours mal au cœur quand je vois une collectivité qui investit dans des tablettes Apple pour les collégiens par exemple, alors qu’en France, on a des gens qui font des tablettes pour des écoles, pour les collèges, avec du Logiciel Libre. Donc l’idée c’est vraiment d’insister là-dessus, de dire aux élus, « Merde, regardez ce qui se passe en France, regardez ce qui se fait en France, il y a des solutions, et en plus vous créez de l’emploi local et cet emploi local va vous générer de l’impôt qui va revenir dans les caisses de l’État et des collectivités ».

Donc au niveau européen il y a effectivement un projet de changer les règles sur la TVA. C’est-à-dire qu’au lieu que ça soit la TVA du pays vendeur qui s’applique, ça soit la TVA du pays de l’acheteur. C’est-à-dire que le système d’Apple de facturer depuis le Luxembourg pour avoir une TVA à 6 %, ne va plus pouvoir s’appliquer progressivement à partir de 2015. C’est-à-dire que, quand Apple via la filiale iTunes qui est basée au Luxembourg, facture en France, ce sera la TVA française qui va s’appliquer. Ça doit se mettre en place à partir de 2015. J’avoue que je n’ai pas trop creusé le sujet mais je vous le mentionne quand même.

Là où ça se complique c’est que dans le même temps il y a un truc qui se négocie entre l’Europe et les États-Unis, qui s’appelle le Grand Marché Transatlantique, ou TAFTA, ou le Traité de partenariat pour le commerce et l’investissement, et l’idée, il y a eu une conférence avant-hier là-dessus, l’idée c’est de favoriser donc le commerce et les investissements, pour les multinationales, en mettant en place un tribunal d’arbitrage qui aura tout loisir d’attaquer État et collectivités qui nuiraient à leurs intérêts. Donc, je me pose la question, un Conseil général qui équipe ses collèges d’ordinateurs avec du Logiciel Libre, de tablettes avec du Logiciel Libre, quelle serait l’action possible de Microsoft, là-dedans, dans le cadre du Grand Marché Transatlantique. Effectivement Microsoft aurait tout loisir d’attaquer le Conseil général en question, pour concurrence déloyale avec du Logiciel Libre. Donc là je pense qu’il y a aussi un vrai danger pour les entreprises qui en France développent, déploient du Logiciel Libre, avec ce truc-là.

De même que d’éventuelles lois qui chercheraient à restreindre l’évasion fiscale, évidemment. Puisque ça nuit aux investissements et aux bénéfices potentiels de ces multinationales.

J’ai oublié un truc que je voulais dire, ça va peut-être me revenir après. Sinon le temps tourne et je vous propose peut-être de passer aux questions, remarques, idées. Oui !

Public : inaudible

Dimitri Robert : Un exemple, alors je ne sais pas si on a le droit de faire de la publicité ici. Il se trouve qu’il était là, ici, aux Rencontres Mondiales, je pensais à RyXéo, qui est basé à Bordeaux. Donc effectivement qui développe une distribution basée sur Ubuntu pour tablettes numériques, des tablettes d’ailleurs qui sont fabriquées en France.

Et oui, du coup, j’ai oublié de répéter de la question. On me demandait, il y aura la question après, ce n’est pas grave, on me demandait s’il y avait un exemple concret de tablettes numériques avec du Logiciel Libre vendues en France. Donc, oui effectivement il y a RyXéo. Pour l’instant ce sont les seuls que je connaisse. Il y en a peut-être d’autres. Peut-être qu’il y en aura d’autres. RyXéo oui. C’est souhaitable. D’ailleurs, c’est un peu le sens de ma conférence, c’est aussi dire aux collectivités et à l’État de soutenir ce genre d’initiatives par du marché public adapté qui favorise le Logiciel libre. Oui !

Public : inaudible.

Dimitri Robert : Donc voilà une précision. C’est que les acteurs de marchés publics ont le droit d’utiliser l’article 14 issu du Grenelle de l’environnement pour inclure des critères sociaux, environnementaux. D’ailleurs ça se fait il me semble.

Public : inaudible.

Dimitri Robert : Tout à fait. L’article 1 du Grenelle de l’environnement précise qu’on est obligé de faire du développement durable, donc développement durable ce n’est pas que environnement, c’est aussi de l’emploi local. Pardon, l’article 1 du code des marchés publics.

Public : inaudible.

Dimitri Robert : D’accord. Donc précision sur la TVA. Sur l’application du fait que ce soit la TVA du pays acheteur qui s’applique, c’est bien lancé puisqu’au Luxembourg ils vont monter le taux maximum de TVA, donc de 15 à 17 %, en prévision du manque à gagner qui sera induit par ce changement.

Est-ce qu’il y a d’autres questions, remarques ? Oui !

Public : inaudible.

Dimitri Robert : Donc, il y a eu comme outil juridique, il y a eu une jurisprudence. On a le droit d’imposer du libre dans un marché public, du fait que chacun est avec son code source et je ne sais pas si je résume bien ce que tu as dit. C’est moins bien dit ! Voilà. Personne n’est avantagé, aucun des candidats possibles n’est avantagé, il y a vraiment une libre concurrence. Je pense qu’il faut conclure. Vas-y !

Public : inaudible.

Dimitri Robert : Effectivement les États-Unis organisent de temps en temps des tax break holiday, c’est-à-dire des fenêtres dans le temps qui permettent de rapatrier, à moindre coût, de la trésorerie qui serait planquée dans un paradis fiscal. Il y a des périodes pendant lesquelles c’est moins imposé.

Je vous remercie.

Applaudissements.

Source April

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